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 JayJae • Sweet Guys Are An Endangered Species

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Dim 7 Jan - 20:39
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SWEET GUYS ARE AN ENDANGERED SPECIES


C'était l'un de ces rares matins où Jae Hyun se levait aux aurores. Un comble lorsque l'on sait à quel point le petit brun est amoureux de son lit en général et de son sommeil en particulier. Mais depuis quelques semaines, depuis que sa vie avait basculé, Morphée semblait l'avoir oublié et il passait nombre de nuits à contempler le plafond et à se poser des milliers de questions. Souvent, il restait là à se morfondre et à se refaire le film dans sa tête mais ce matin, il avait besoin de prendre l'air et de se changer les idées. Il faisait encore noir sur Séoul mais peu importe, le temps qu'il se prépare, le soleil allait commencer à pointer le bout de son nez. Il adorait ça les levers du soleil sur la capitale, quand l'astre lumineux s'élevait petit à petit au delà des montagnes qui entouraient la ville. Ça faisait toujours de superbes photos et il comptait bien en profiter ce matin. Après une douche rapide et savoir lequel de ses appareils photos allait l'accompagner pour cette virée, il griffonna quelques mots sur un post-it qu’il colla sur la porte de la chambre située à côté de la sienne, à l'attention de son meilleur ami Yoon : « Parti prendre des photos, on se retrouve à la fac, bro ».
Jae Hyun dévala les escaliers de la résidence universitaire à toute vitesse. Il allait devoir se dépêcher s'il voulait être là au moment pile où le soleil allait éclairer Séoul de ses premiers rayons. Ayant toujours vécu dans la capitale sud-coréenne, il était comme un poisson dans l’eau lorsqu’il s’agissait de devoir prendre les transports en commun. Un métro et deux lignes de bus plus tard, voilà qu’il se trouvait à l’extrémité nord de la ville, dans un coin qu’il affectionnait particulièrement. Séoul savait se montrer particulièrement bruyante mais il y avait encore quelques joyaux, comme celui-ci, où le silence régnait en maître. Sortant son précieux appareil photo de son sac à dos, Jae Hyun sourit face au paysage qui se montrait à lui. Il était arrivé pile à temps pour prendre ses précieux clichés. Le ciel, teinté d’une faible lueur orangée gagnait en intensité seconde après seconde, et le joli brun ne manqua pas l’instant où le soleil apparut enfin derrière la montagne.

