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Rang Rabbit

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Rang Rabbit

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Im Uj Syan
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Dim 7 Oct - 23:15
riskin'help

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La pénombre dans des gradins improvisés, en hauteur. Des gens qui gueulent. D'autres qui sont silencieux, leur fric en danger. Certains sont là juste pour le plaisir, mais chacun s'est faufilé en sachant ce qui s'y passe, sans pour autant en parler. Accord passé avec les gardes ou non, ils savent se taire sinon leur plaisir s'évaporera avec ceux qui saignent pour eux plus bas dans la zone de combat illégale. Uj Syan vient d'y entrer. Il n'y est plus inconnu de quiconque ici bas. On le sait bon. Dix ans qu'il foule ces sols dégueulasses, ses semaines de godasses usées par les précédents combats, comme porte bonheur poussiéreux de kick bien placés qui ont permis de renflouer autrefois les dettes de son père, non terminées... il mourra peut-être avant tenir son engagement à sa mère: qu'elles puissent vivre libres sans avoir peur à chaque fois qu'elles sortent que le drame d'il y a dix ans ne se reproduise.

Les paris se font bruyants. Le phénomène en face de lui n'est pas un petit morceau. Encore un putain de vietnamien qui s'est dopé au manioc survitaminé ou il ne sait quoi d'autres ou dont la même a été baisé par un gros russe. En tout cas, les deux mètres et les cent kilos, il les fait... Bel enfoiré créé des mains de Dieu... il doit fumé sec des fois celui là là haut. Il a enchainé une semaine entière de taf et quatre combats durant, et ce soir, lui. Il connait ses limites. N'importe qui aurait refusé ce combat. Déclarer forfait. Pas lui. Et c'est pour ça qu'il plait. Insipide, il fixe l'immense morceau en face de lui. Merde. Il va souffrir, il le sait. Un rictus en coin pour lui-même. Pour sa mère et ses sœurs. Un signe de croix, il embrasse sa chaîne sans médaillon. Gong. Tout va vite. Les deux sont lourds de base, puissants, expérimentés. Uj a néanmoins plus de pratique, de techniques et l'autre est dans la force brute et le poids. Il vole dans un mur. Se relève, pisse de l'arcade. La douleur lui irradie la tête, tout est flou. Il encaisse un uppercut et roule au sol. Rupture mentale. Uj est réveillé ça y est et sur le visage de certains parieurs, des sourires naissent. Uj crache au sol en se relevant et tout s'accélère. Des giclées de sang tâchent les premiers du rang qui s'essuient sans plus de choc. Ils aiment ça s'ils sont au premier rang. Le gros s'écrase au sol. Une fois. Deux dois. Uj à son tour. Il se rattrape plus souvent, mais il aura bien plus de bleus et les coupures sur son corps s’enchaînent. Ils commencent tous les deux à avoir du mal. Boitement. Titubement. Grimaces. Regard fatigué. Des griffures ou entailles en mosaïque sur leurs corps et le débardeurs d'Uj n'est plus qu'un mauvais souvenir d'ailleurs. Il doit s'en libérer quand il se fait prendre au piège dans ce dernier. Uj Syan entend qu'on gueule son nom pour qu'il tienne. L'adrénaline, putain ce qu'il aime ça. Ses membres tremblent. Il se tient le ventre et le gros aussi. Il faut qu'il le défonce... il réfléchit en esquivant deux coups, et voit qu'il saigne de la jambe. Déjà une heure et dix sept minutes que le combat dure. C'est inhumain. Ça remonte à loin un tel affrontement, mais la tune sera là, il le sait. Demain, il ne bosse pas. L'échec est inacceptable. Comateux et cyanosé, il enrage. Serre les dents. Juste cinq secondes. Le combat est fini. Parer son coup, écraser son genou avec son pied. Il se disloque dans un hurlement horrifique du géant qui s'écroule par terre et se prend un genou en plein dans le nez, qui l'envoie dans les vapes. Il s'effondre.