Assis au fond du bus, Jae Hyun regardait une par une les centaines de photos qu’il venait de prendre. Elles étaient toutes plus magnifiques les unes que les autres et aucune n’allait avoir besoin de retouche. « Prochain arrêt : Gangnam Station. » Le jeune étudiant releva la tête, scrutant ce qui se passait au delà de la vitre. Il était déjà arrivé en centre ville ? Il n’avait même pas vu le temps passer ! Comme d’habitude, à cette heure-ci, Gangnam était bondé, c’était un cortège de bus, de taxis et de voitures qui se suivaient cul à cul, non sans un florilège de klaxons. Alors qu’il regardait une foule compacte de piétons en train de traverser, une idée traversa l’esprit de Jae Hyun : après le calme qu’il venait de vivre tôt ce matin, et s’il prenait maintenant des photos de son contraire ? Rien de plus dépaysant que de prendre des photos dans la folie de Gangnam après la quiétude des montagnes. Sans réfléchir une seconde de plus, il appuya sur le bouton d’arrêt du bus. Quelques instants plus tard, passant la bandoulière de son appareil photo autour de son cou, Jae Hyun quitta la chaleur du bus pour se retrouver parmi les rafales froides qui s’engouffraient dans l’avenue immense. Gangnam, ce n’était pas trop sa tasse de thé, il n’y trainait que rarement et encore moins quand c’était l’heure de pointe, là où tous les gens pressés des bureaux marchaient à vive allure pour se rendre dans les gratte-ciels des centres financiers avoisinants. Le joli brun remonta la fermeture éclair de son manteau avant de marcher quelques mètres. Depuis le bus, il avait été attiré par cette foule qui s’amassait sur le trottoir, prête à envahir le passage piéton gigantesque dès que le signal le leur permettrait. C’était une artère immense, peut-être même l’une des plus grandes de Séoul. D’ailleurs, il n’arrivait même pas à voir où se terminait le passage piéton tellement c’était noir de monde ce matin. Lorsque le petit bonhomme passa au vert, Jae Hyun avait déjà le doigt sur le bouton de son appareil photo, mitraillant la foule qui s’engageait sur le passage. C’était une vague de gens en costumes ou en tailleurs qui se croisait sans même se regarder. Malgré les rayons du soleil qui inondaient la ville ce matin, l’ambiance était glaciale. Aucun rire, aucun cri d’enfant, seulement une masse compacte d’adultes dont on n’entendait que les pas qui martelaient le béton…
Il était en train de prendre de bonnes photos, il le savait, il aimait cette dualité dans son travail ce matin, d’avoir pu photographier une ambiance et son contraire. Déjà, il était impatient de pouvoir se rendre à la fac et contempler ses photos sur son ordinateur. Encore quelques clichés et il devrait malheureusement partir. Pour lui aussi l’heure tournait et il devrait bientôt reprendre le bus si jamais il ne voulait pas être en retard pour sa première heure de cours de la journée. Son doigt mitraillait encore et encore pour les dernières secondes qu’il allait passer ici mais tout à coup, son index n’exerça plus aucune pression, se relevant légèrement. L’oeil concentré sur son objectif, Jae Hyun plissa légèrement les paupières. Est-ce qu’il avait bien vu ? Il baissa lentement son appareil photo et se concentra sur le passage piéton devant lui. Une horde de coréens aux cheveux bruns et aux costumes bien taillés continuait à déferler sous ses yeux mais il lui semblait avoir vu… autre chose dans son objectif à l’instant même… Il se mit sur la pointe des pieds histoire de gagner quelques centimètres, apercevant enfin ce qu’il avait vu subrepticement au travers de son appareil photo. Une chevelure blonde. Autant vous dire que c’était quelque chose qui vous frappait à l’oeil dans ce nuage de têtes brunes… Une chevelure blonde, courte, au style soigné. Il ne voyait la personne que de dos mais déjà, Jae Hyun ne voyait plus que lui. Immobile à la moitié du passage piéton, sur la partie sécurisée, il semblait attendre que le bonhomme passe au vert pour finir sa traversée.
Cet homme détonnait dans le paysage et pas seulement à cause de sa chevelure. Lorsque le signal passa au vert, Jae Hyun le regarda commencer à traverser, doublé de toute part par la foule pressée qui ne faisait même pas attention à lui. Deux mains vinrent à la rencontre du métal, faisant tourner les roues de sa chaise roulante. Maintenant que la foule l’avait entièrement dépassé, Jae Hyun avaient enfin vue uniquement sur lui. Saisi par le contraste de la scène complètement surréaliste, il ne tarda pas à reprendre son appareil photo entre ses mains. Il lui fallait absolument photographier cette scène, son instinct lui criait de la prendre en photo ! Cet homme qui traversait seul, en fauteuil roulant, la foule de Gangnam. Sa chevelure blonde contre ces têtes brunes. Son style décontracté contre le style austère des financiers. Son handicap contre leur jambes valides. Jae Hyun savait que c’était LA photo à prendre, une qui allait avoir du sens, qui allait raconter quelque chose.
Alors il mitrailla la scène jusqu’à ce que le jeune blond fendit la foule qui arrivait face à lui et jusqu’à ce que Jae Hyun ne puisse plus le voir. Il regarda immédiatement les photos qu’il venait de prendre, les passant à toute vitesse devant son regard d’expert, agrandissant certaines, les plus réussies, afin de voir s’il allait pouvoir en tirer quelque chose.
Mais lorsque le regard de Jae Hyun regarda à nouveau au loin, comme si son instinct lui avait ordonné de le faire pour voir si cet homme avait rejoint l’autre côté du trottoir, ses yeux s’arrondirent en le voyant seul au milieu du passage piéton, luttant avec l’une de ses roues, comme si quelque chose s’y était coincé. Les quelques retardataires passaient à côté de lui dans l’indifférence la plus totale ou alors en lui jetant un coup d’oeil par dessus l’épaule une fois qu’ils l’avaient dépassé, le laissant dans sa galère. C’était durant des instants comme ça que Jae Hyun avait honte du comportement aussi égoïste des Séoulites qui préféraient faire comme s’ils n’avaient rien vu plutôt que de « perdre » leur temps à aider quelqu’un dans le besoin.
Le jeune brun remit la bandoulière de son appareil photo une nouvelle fois autour de sa nuque et regarda des deux côtés du passage piéton avant de s’y engager, à vive allure. Ses pas de course le menèrent rapidement à la moitié du passage piéton, là où c’était sécurisé. Il n’était plus qu’à quelques mètres derrière cet homme, désespérément seul. Le signal sonore retentit, indiquant que le bonhomme pour le passage piéton allait bientôt passer au rouge et que les voitures pourraient bientôt s’engager. Merde !! Il n’allait pas le laisser comme ça, en plein milieu du passage, c’était plus que dangereux ! Surtout qu’il savait que les automobilistes allaient se comporter comme les piétons et qu’au lieu d’aider cet homme, ils allaient tous vouloir le contourner et le klaxonner méchamment. Malgré la dangerosité de la situation, Jae Hyun n’écouta que son instinct de saint-bernard (Yoon avait l’habitude de lui dire qu’il était parfois bien trop gentil) et ses jambes l’emmenèrent à la vitesse de l’éclair vers le jeune blond. A peine arrivé à côté de lui, il lui dégagea prestement sa main de sa roue, afin de voir ce qui coinçait. C’était une sorte de fil, peut-être un lacet qui s’était enroulé dans les câbles et qui le bloquait totalement. Les doigts du brun dégagèrent le noeud qui s’était formé. « Ok, on reste pas là…! » dit-il en se relevant tout à coup et en poussant le fauteuil roulant vers le trottoir, qui, en cet instant, semblait à des années lumières. Les voitures commençaient à s’engager sur l’artère et certaines les klaxonnaient déjà. « Mais qu’ils sont cons… » maugréa Jae Hyun dans sa moustache, persuadé que ces automobilistes les avaient vus lutter quelques secondes plus tôt sur le passage piéton. Ça ne les empêchait pas de leur demander de dégager fissa le passage… Arrivés enfin à bon port, Jae Hyun lâcha les poignées du fauteuil roulant et posa ses mains sur ses genoux, reprenant sa respiration. Il allait s’en souvenir de ce petit sprint matinal.
Quelques instants plus tard, son regard se releva, croisant pour la première fois celui de l’homme à qu’il venait d’apporter son aide. Des yeux d’une couleur noire le fixaient et Jae Hyun resta silencieux quelques secondes. « Tout va bien ? » finit-il par lui demander alors que déjà une foule de businessmen les encerclait pour traverser la route. Il s’agenouilla face à l’homme, regardant si tout allait bien. Qui sait ? Peut-être s’était-il blessé en manipulant la roue de son fauteuil. Mais tout ce que Jae Hyun vit en regardant les mains du blond, ce n’était ni coupure, ni sang. Seulement des tatouages. Tatouages qu’il semblait avoir en nombre parce qu’il distinguait des ailes sur sa nuque également. « On a fait une traversée digne d’un film d’action, non ? » s’amusa Jae Hyun en se mettant à sourire. Ça aurait pu mal se passer mais tout s’était bien terminé.

A moins que tout cela ne soit, en fait, que le commencement…






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Lun 8 Jan - 18:00
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SWEET GUYS ARE AN ENDANGERED SPECIES

Tenue- Comme à ton habitude, tu t’es fais une coupe qui accompagne ton humeur du moment. Tu aurais pu demander à ton chauffeur de te conduire jusqu’à ton entreprise, mais aujourd’hui, tu avais plutôt rendez-vous à Gangnam pour faire affaire avec des commerçants. Il fallait bien que tu promeuves ta marque Black Jack. Tu la portes à longueur de temps sur toi, mais en même temps, sans vouloir te vanter, tu aimes ce que tu fais, ce n’est pas un crime. Tu as décidé de travailler sur des robes en papier pour les fêtes.. Tu as une montagne de travail qui t’attend et de nuits blanches qui vont s’accumuler avec le temps, mais cela ne t’effraie point. Au contraire, tu es plutôt heureux. Cela te permet de ne pas réfléchir sur ta vie actuelle qui te plait. Certes, tu es évité comme la peste dans la rue quand les gens te voient. Ils ne savent pas qui tu es, ne te portent aucune importance. Ton existence même, ne vaut pas plus que celle d’une fourmi à leurs yeux. Ce monde n’est pas fait pour les faibles, personnes comme toi, ne sont pas acceptées par la populace. Plus encore ceux qui réussissent alors que la majorité d’entre-eux, échouent lamentablement. Ils s’écrasent, font de la lèche quand cela devient nécessaire, parce que la puissance et la richesse sont les deux principaux moteurs de chaque homme. Pour aujourd’hui, tu décides de te mêler encore plus à la foule, personne ne propose son aide quand tu as du mal avec le trottoir ou même, pour atteindre la trame de métro. Il t’arrive parfois, comme aujourd’hui de montrer sans aucune honte, que tu es capable de te rendre d’un quartier à un autre par tes propres moyens. Tu n’es pas que la moitié d’un homme, même condamné à rester coincé dans cette prison en ferraille. Dans cette chaise manuelle ou bien dans l’autre, tu es tout à fait capable de faire comme « eux ». Tu n’as pas besoin de la pitié des gens, en réalité, tu repais ça. Ils peuvent se la garder leur gentillesse et hypocrisie bon marché. On ne t’achètes pas. La vie, tu la connais, tu en as vécu des vertes et des pas mûres. Tu as appris à ne jamais te laisser regarder de haut et surtout, à te laisser faire. Souffrir d’un handicap, ne signifie pas être dénué de bon sens ou alors, d’être un flan, de servir de punching ball ou de défouloir voir faire valoir pour ces hommes et femmes d’affaires qui savent marcher sur les deux jambes. Evidemment, tu fais une abstraction totale des regards sur toi, la bête de foire que tu es, ne va pas perdre son sang froid pour si peu, bien que ne sois pas effrayé de montrer ton majeur à une dame du troisième, voir quatrième âge parce qu’elle critiquait ta tenue ou plutôt les tatouages visibles à tous sur quelques uns de tes doigts et mains. La voir outrée et rougir de cette façon, te pousse à ricaner. Pourquoi, est-ce qu’il devrait se courber devant les personnes âgées qui n’ont aucun respect pour toi ? Au moins, tu viens de démontrer aux spectateurs dans le métro que tu n’es pas un pauvre agneau comme pourrait le laisser croire ta condition. Ton sac entre tes deux cuisses, tu es là et regardes les arrêts en levant les yeux vers le plafonnier du moyen de transport. Comme tous les matins, même si c’était aux aurores, la « locomotive » se remplit, les différentes fragrances de chacun se mélange et ce la te fait relever les arrêtes nasales. Tu n’hésites pas à te pincer ces dernières à l’aide de ton index et ton pouce. Certains qui te bousculent, sentent la transpiration. Raison pour laquelle, tu portes toujours sur toi des lingettes. Tu ne supportes pas ce peu d’espace respirable. Tu ne t’en caches pas et pour ceux à qui cela en déplaisent, tu leur offres un magnifique f*ck avec un sourire provocateur et fier.

Tu arrives finalement à l’arrêt de Gangnam et, à l’aide de tes mains, tu pousses les roues en avant poussant et forçant le passage des personnes de la caste normale. Qu’est-ce que la normalité de toute façon ? Tu ne sais plus… Pour toi chacun a un talent, est utile à la société, pas un est en dessous de l’autre parce qu’il n’est pas en pleine possession de ses moyens.

Tu te mélanges de nouveau à la masse. Les Coréens à la chevelure ébène ne te calculent pas ou si, mais agissent comme si tu étais un obstacle sur leur chemin. Tu avances à ton allure, utilisant l’ascenseur pour monter à l’étage et pouvoir regagner la surface sans être étouffé par la horde de travailleurs sociaux ou non. Comme à ton habitude, tu avances à ton rythme. En même temps, tes bras ne peuvent pas aller plus vite que des jambes en bonne santé. Combien d’années est que tu te traines dans cette chaise ? Tu ne comptes plus.. Tu as perdu une année à cause de ton coma, la belle au bois dormant que tu fus, a dû survivre et fuir de ce pays pour se reconstruire. Le monde était pareil ailleurs. Tu as dénoté devant toutes ce petit monde « capable ». Tu as reçu des coups, mais tu en as rendu aussi, au sens figuré, comme au sens propre du terme. Au final, tu es là, prêt à affronter ce grand carrefour où vous êtes des centaines, des milliers même à traverser. Heureusement qu’il y a plusieurs « abris » sur le chemin afin que la circulation reste fluide et que tu ne te fasses pas écraser. Tu avais mal aux poignets et aux mains à force de pousser par la seule force de tes muscles supérieurs . Tu jettes un rapide coup d’oeil à ta montre pour te rendre compte que tu es en avance. Au moins, tu montreras que tu es un patron et une personne professionnelle en arrivant à l’avance et non en retard à cause de tes problèmes personnels.