Les cris se stoppent d'un coté et s'enflamment de l'autre. Uj Syan ne va pas bien. Son cœur bat mais il lui dit merde de même que sa respiration... Les hématomes gonflent contre ses cotes et l'empêchent de respirer comme il faut depuis déjà plusieurs minutes. Des hommes d'affaire en hauteur ne le lâchent pas des yeux satisfaits. Devant eux non plus, il ne devait pas perdre. Deux d'entre eux font partis des baleines qui subventionnent le club où il est entraîneur. Ils ont besoin de savoir que celui qu'ils paient est toujours à la hauteur de sa réputation. Une réputation qui ce soir l'envoie sur des frontières sanglantes. Il sent le sang perler de ses lèvres coupées et enflées. L'intérieur de ses joues sont à vif, encore. Ses pommettes abîmées, son arcade pisse le sang, ses cheveux collent et puent l'hémoglobine des coups portés sur le crâne, mais il sait qu'il n'a rien de mortel. A genou sur le sol, il essaie de reprendre contenance. Ca tourne, comme sa conscience. Il finit par prendre appui et se relever. Le regard mort. Un homme s'avance vers lui et lui pose fermement un paquet imposant dans la main. "Ta part mec, beau boulot. Avec toi ils en ont toujours pour leur argent. Rentre chez toi, t'as une sale gueule." Une tape sur l'épaule et ils passent au combat suivant. Merci. Il n'est pas au courant du tout qu'il est tout sauf sexy, quoi que ça doit dépendre des goûts. Pour le moment, il pense surtout à marcher vers la sortie. Merde son débardeur... il se penche et le ramasse, pour le balancer autour de son cou. Au moins ça éponge ce qui coule le long de sa gorge. Il sait que l'arcade, ça s'arrête de pisser tout seul. Pour le reste... il ne veut pas savoir tout de suite à quel point il a moflé... il sait que pour le moment, l'adrénaline l'empêche d'avoir mal de trop mais quand elle sera redescendu, il va avoir l'impression de crever comme à chaque fois.

Boitant... avec l'allure d'un mec qui s'est fait percuté par une bagnole, il ramasse ses clefs et son cuir dans les mains de son vieil entremetteur de combat. La sortie. Un long tunnel de béton, similaire à un grand égout... Il s'appuie au mur, en marchant mais une douleur soudaine dans son abdomen lui fait serre les dents et tout bloqué. Putain. Un genou au sol. C'est pas bon signe. Il se relève non sans mal... son genou a mangé sec... Ajouté à ça l'odeur nauséabonde de pisse de chien et d'ordures qui règne dans le tunnel, et le métro qui fait trembler en passant au dessus... il commence à perdre pied, ses sens le fourvoyant. C'est pas la première fois, mais quand ça arrive... c'est la merde...


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Rang Unicorn

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Yoon Jae Min
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Lun 8 Oct - 19:37

Bruyant. C'était l'un des mots qui lui vint directement en tête en arrivant ici, en s'entourant de cette foule, de ces gens qui bougeaient, hurlaient, parlaient. Bruyant, odorant aussi. Il y avait une odeur spéciale qui régnait par là. Il ne saurait la découvrir, c'était assez étrange. Un mélange d'un peu tout, d'un peu rien. Il ne saurait dire si elle était réelle, ou si elle faisait partie de son imagination, en plus. Une petite grimace brillait sur son visage alors qu'il regardait les silhouettes autour de lui. Balancé par la foule, le regard soucieux et perdu, il s'accrochait fermement à la lanière de son sac à dos, comme si l'objet allait le protéger d'un quelconque danger. Son autre main quant à elle tentait de s'accrocher à la manche de l'ami qui l'avait traîné ici tandis qu'ils se faufilaient dans cette foule infernale. Pourquoi l'avait-il suivi ? Parce qu'il était idiot. Parce qu'il ne savait pas où ils allaient. S'il avait su, il aurait probablement répondu par la négative, mais son camarade lui avait simplement répondu qu'ils allaient rencontrer d'autres étudiants et qu'ils iraient se détendre. Jae Min avait bêtement pensé qu'ils iraient tous ensemble aux arcades, ou dans un parc. Quelque chose d'assez calme et tranquille... tout sauf ici, en gros. Ils avaient parlé de cette sortie pour décompresser, et s'amuser. Mais le coiffeur ne voyait pas en quoi c'était amusant ni en quoi cela les aidait à se relaxer. Lui était tout le contraire : crispé, stressé, angoissé. Il n'avait pas imaginé finir sa soirée ici. C'était quoi, d'ailleurs, cet endroit ? L'image d'un documentaire qu'il avait vu sur les combats de coqs lui revint en mémoire alors qu'il s'arrêtait, un peu écrasé par les personnes autour de lui. L'ambiance était à peu près la même, les cris étaient à peu près les mêmes. Les insultes faisaient partis du lot, sans doute. Tout ce remue ménage faisait parti du spectacle, certainement. Il leva ses prunelles vers les individus l'entourant, l'air égaré, et confus. Bruyant. Trop bruyant.