Malgré le froid hivernal, tu souris devant l’étendue de la route. Tu adorais passer à côté des cafés ou des différentes vitrines dont les décorations de Noël ne sont plus. Tu sors de tes pensées quand la figure du bonhomme vert s’ébruite pour avertir qu’ils peuvent y aller sans danger. Le danger est de partout, les séoulites jettent tout ce qui passe dans leurs doigts une fois qu’ils l’ont terminé. Il en est de même là. Déjà que c’est difficile pour toi d’avancer à cause des légères bosses du bitume qui se répercutent sur tes roues et par conséquent, sur la force que tu devais mettre pour la poussée. Tes bras, sont le moteur de ce « véhicule » qui sort de l’ordinaire. Tu arrives à passer la première partie, mais il en reste trois. Tu attends, mais, cette fois, tu seras le premier à traverser aux côtés d’hommes et de femmes qui étaient scotchées ou l’oreille accrochée à leurs portables. Tu leur jettes quelques regards en biais, et te rends comptes que certains fuient ton regard.. Cela t’amuses qu’ils soient incapables d’affronter ton regard. Finalement, quand, la sonnerie résonne à nouveau, que les passages piétons clignotent pour les malentendants ou les malvoyants comme au Japon pour qu’ils soient mis au courant que le passage est libre, tu avances en essayant d’atteindre rapidement l’autre côté, mais, malheureusement, une de tes roues se coince avec un fil plastifié jeté encore par l’être humain. Tu tentes tant bien que mal, au milieu de ce pan de passage libre aux piétons pour un temps déterminé d’avancer. Tu te penches sur le côté et plusieurs fois tu te sens partir légèrement en arrière ou bien trop en avant, quand l’un des pneus se décolle du goudron noir. Tu pestes dans ta barbe, mais essaie de garder ton calme alors, que tu peux déjà entendre le ronronnement des moteurs… Tu fronces les sourcils en essayant d’attendre le coupable de ton surplace. Tu sursautes légèrement quand tu sens une présence, des mains inconnues qui poussent les tiennes. Tu allais rouspéter, lui dire que tu pouvais quand même te débrouiller, mais en même temps, tu lui étais reconnaissant qu’il soit venu à ton aide. C’était dangereux et malgré tout, il était en train de risquer sa vie pour un inconnu comme toi. Peut-être que tout n’était pas perdu pour la raison humaine. Tu gardes le silence, souris doucement en attendant ses jurons, une fois que vous arriviez à bon port et en toute sécurité. Tu te mis tordre un peu ton cou pour mieux détailler les traits fins du facies de ton sauveur d’aujourd’hui. Il était vraiment beau. Tout à fait à ton goût et en plus, il semblait ne pas avoir sa langue dans sa poche. Tu poses ton coudes sur un des accoudoirs de ton fauteuil, cette course folle, où ta vie a frôlé la limite du rasoir t’avait drôlement amusé. Tu es étonné mais, ne bouge pas quand le bel adonis te demandes si tout vas bien, ton sourire amusé devrait le rassurer, mais avant même que tu ne répondes, le voilà s’accroupissant et le laisse te manipuler, surtout aux mains pour le rassurer. Il était vraiment adorable et drôle en même temps. Il fallait qu’il possède un brin de folie pour avoir risquer sa vie pour toi il y a encore quelques secondes. Tu finis quand même par lui demander, devinant sa surprise et parce que tu ne peux t’empêcher de taquiner, même si tu étais en mauvaise posture, il n’y a pas deux minutes.


« Est-ce que ce que tu vois, te plait ? Je vais bien. Merci, d’être venu à mon secours.»

Tu lui fis un clin d’oeil, et tu ne peux t’empêcher de pouffer à son commentaire, faisant retourner quelques passants au passage, mais c’était ton cadet des soucis.


«Rien de tel qu’un peu d’aventure et rencontre pour commencer la journée. Je ne pensais pas qu’il y avait encore quelqu’un d’assez fou dans ce pays, pour se risquer à me sauver les miches. Thank you !»

Tu parles peut-être un peu cru, mais en même temps, tu étais dans la rue et il venait de te sauver vraiment. Alors, le vouvoiement n’était vraiment pas de mise. Un sourire en coin, un regard onyx amusé et brillant tu continues sur ta lancée :

« Et toi, comment vas tu ? Il semblerait que vous ne soyez pas très sportif. Puis-je t’inviter ou du moins payer une boisson chaude à celui qui m’a sauvé ?»

Après tout, il était peut-être pressé, tu n’en sais rien et tu ne souhaitais pas le déranger davantage, mais ce serait triste de se quitter comme ça non ? Au moins, faire juste un petit bout de chemin ensemble, serait la bienvenue. Ton regard s’accroche au sien quand tu lui présentes ta main en guise de salutation pour ne plus le lâcher, attiré par son regard noir chocolat.

« Jayden… Tu peux me surnommer Jay. Enchanté. Et puis-je connaître le prénom de mon prince ?»