Trop effrayant, aussi. Ce n'était clairement pas un lien pour lui. Son ami désigna quelque chose du doigt, et docilement, il se mit à regarder dans la direction qu'il lui indiquait, lui suggérant de profiter du spectacle avant de hurler comme les autres en sautillant un peu sur place. Son regard s'aventura, observant ce qu'il se passait et qui semblait exciter la foule à ce point. Il eut un faible sursaut quand les cris devinrent un peu plus déchaînés, s'agrippant à son sac comme s'il s'agissait de sa porte de sortie et de survie. Des petites grimaces étiraient son visage à chaque coup que les deux hommes juste là recevaient. Son corps avait presque mal pour eux. Et d'ailleurs, avec ces quelques bousculades dont il se trouvait au centre à cause de l'excitation, il était sur d'avoir des bleus. Des marques de cette mauvaise escapade allait rester. Une leçon ? Sans doute. Ça lui évitera de recommencer. De revenir. De revoir tout ça. C'était un spectacle abominable. Il en avait la nausée. Ses épaules se baissèrent doucement dans une frimousse défensive. Ses yeux se fermaient et s'ouvraient de manière irrégulière alors que les hommes qui se donnaient en spectacle lâchant coups après coups. Il serra sa lanière, il se pinça fortement les lèvres et un son plaintif secoua sa gorge. Il ne pouvait pas rester. Il tira la manche de son ami, lui demandait s'ils pouvaient sortir mais l'autre ne le regarda même pas. Il resta un moment, petit agneau dans une arène de loups avant de faire demi tour, totalement paniqué. Il mit du temps à trouver son chemin jusqu'à la sortie, tournant longuement en rond avant d'enfin arriver dehors, l'air frais lui frappant les joues dans une expiration lourde et bruyante.

Sauf que maintenant, il était tout aussi égaré qu'avant – ça avait été malin, de rester concentré sur les étoiles durant tout le trajet. La prochaine fois, il regardera la route... Son nez se plissa dans une moue boudeuse avant qu'il ne décide de commencer à marcher. Après quelques minutes, il fit demi-tour, revenant à son point de départ, persuadé qu'il devait partir dans l'autre sens. Il emprunta un petit chemin, le suivant soigneusement, et commença à avancer dans ce tunnel qui ne lui rappelait absolument rien.
Il resta immobile pendant plus de temps qu'il ne l'aurait cru. Une ombre avançait et il recula d'un pas, déglutissant faiblement dans une moue pas très rassurée. Mais la silhouette diminua soudainement et il cligna des yeux avant de s'avancer rapidement dans un « Vous allez bien Monsieur ? » alors qu'il s'arrêtait face à cet homme, le visage faiblement penché sur le côté. « Vous saignez », articula-t-il doucement, la frimousse quelque peu décontenancée et ahurie. « Je dois appeler une ambulance ? », lui demanda-t-il, « Ou... », il regarda autour d'eux dans une petite grimace, « Quelqu'un peut venir vous chercher pour vous conduire à l'hôpital ? », il se pinça les lèvres, « Ils pourront vous soigner là-bas », qu'il déclara doucement en fouillant dans son sac, attrapant des mouchoirs qu'il mouilla avec sa bouteille d'eau qui traînait par là. Avec hésitation, il posa les mouchoirs sur l'arcade, tentant de nettoyer la plaie mais surtout de stopper ce sang qui coulait. Il le détailla longuement, « Il vous faut de la glace », il désigna sa lèvre. Enfin de la glace mais pas que... « Je dois appeler un taxi ? », et il était à deux doigts d'appeler l'armée aussi, au cas où.
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Rang Rabbit

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Im Uj Syan
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Lun 8 Oct - 22:54
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Bancal. Lourd. Le feu dans chaque veine. Comme si on le tirait par toutes les extrémités et qu'on les enroulait autour de lui sans possibilité de respirer. Mille aiguilles sans chat qui entrent et ne sort plus. C'est un de ces combats où il se dit qu'il a peut être été trop loin, mais demain il aura oublié. Un peu poisson rouge ce grand con quand il s'y met. Pas un hasard. Demain son masochisme sera réapparu, sa raison évaporée le temps d'un chaos, et ainsi de suite. Paralysé dans l'âme ce soir, sa vue trouble, mais son esprit le rattache à l'essentiel, rentré chez lui. La liasse de billet dans sa poche large de cuir de baggy, il ne la perdra pas. Il manque de vaciller encore, mais une voix masculine le garde debout. Il ne remonte pas pour autant les yeux, trop concentré à supporter la douleur intense. Quoi. Qui c'est encore. Monsieur? Il fait si vieux que ça? A moins que ce soit un ado qui traîne ici? Il va lui botter le cul, c'est pas un endroit pour les gosses. Les pedo peut-être mais pas pour les enfants. Vas y , déga... il bloque sur le visage qu'il a devant lui. Pâle. Les traits lisses, limites pures, comme une... nana. Des lunettes rondes... des cheveux blonds et légers... ok. Il est mort c'est ça? Ou alors il vient le chercher? Un être qui dégage autant de choses positives dans un endroit si malfamé , il a loupé quel épisode de "moi  maso et pas au courant"?