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Dim 14 Jan - 22:00
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Ah la Corée… Il avait beau adorer son pays, il y avait néanmoins des moments où il aurait bien voulu revendre son passeport ou alors demander la nationalité d’un autre état. Le Japon par exemple. C’était tellement bien le Japon, du moins d’après ce qu’il en lisait dans ses manga ou dans les séries tv qu’il regardait. Il adorait le pays du soleil levant au point de comprendre des phrases prononcées en japonais sans difficulté. Il appréciait surtout le respect que les japonais avaient : pour la nature, pour leurs anciens. Ils savaient se montrer beaucoup plus tolérants que les coréens dans la quasi majorité des domaines. Même si les coréens continuaient de respecter (et heureusement !) leurs anciens, ce n’était pas le même son de cloche dès qu’il s’agissait de personnes différentes. Non, le Coréen avait cette fâcheuse tendance à ignorer et critiquer celui qui ne lui ressemblait pas.
Rien qu’au premier regard, Jae Hyun savait que c’était une chose que le blond face à lui devait connaître par coeur : l’indifférence de ses semblables. Pour preuve, l’attitude de la foule envers lui il y a quelques secondes à peine. Personne, à part le jeune étudiant, n’avait pris la peine de l’aider alors que la situation était plus que dangereuse. Les coréens… Ces êtres narcissiques et nombrilistes qui préfèrent filmer des situations alarmantes plutôt que d’aider leur prochain. Heureusement pour le blondinet que sa route ait croisé celle de Jae Hyun. Il n’avait pas le slip rouge de Superman, et encore moins sa cape, mais il pourrait se vanter ce soir auprès de ses amis d’avoir joué au super-héros aujourd’hui et sauvé quelqu’un. Continuant son rôle de sauveur jusqu’au bout, Jae Hyun s’était agenouillé devant l’homme pour vérifier qu’il n’avait rien.

« Est-ce que ce que tu vois, te plait ? » Jae Hyun releva tout à coup la tête, croisant le regard de l’inconnu. « Hein ? » fit-il, désarçonné par la question qu’il venait de lui poser. Il répéta quelques fois la question dans son esprit, en espérant comprendre le sens et au bout de la troisième ou quatrième fois, il se mit à pouffer de rire. Il était en train de le draguer là ou quoi ? Amusé, Jae Hyun cacha son sourire derrière sa main. Depuis toujours, tout le monde lui disait qu’il avait un sourire à croquer mais lui, il trouvait que son sourire était bizarre, surtout ces plis qui remontaient du coin de ses lèvres. Alors depuis quelques années, il avait cette fâcheuse manie à se cacher dès qu’il se mettait à rire ou sourire.
Il se releva, passant une main sur le genou qu’il venait de poser à terre afin de le débarrasser des saletés que le bitume avait laissées sur son jean.

« Je vais bien. Merci, d’être venu à mon secours. » Dommage qu’il était étudiant en photo et pas en journalisme, sinon il aurait pu dire qu’il était le Clark Kent coréen…! « Tant mieux si tu vas bien… Et de rien. » fit Jae, d'un ton sincère, en tutoyant l’inconnu. Il n’avait aucune idée de l’âge qu’il pouvait avoir, il était peut-être plus vieux que lui, mais des rencontres de la sorte, alors qu’ils étaient passés à 2 doigts de mourir (comment ça il exagère ?), ça vous faisait tisser rapidement des liens alors le vouvoiement n’était pas de mise. Mais même s’ils avaient tous les deux opté pour le langage familier, Jae Hyun fut à nouveau surpris en voyant le blond appuyer la fin de sa phrase par un clin d’oeil. L’homme ne semblait pas du tout choqué par la scène qu’il venait de vivre (ou alors il le cachait très bien) et pour la deuxième fois en à peine trente petites secondes, Jae Hyun se demanda s’il était en train de le draguer. Il faut dire qu’à part ses deux meilleurs amis, il n’avait pas trop l’habitude de parler à d’autres mecs et, pour lui, faire un clin d’oeil à quelqu’un, c’était un geste plutôt osé, surtout quand on connaissait à peine la personne. Raaaah, voilà qu’il se mettait à penser comme sûrement les 99% des personnes présentes sur ce fichu trottoir. Il n’était pas un mec coincé d’esprit pourtant Jae Hyun, alors hors de question d’avoir les mêmes pensées rétrogrades qu’eux. Le blond était beaucoup moins réservé que n’importe qui, c’était tout. Il n’allait pas en faire un fromage, clin d’oeil ou pas. Et puis, au final, même si ça le décontenançait, ça l’amusait beaucoup Jae. C’était rafraichissant de se dire que des gens comme cet inconnu pouvaient exister en Corée. Même si les photos qu’il avait prises allaient parfaitement rendre ce contraste, ses premiers mots avec le blond dénotaient aussi. D’ailleurs Jae voyait bien les gens en train de les dévisager alors qu’ils écoutaient leur conversation sur le bord de ce trottoir, attendant que le signal passe au vert. Jae se remit à sourire, conscient que ce n’était pas tous les jours qu’on faisait une telle rencontre. Le blondinet semblait être un personnage haut en couleurs et Gangnam avait bien besoin de gens plus comme lui.
Ah s’il avait su en se levant ce matin qu’il allait faire une telle rencontre dans le quartier le plus friqué et coincé de tout Séoul, il ne l’aurait sûrement jamais cru. Fou ? Peut-être qu’il l’avait été oui, pour s’élancer ainsi à toute vitesse sur ce passage piéton noir de monde pour lui filer un coup de main. L’adrénaline ne lui avait pas fait prendre conscience de la dangerosité de la situation et c’était maintenant qu’ils étaient au calme et à l’abri que Jae s’en rendait compte. Sa mère n’aurait pas été très contente de le voir prendre de tels risques et traverser sans même regarder si un véhicule arriver vers lui. Il n’avait écouté que son instinct de Saint-Bernard et de Superman. Et tout s’était bien passé. C’était bien là le principal.
« Puis-je t’inviter ou du moins payer une boisson chaude à celui qui m’a sauvé ? » Mécaniquement, il retrousse sa manche pour laisser apparaître le cadran de sa montre. Il aurait déjà dû quitter Gangnam depuis des minutes. S’il partait maintenant, c’était certain qu’il allait être en retard pour son premier cours. Il grimaça en pensant au prof qui donnait ce premier cours de la journée, c’était le vieux Mr Lee, celui qui balançait ses craies sur les étudiants qui avaient le malheur de s’endormir en amphi et qui refusait le droit d’entrer en classe à ceux qui arrivaient en retard. Alors attendre une heure dans la fac après le prochain cours ou passer l’heure suivante bien au chaud à siroter une boisson chaude, il ne fallut pas longtemps à Jae Hyun pour prendre sa décision. « J’ai un peu de temps devant moi… Alors je dirais pas non à un chocolat chaud…! » Ce n’était pas son genre d’aller « boire un verre » avec un inconnu mais il faut croire que cette journée se déroulait sous le signe de l’impulsion. Jamais il n’aurait cru ce matin partir aux aurores pour prendre des photos à l’autre bout de la ville…. et encore moins aller dans un pub avec un mec qu’il connaissait à peine. Mais à quoi bon lutter contre cette petite voix dans sa tête qui lui disait de foncer ? Ça lui avait plutôt bien réussi ce matin (ses photos du lever de soleil étaient magnifiques, sans compter celles du blond en train de traverser la foule de Gangnam) alors pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ? Vu comment c’était parti entre les deux, Jae Hyun sentait que cette petite pause au café allait amener également son lot de surprises.