Et c'est quoi cette question débile. Il a l'air d'aller bien? Il voit pas tout ce sang sur sa gueule? Oui je vais bien, je me suis défoncé la gueule tout seul, juste parce que je me trouvais trop propre. Grognon. Il l'est. Trés. Beaucoup. A l'infini et putain, c'est normal! Il est en kit. Et ce mec qui débarque comme une petite pâquerette et qui lui demande si ça va.... c'est comme demander à une gamine de quatorze ans toute timide "salut t'es pucelles?" quoi qu'il est pas sur de la réponse. Mauvaise comparaison. Cerveau mal connecté , voilà son excuse. Il n'a rien répondu à cette question du coup, surtout que les phrases du blondinet dans son gros pull, s’enchaînent trop vite. Moins vite bordel, il a du mal à assimiler.

Il saigne. Perspicace. Non c'est du ketchup. Il vient de se taper un bon gros McDo. Le vietnamien. Pas sûr qu'il y retourne au McDo si le service est si merdique à chaque fois d'ailleurs. Il pense n'importe quoi. C'est sa faute. De toute façon, vu son état et son humeur, ce sera de la faute du blond jusqu'à ce qu'il touche son lit.

Ambulance. Hôpital. Quelqu'un? Sa mère. Court-circuit neuronal. Réaction immédiate. Il le fixe, livide et emprunts d'efforts non négligeables.

"Non. Rien de tou...ça.." Pas autant de force et de charisme dans sa voix, mais s'il doit casser la gueule à ce petit gars pour qu'il l'écoute, il le fera. Il le fera. Il le... Il sent un truc froid sur son visage et grogne. Il fout quoi nom de dieu... c'est... un mouchoir...? plein d'eau? Uj Syan a l'impression qu'il est tombé sur une maîtresse qui soigne le bobo d'un petit tombé dans la cour de récré. Hey oh réveille toi mec, c'est pas ton mouchoir qui va boucher le trou! Il lui faut des stery strip. Uj Syan est blessé mais pas con, et il se dit que si ça continue c'est lui qui va devoir amener ce mec à l’hôpital s'il le calme pas au plus vite. Il va lui faire une crise d'angoisse, d'epilepsie ou de l'hyperventilation. S'il lui invente pas un truc qu'il connait pas d'ailleurs. Il pousse sa main en grognant. Il n'a pas vu que celles d'en face sont toutes son opposé. Il ne voit qu'une chose, ce visage candide, qu'il attrape de sa main caleuse, par le manteau et lui relève, lentement et immobile, sans violence.
"Hey. Calme. Rien de tout ça...J'ai... l'habitude..." Il lui lâche le visage et cherche dans sa poche, s'appuie au mur avec son épaule, chaque effort lui demandant de se concentrer pour pas merder. Il attrape son poignet, dévoilant une main fine et blanche. Il bloque dessus. C'est possible d'être un mec et d'avoir des mains comme ça? Peu importe. Il a des mains, c'est pour qu'elles servent. Il lui pose ses clefs de bagnole dans la main et lâche son poignet avant de se rééquilibrer sur ses pieds et de passer son bras autour des épaules discrètes, qui d'un coup lui sème le doute. Il va s'écrouler sous lui ou pas? Il devrait éviter de trop s'appuyer dessus, mais tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas passer ici. Il va le soudoyer. "Ramène-moi.... " Il n'est pas très poli. La faute à la douleur. A la fatigue. Au fait de devoir aller à l'essentiel. Pas poli parce que c'est Uj Syan 70% du temps, qui préfère ne rien dire plutôt que remercier tout le monde pour ce trou du cul dans lequel il vit. On verra si ce type arrive à le ramener chez lui, il le remerciera probablement mais ... rien n'est sûr. "Si tu ...Si tu ... appelles ... qui que ce ..." Il serre les dents en compressant ses cotes d'une main , inspire profondément, continuant de marcher comme il peut, et continue. "...soit, je jette ton portable dans le premier égout qui passe..." Menacer les gens, c'est vrai que c'est très utile. Il pourrait le laisser là. S'enfuir. Il devrait. Loin et ne plus revenir. Parce que des mecs comme lui, ça devrait crever ici sans plus de cérémonie. Pourquoi s'emmerder s'ils sont si cons et ingrats... Le problème c'est qu'il y a les vrais connards... et il y a les Uj Syan...qui sont tellement plus et pire que ça... Respiration concentrée il avance, et il sent enfin le frais du dehors... L'allée d'une bordure de parc... sa bagnole est garée à la sortie de cette allée... Moins de trajet, plus de discrétion. Il commence à avoir froid. Il a perdu du sang... l'adrénaline n'est plus. Et d'un coup, sa jambe droite lâche sans prévenir, et il part sur le coté. Quatre vingt kilos, qui partent en couilles. L'allée n'est pas large, et sur les bords, d'énormes buissons de laurier saur, des rosiers et des fougères. Uj Syan essaie de se rattraper mais ça ne suffit pas. Il se casse la gueule, avec la douleur et le chiot. Par réflexe, il encaisse tout dans le dos... et a l'impression de mourir... ok.. c'est bon... il a plus de dos... plus... du tout... putain de sa mère.

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Yoon Jae Min
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Mar 9 Oct - 19:05

Il avait du mal à comprendre, Jae Min, quand il assistait à ce genre de choses ou qu'il en entendait pas. Il avait du mal à saisir, Jae Min, que des personnes puissent prendre plaisir à frapper, ou se frapper au choix. Qu'ils puissent y trouver quelque chose de positif. Il ne saisissait pas ce besoin, ce désir, ce plaisir, d'user la force pour marquer l'autre, pour se montrer plus puissant, pour faire voir sa valeur. Il ne comprenait pas ce besoin d'utiliser ses poings, pour clore un débat ou en terminer un avant qu'il ne commence. Il ne comprenait pas en quoi cela pouvait être satisfaisant. Ces combats, ces duels, ces individus qui s'affrontaient, à quoi cela rythmait-il ? Pour quoi faisaient-ils ça, tous ? Pour pouvoir soulever un trophée ? Pour pouvoir affirmer qu'ils étaient les plus forts ? Pour l'argent ? Cela en valait-il réellement la peine ? Y avait-il un sens à tout ça ? Probablement. Mais ce sens-là, Jae Min n'arrivait pas à le capter. Il ne pouvait pas, et sans doute qu'il ne le voulait pas, non plus. Pour quelqu'un qui avait été pris dans les coups, qui en avait reçu, gratuitement et qui en recevait parfois encore, ce genre de spectacle était ignoble. Le pire étant que certain.e.s semblaient s'en amuser. Il était à des milliers d'années de comprendre tout ça. Cet univers. Ce monde. Il n'en faisait parti et ne voulait pas en faire parti. C'était trop loin. Et il préférait laisser tout ça dans l’inaccessibilité. C'était parfaitement bien, là-bas.