« Jayden… » fit le blond en lui tendant la main. Jayden... Ca ne sonnait en rien coréen mais ça ne surprenait pas Jae Hyun, en fait, ça correspondait bien au personnage. Le brun tendit également la sienne et serra les doigts du blond contre les siens. « Tu peux me surnommer Jay. Enchanté. Et puis-je connaître le prénom de mon prince ? » Il sourit avant d’enlever doucement sa main de la sienne. « Jae Hyun. Tu peux m’appeler Jae aussi. » rajoute-t-il, rieur. C’était marrant qu’ils aient tous les deux le même diminutif. A croire qu’ils étaient faits pour se rencontrer. Soudain le rire du joli brun s’arrête alors que revient dans sa ligne de mire le tatouage que Jayden arbore à son cou. « Ce sont des ailes d’ange ? » demande le jeune étudiant en désignant la peau de la nuque du blond et en se rapprochant de lui. Son cerveau se met alors à réfléchir à la vitesse de la lumière, sa main se porte au niveau de son thorax, là où pend son appareil photo. Tout se met en place comme un puzzle et il est même prêt à effacer toutes les photos qu’il a prises ce matin si le blond face à lui est prêt à accepter ce qu’il va oser lui demander. « Dis, hmm… Je suis étudiant en photographie… Et…» Il en perd presque ses mots et ce n’est qu’en entendant le bip du passage piéton se mettre à sonner qu’il se décide à lui poser la question qui lui brûle les lèvres. « Tu me laisserais prendre une photo de toi ? De dos. J’viens d’avoir une vision de la meilleure photo du siècle. Pitié, laisse-moi te prendre en photo…! » Il entendait les bips continuer et la foule qui les dépassait de toute part. Tout ce que Jae Hyun avait en tête en cet instant, c’était la vision de cette photo, de Jayden en train de braver une nouvelle fois la foule aux commandes de son fauteuil roulant, de ce plan sur son tatouage dans la nuque, ces ailes d’ange déployées, symbole de liberté, tout un contraste par rapport à sa condition physique, par rapport à la foule. Cette photo allait parler d’elle-même et Jae Hyun n’avait jamais été autant excité à l’idée de prendre une photo. Ça faisait pourtant une dizaine d’années qu’il en faisait et jamais il n’avait eu l’occasion de faire une photo qui puisse avoir autant de significations… Si Jayden acceptait, c’est sûr, c’était Jae qui payerait la tournée de boissons chaudes au bar.






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Lun 15 Jan - 15:47
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SWEET GUYS ARE AN ENDANGERED SPECIES

Tenue-   Ah la Corée.. Quel magnifique qu’aussi bien hypocrite. Des faux c*ls comme on en fait plus. Ils joues les prudes, les timides, mais ils sont tous portés sur le sexe. On dit bien qu’un chien est un chien, donc autant être claire. Ils portent un masque derrière cette politesse qui le rend malade, mais la réalité derrière est tout aussi moche. Les personnes comme lui ? Elles peuvent agoniser au bord de la route, il n’y en a pas un qui ira lui prêter main-forte, s’intéresse à son sort, excepté assister à sa fin éminente. Un sujet de distraction pour leur vie régie par le boulot quasi toute la journée ou bien parce que leurs vies sont misérables, alors voir un spectacle de cirque, ce qu’il représente, c’est toujours mieux pour ricaner, leur faire sentir un peu mieux dans leurs chaussettes, parce que contrairement à lui, ils avaient la pleine possession de leurs deux jambes. Il se demande encore pourquoi, il est revenu sur cette terre hostile.. Ah oui, c’est vrai.. Il voulait retrouver ses trois ex ! Oui ses ex best friends qui étaient au nombre de 2 et son ex tout simplement. Il souhaitait leur montrer que leur abandon n’a fait que le rendre plus fort, plus rancunier aussi. Oh, il était peut-être devenu à moitié homme, il possédait un égo, une fierté et un charisme à toutes épreuves. Il pouvait se montrer pire que EL DIABLO en personne. Ses employés, il les menait à la baguette. Au bout de trois erreurs, si ils ne suivaient pas le rythme, il les viraient. Il les payaient pour que la boutique marche, raison pour laquelle, il allait aussi à la recherche de nouveaux trésors en personne sur le terrain. Après tout, il voulait casser cette image de groupes bien trop esthétiques selon « lui ». Pas besoin de de promouvoir une image « mignonne » qui lui donne la gerbe alors que derrière les caméras, que plus rien ne tourne, les membres se détestent, possèdent un véritable caractère de chien !