« Rien ? », qu'il souffla, les paupières clignant doucement, perturbé. Mais s'il n'allait pas à l'hôpital, qui allait le soigner ? Il devait être soigné... « Rien du tout ? », répéta-t-il, stupéfait, des points d'interrogation plein les prunelles. Il ne pouvait pas ne pas appeler une ambulance tout de même si ? Ses lèvres se pincèrent faiblement quand l'homme écarta sa main, ses sourcils se fronçant à peine dans une moue presque boudeuse. Il voulait au moins un peu nettoyer la plaie... il ne pouvait pas deviner sa profondeur avec tout ce sang partout. Sa figure devint quelque peu perplexe, crispé dans l'interrogation quand l'autre lui tint le visage. Ses paupières clignèrent une nouvelle fois, plus vivement, alors que sa tête basculait à peine sur le côté. « L'habitude ? », son visage alla basculer de l'autre côté alors qu'il essayait de comprendre. Mais il ne comprenait pas. « L'habitude de saigner autant ? C'est inquiétant », fit-il doucement, « Vous vous êtes battu ? », qu'il dit, bêtement avant qu'un minime « Ah » ne vienne lui écarter les lèvres. « Je vous ai vu », il désigna l'avant ou l'arrière il ne savait plus vraiment par où il était venu tout en le regardant faire, le corps s'avançant un peu comme s'il voulait essayer de l'aider à se tenir droit – la bonne blague. Il comprit tout seul qu'il aurait du mal, vu la différence de taille.... mais au moins il essayait, c'était l'intention qui comptait pas vrai ? Son regard se baissa vers son poignet, perplexe. Il devait faire quoi avec ces clés ? Il remonta son visage vers celui du blessé. Blessé qui eut la même idée que Jae Min quelques secondes plus tôt, apparemment, puisqu'il vint se tenir à lui. Bonne ou mauvaise idée, Jae Min ne saurait pas vraiment répondre, trop occupé à essayer de garder son propre équilibre pour commencer. C'était un peu comme demander à une allumette de retenir une brique. « Vous ramener ? Vous ramener où ? », il voulait bien, ce n'était pas là le souci mais il devait le ramener où ? « Chez vous ? Mais qui va vous soigner ? », demanda-t-il soucieux. L'hôpital restait la meilleure solution, selon lui. Ses iris détaillèrent ses gestes, inspectant rapidement l'endroit où il se tenait avant de le regarder à nouveau. Il ne dit rien, se contentant de hocher la tête. Il valait mieux qu'il jette le téléphone dans les égouts plutôt que Jae Min. Cette idée ne traversa même pas le cerveau de l'étudiant, d'ailleurs. Il ne se rendait pas compte qu'il pouvait être face à un psychopathe ou quelque chose du genre. Il se rendait compte, cependant, sans vraiment s'en apercevoir, que l'autre pouvait le tuer en un claquement de doigt.

Il avança lentement, alors, tentant de tenir du mieux qu'il le pouvait. Il ne savait pas vraiment où il devait aller, cela dit, mais il avançait. « Où est votre voi... », il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un léger cri lui brûla la gorge alors qu'il basculait soudainement vers le sol. Sol qu'il ne rencontra pas directement, d'ailleurs. Il grimaça néanmoins, secouant son visage, avant d'essayer de comprendre ce qu'il venait de se passer. Il se releva précipitamment, totalement paniqué. « Je suis désolé », dit-il rapidement, « Vraiment désolé », répéta-t-il, « Pardon... », qu'il souffla une dernière fois – et si quelqu'un pouvait lui dire que ce n'était pas lui qui l'avait fait tomber... « Vous pouvez vous relever ? », demanda-t-il, tout en l'aidant à le faire. La scène devait être comique à voir. Jae Min qui essayait de relever un homme qui le dépassait de plus d'une tête et qui faisait pratiquement le double de lui niveau masse musculaire. Un vrai sketch. Mais ils y arrivèrent malgré tout. Miracle ? Sans doute. Ce n'était pas grâce à la force des bras de Jae Min en tout cas – elle était quasiment inexistante. « Où est votre voiture ? », qu'il put enfin demander en le soutenant à nouveau, « Vous êtes sûr pour l'hôpital ? », prononça-t-il dans une petite voix en le regardant, inquiet, désignant rapidement son arcade ainsi que ses côtes. Une manière discrète de lui dire qu'il était mal en point.
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Rien du tout , ça veut dire autre chose que rien du tout? Uj Syan n'arrivait pas à comprendre une chose... la génération qui suivait la sienne était fait de tout un tas de belles gueules innocentes, incapables de se défendre, qui ne juraient que pas la police et l’hôpital. Ils prenaient presque la bonté qui devrait sied à une belle femme bien éduquée. Et à contrario, les nana devenaient de vraies furies capables de les soudoyer et de péter leur câble à n'importe quel moment... généralités incertaines, certes, mais ces derniers temps, il attirait ces profils comme des papillons sur une toile éclairée en pleine forêt à la lampe torche. Et l'un de ces papillons c'est ce blond, qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Il se rend à l'évidence en avançant difficilement avec lui, il va droit dans le mur avec lui s'il utilise la douceur et dire amen. Il finira aussi mou du genou que ces gamins qu'il tire vers le haut dans son club. Ils arrivent tous comme des chiots paumés. Lueur dans l'ombre, alors qu'il est lui même l'ombre... étrange façon d'aider les autres. Et pour ce soir, c'est lui qui a besoin. C'est lui qui se fait ramener... enfin ramener. Tout une question de point de vue parce que pour le moment, il s'est surtout ramener tout seul dans le buisson. Il a senti le choc du corps de son sauveteur-peluche contre le sien, et certaines petites branches ont fini de s'incruster dans son dos. Le bras qu'il a mis en protection dans sa chute s'est empalé dans un biseau de rosier taillé depuis peu mais déjà bien sec, près à affronter l'hiver. Souffle coupé une demi seconde, il ne bronche pas, juste un râle de gorge, quand son bras se remet en mouvement, le morceau de biseau de dix bons centimètres sous la peau , une partie un peu déchirée. Il ne dit et passe son bras sous son cuir, qu'il roule, ne le portant pas.

Ni vu ni connu, pas la peine, il verra ça à la maison... Un genou, puis deux... ce mec va le tuer. C'est le comble. Il a survécu à ce gros lard et c'est un intello prude qui va avoir raison de lui à coup de fougères. Il aurait pu le dégager ce blond. Il aurait pu. Mais c'est lui seul qui s'est vautré et il a entraîné le petit gars avec lui... Il grogne et repense aux questions qu'il lui a posé tout à l'heure, histoire de penser à autre chose qu'au fait que même un vieux parkinsonien se serait mieux relever que lui, tant il s'appuie sur le sol, et sur le blond, qui ne s'est pas encore enfui. Pourquoi d'ailleurs? C'est un sociopathe sous ses traits de puceau?  Et le voila qui s'excuse à tout va. Il s'est fait mal lui aussi non? A moins que son corps ait suffi à amortir la chute? "Pourquoi... tu dis que tu m'as... vu."

Qui pourrait croire qu'il ait été dans le gradin de son combat de bœuf avec ce monstre de chair... il le voyait plus dans une maternelle à faire du bénévolat ou comme ces petits gars qui font les idoles à la télé là avec leur danse chelou, à sauter partout comme des excités, à faire des selfies et à manger des trucs colorés presque trop bizarres pour être comestibles. Il se surprend à se demander si les idoles sont aussi comestibles que ce qu'ils mangent et de ce fait si ce mec là l'est aussi. La douleur. Il devrait arrêter de penser... enfin penser est un grand mot.
"Pour tout à l'heure... je sais pas..." Au moins c'était clair ça englobe tout.  ça veut tout dire et rien à la fois. Il ne sait pas qui va le soigner. Sa mère probablement si elle est là, ou ses sœurs. Il ne sait pas non plus s'il saigne autant d'habitude. Probablement que oui, ou non, il ne compte pas combien de gouttes il perd à chaque fois, mais ... ce soir, il doit bien avouer qu'il en chie sec... Les phrases de l'inconnu généreux tombe souvent dans le vent mais il les a entendu, c'est juste... Uj Syan. Quand il est dans cet état , il répond ou pas. Plutot que de répondre, il préfère parfois montrer la réponse, comme le fait qu'il se relève. Ils doivent atteindre la voiture avant qu'une quelconque bagnole de flic ne se montre et qu'il finisse aux urgences avec un rapport au cul. "Arrête de me vouvoyer..." Il a l'impression d'être un vieux, c'est moyen. Non c'est pas moyen c'est juste ... il ne veut pas c'est tout. Les "monsieur", y'en a assez à son club et dans la vie de tous les jours. Et la question tombe alors qu'ils ne sont pas loin de la voiture. Encore cette question. L’hôpital.

C'en est trop. Dans un effort qui lui fait serrer les crocs, il attrape le blond par le poignet, le pousse devant lui et lui fait faire un volte face, heurtant son dos au coté de la voiture qu'ils frôlaient et qui est la sienne. La main passe de son poignet pour venir s'écraser sur le toit de la voiture derrière le blond. Son corps vient près de son jumeau plus mince, les épaules plus basses et son regard fatigué le toise sans un mot pendant quelques secondes. Il ne l’abîmera pas. Son autre main, poing fermé sur la vitre teintée passager, empêche le blond de s'enfuir... Il ne peut même pas s'énerver. Putain c'est pathétique. Comment il pourrait s'énerver devant une gueule pareille... "J'ai... dit quoi... pas... d'hopital..."
Son souffle est plus lourd, on sent qu'il tire sur ses forces. Les muscles transis par le froid de l'épuisement. Il a merdé ce soir. Bien comme il faut. Pas assez reposé. Pas assez manger. Pas assez protégé. Pas assez prudent. Toujours aussi con. Toujours aussi masochiste. Toujours aussi coupable. Toujours aussi imprévisible... Ses yeux ne sont plus stables eux non plus... il les ferme un court instant mais son genou tremble... Il laisse tomber sa tête vers l'avant touchant presque l'épaule du blondinet, voyant que son pull s'est entaché par endroit de son sang... de sa saleté... de la terre... de sa sueur crado... il l'a marqué. "Ramene ... moi..." Ses phalanges collantes descendent, trouvant la main plus fine que la sienne, trouvant aussi les clés. Il appuie sur la fermeture automatique sans lui prendre, juste à travers ses doigts et la voiture juste derrière le blond émet un bruit touit touit. Au même moment, ses genoux ne tiennent plus. Cette fois-ci c'est trop... Lentement , sa main glisse sur la carrosserie, et le reste de son corps suit, contre le corps frêle qu'il ne connait même pas. Ses genoux heurtent le sol. Un peu plus ou un peu moins...