Autant que ses célébrités se montrent les plus honnêtes possibles pour bousculer toutes ces bonnes habitudes de ce bon vieux pays qui se camoufle derrière des sourires. Des sourires qu’il a envie de leur arracher, particulièrement aujourd’hui. Il était coincé, est-ce que quelqu’un aurait prit quelques secondes pour le sortir de cette mort qui pourrait arriver à tout moment maintenant ? Le temps était compté, les voitures n’attendront pas sagement, l’impatience des automobilistes.. Une autre caractéristique qu’il haïssait chez ce peuple. Finalement, jurant dans sa tête, il fut surpris qu’un jeune inconnu, un autre fou.. Un fou comme il les appréciait, prend les devants et le pousse. Il avait l’impression d’être dans une de ces ses attractions à sensations fortes et qu’est-ce qu’il aimait ça !! Il aurait presque pu rire de la situation, car l’adrénaline de l’action, de la dangerosité de la situation le rendait totalement euphorique. Rien de tel qu’avoir sa vie sur le fil pour lui faire apprécier davantage sa vie. Il n’eut pas le temps de parler, que son Superman ou Spiderman de la journée s’agenouille pour inspecter ses mains et jambes peut-être. Il s’amuse à l’observer et ne manque pas cette petite lumière de curiosité dans ses yeux quand il se rendit compte de ses tatouages sur l’une de ses mains. Amusé, il l’asticote, un peu en lui faisant du rentre dedans, mais ce qu’il voyait de ce garçon, de ce jeune homme, lui plait. Hétéro ou non, il s’en fiche. De plus, il semblerait qu’il ne le prenne pas si mal. Il acquiesce un peu à ses paroles et garde l’esquisse d’un sourire en coin quand ce dernier lui répond en le tutoyant. Finalement, aujourd’hui, il avait la preuve que la Corée possède encore des petites perles rares dans cette fourmilière bondée. Il le remercie avec un clin d’oeil, il est taquin et puis, il aime bien secouer un peu le feuillage pour savoir ce qu’il va en tomber. Peut-être même, que la récolte risque d’être très bonne. En tout cas, il ne faisait pas fuir l’inconnu même si, il était chagriné par le fait qu’il ne sache pas son prénom. Du moins, pas encore, il espérait le connaître très prochainement. Qui sait, peut-être que son profil est sur le nouveau site Seoulmates ? Il ne demanderait pas, il ira le chercher ou bien, peut-être que c’est ce dernier qui viendra à lui, si il arrive à lui laisser une forte impression. De toute façon, Jay était entier. On l’aime ou on le déteste. Il sait et il en joue que sa franchise, son naturel peut déranger les plus coincer. C’est rare qu’il soit poli déjà, il n’aime pas l’espace, le mur que cela créer entre deux personnes. Bien qu’au travail, celui qui ose lui manquer de respect, se fait incendier, mais la vie professionnelle et privée sont deux choses totalement distinctes dans son esprit. Ce qui n’est pas le cas de la grande majorité et leur étroitesse d’esprit. Au moins, il semble avoir rencontré un jeune coréen qui ne rougit pas malgré le fait qu’il l’ait vu quelque peu décontenancé par ses propos. Il met cela plus sur la surprise même si, il est persuadé qu’il a sûrement une vie assez tranquille.. Finalement, autant fondre totalement l’iceberg et l’inviter à boire une boisson chaude. Ils n’allaient pas rester planter au milieu de cette foule dont ils étaient les deux « stars du moment ».

Personne ne s’approche d’eux, pour leur demander si cela allait. C’était mieux ainsi pour l’Américain dans l’âme. Car, il n’aurait pas supporté cette pitié, ni même cette fausseté plaquée sur leurs faciès. Il se lance, il est prêt à se prendre un uppercut imagé. En même temps, ce n’est pas cela qui va l’empêcher de continuer à vivre, il a déjà encaissé bien plus. Il est vrai toutefois, qu’il serait déçu de ne pas passer un peu plus de temps en sa compagnie, tâter le terrain pour connaître un peu son beau. Quelque chose en lui se dégageait en plus de son charme physique.. Il sourit à la réponse de ce dernier, et juste pour l’embêter encore un peu, prenant le risque qu’il prenne ses jambes à son cou à force il lui demande :

«Pourquoi tant d’hésitations ? Est-ce que mon Superman aurait peur d’un homme comme moi ? Je suis un homme inoffensif vraiment ~~»

Il place une main sur son coeur avant de pouffer doucement devant son expression. Finalement, il décide de se présenter et de lui tendre la main pour que son interlocuteur la prenne. Jae Hyun ?

«Jae Hyun hein ? Je ne risque pas de l’oublier ne t’en fais pas ! Oh et dire que je voulais te surnommer Jaja Man ou Suicide Man comme ton nom de super-héros !!»

Son rire s’extirpe à nouveau de ses lippes, se foutant de contrarier la bulle de concentration dont les hommes et femmes de Gangnam semblent s’être enfermés. Il les distrait ? S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à se déplacer, s’éloigner d’eux. Il commence doucement à mettre ses mains sur ses roues pour les pousser. Finalement, même s’il ne croyait pas en ces c*nneries de destin et autres, puisque pour le blond, le destin c’était l’homme qui le faisait, qui trace son propre chemin, il se peut que les rencontres soient bel et bien l’oeuvre d’une puissance supérieure. Il croit en quelque chose, mais en un dieu ou autre. Disons juste qu’il y a une instance là-haut dans son esprit qui s’ennuie mortellement et qui pour briser sa routine, a décidé de jouer le marionnettiste de l’enfer ou bien du paradis en manipulant les pauvres marionnettes de ces pauvres êtres vivants qu’ils étaient tous. Il arque un sourcil et s’arrête net à la question de son « invité ». Oh ce tatouage dans sa nuque. Il est vrai que celui-ci est difficile à dissimuler et, il ne fournissait pas de grands efforts à le faire, bien au contraire même.

«Aux dernières nouvelles, je crois que mon tatoueur m’a certifié que cela en était bien pourquoi ? Tu n’en as jamais vu ? Ou alors, tu veux qu’on se retrouve dans un coin tous les deux, à l’abri des regards et je t’en montrerais d’autres tout aussi intéressants ~~»

Une blague et proposition des plus grivoises sussuré un ton accrocheur et légèrement perverti avant de casser le tout en se mettant à rire, le visage tourné en direction du ciel. Les jeunes d’aujourd’hui étaient vraiment crédules. C’est ce trait de personnalité qui lui donnait toujours plus envie de les rouler dans la farine ou du moins, de les taquiner. Il trouvait cela adorable sans se moquer. Il se tût rapidement quand Jae reprit la parole.. Il hésitait ? Il se tourne lentement et un peu difficilement avec son fauteuil pour faire face à cet étudiant et l’observe de son regard perçant, le regard curieux et intéressé, un sourire en coin en prime.

«Puisque tu m’as sauvé la vie, je peux bien répondre à une de tes demandes Jaja man ≈ Alors dis moi.. Qu’est-ce que tu veux demander à la princesse Jayden que je suis ? Quand on veut quelque chose mec, il ne faut jamais hésiter ! Bon par contre, j’avoue je suis contre les demandes en mariage dès le premier rendez-vous !»

Il lui offrit un clin d’oeil, espérant vraiment décoincer ce petit et surtout le mettre à l’aise. Il n’avait pas besoin de faire des manières. Pas après qu’il l’a aidé. Il ne s’en serait sûrement pas sortit, mais de toute façon, Jayden vivait le jour au jour. Il aurait très bien pris sa mort aujourd’hui. Tous les hommes finissent par se transformer en poussière. Certains plus tôt que d’autres, mais c’est sûrement parce que c’était son moment ou bien, qu’ils auront été trop lâches pour vivre jusqu’au bout. Chacun était libre de ses actes, de vivre comme il l’entendait aussi. Il en avait déjà bien assez avec ses propres m*rdes. Pas besoin qu’il s’occupe de celles des autres. En attendant, s’il lui avait sortit cela, c’était pour voir s’il était totalement homophobe, s’il avait une chance d’avoir peut-être un peu plus ou bien, qu’il garde ses mains loin de ce corps qu’il soupçonne être bien construit, mais l’heure n’était pas de penser ou d’essayer de deviner les muscles de sa ceinture abdominale ou non.

«Oooh juste ça ? Il n’y a pas de soucis, c’est ok ! Tu veux que je commences à traverser la rue et je t’attends ainsi de l’autre côté ? Les étudiants de nous jours, je ne pensais pas qu’ils étaient aussi timides pour demander quelque chose !»

Il y avait une subtile allusion sexuelle, mais il ne dit rien de plus, se place bien droit, afin que son cou dépasse bien le dossier de son fauteuil afin de faciliter la prise pour l’étudiant. Il était sûrement plus jeune que lui, mais au moins, il était rassuré qu’il n’était pas un jeune lycéen. Qu’il ne venait pas de jeter son « dévolu » sur un bébé. De cette façon, il décide d’avancer. Se rapproche du trottoir et attend le bip bip et que le bonhomme de vienne vert pour commencer sa nouvelle avancée sur un pan d'asphalte goudronneux qui était plus court que celui où il avait risqué sa vie. Les gens s’écartent et lui donnent d’être un peu comme le messi, Moïse même tout en sentant le regard précis comme le faucon de sa nouvelle connaissance. Il le sentait dans sa nuque et cela lui en donnerait presque la chaire de poule d’être ainsi observé avec un regard autant appuyé. Finalement, sans accrocs, il atteint le trottoir en tout sécurité et se retourne vers le brun.

«Est-ce que c’est suffisant pour sa Seigneurie de la photographie ? »

Il se courbe un peu, en jouant le rôle d’un valet et, l’attendit quelques minutes jusqu’à ce qu’il le rejoigne. De là, il adresse un café où il peut entrer sans trop de problèmes, les établissements respectant la norme pour les personnes en fauteuils roulants n’étaient pas aussi nombreux qu’on pourrait le penser dans la capitale, même s’ils s’y mettaient afin d’éviter une amende salée et de perdre des clients. Il y entra avec un peu de difficulté à cause de la porte. L’endroit était chaleureux.. L’ambiance cozzy et il n’y avait pas encore trop de monde. Il se dirige vers le fond et invite son ami à faire de même après qu’une serveuse et enlever une chaise pour qu’il puisse être confortable avec son fauteuil. Serveuse à qui il gratifia un magnifique sourire aguicheur qui fit rosir les bajoues de la jeune femme. Après avoir pouffé brièvement, il se retourne vers Jae.

«C’est cool, il n’y a pas trop de monde aujourd’hui. Tu voudras autre chose avec ta boisson chaude ? Ne joues pas les timides avec moi, tu as la vingtaine passée non ? D’ailleurs, Jae il faudra que tu me montres tes photos.. Tu dois être vraiment doué non ? »



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JayJae • Sweet Guys Are An Endangered Species

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