Plus de fierté. Plus de charisme. Juste un mec en charpie qui ne peut plus marcher... Pas de quoi bomber le torse. La faiblesse. Le gout du sang dans la bouche, dans la gorge, dans le nez, le long des doigts, du bras, sous son débardeur... rien d'hémorragique... rien de mortel. Rien qui ... puisse lui donner une leçon. Il aimerait ne plus se relever parfois mais ce serait lâche. Ce soir, il n'est plus le maître. Son corps l'a trahi. Sa main la plus abîmée marque la carrosserie. Son visage brut, joues creusées, a trouvé appui contre un ventre...  plus qu'une ombre.  Le cuir qui était autour de son avant bras, se déroule et s'étale au sol, dévoilant une nouvelle blessure. La faute au buisson.


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Frapper, faire volontairement du mal à un autre, lui parler en usant des poings, créer une douleur physique qui deviendra une peur ou du moins qui laissera obligatoirement une marque, tout ça c'était trop loin du coiffeur pour qu'il en saisisse le sens littéral et profond. C'était trop loin pour qu'il en capte les sous-entendus, les petits détails qu'on ne percevait à l’œil nu. C'était clair qu'en le voyant, on devinait qu'il n'avait pas sa place par là, et il était soulagé de ne pas avoir eu de problèmes parce qu'il n'avait pas la dégaine du lieu. Même son ami s'était parfaitement ancré dans le tableau, y devenant une silhouette parmi les autres alors que lui restait en dehors, le spectateur de cet affreux tournoi dont il ne saurait déceler la logique. A supposer qu'il y en ait une, de logique, derrière ses coups de poings, et de genoux. Et même sans le reste, même sans les brèves images du visage énervé de sa mère dans son esprit, Jae Min n'aurait pas compris. Il n'était pas de ce genre-là, clairement. Il n'était pas dans cette vision où l'on pouvait régler les choses à l'aide de ses poings. Il n'aimait pas la violence. Il n'aimait pas en user – avec quelle force, de toute façon ? Il en avait peu... voire aucune. Il galérait déjà avec ses pots de confiture ou tout autre objet qui demandait un peu de puissance pour s'ouvrir. Il n'était pas totalement faible non plus. Il ne fallait pas exagérer... mais il était clair, net et précis qu'il ne faisait pas le poids face à de nombreuses personnes. Face à cet homme, il n'y songeait même pas. La différence de taille était trop importante. La différence de force encore plus.
Jae Min n'était pas dans la force, dans les coups ou même les mots durs. Jae Min, c'était plus la parole, les mots supposés rassurant, réconfortant. Il utilisait les gestes, oui, mais lents voire doux pour s'exprimer, consoler, soigner. Il était dans la finesse, la délicatesse. Il était dans le calme, pas dans la vitesse des poings qui pleuvaient sur un corps. Il était plus dans les oins que dans les blessures. Il préférait les guérir que les infliger. Il était plus dans la lumière que dans l'ombre, même si d'un certain point de vue, il baignait dans la noirceur. Celle de sa mère. Mais ça, personne ne le savait. Pas même lui, parfois, parce que tout ce qu'elle lui infligeait était normal. Parce qu'il l'avait mérité... hors ça, c'était un autre débat.

Quel était donc alors le débat actuel ? Lui-même n'en savait rien. Il se retrouvait à aider un inconnu blessé, à tâcher son pull, à se salir les mains pour quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Il se retrouvait au sol, enfin sur l'inconnu qui avait amorti sa chute, et il se retrouvait à s'excuser. Il n'avait rien fait, rien commis, pas fait d'erreurs. Il ne l'avait pas forcé à plier le genou, ce n'était pas sa faute s'il était au sol, pourtant il se confondait en excuses. L'habitude. Il s'excusait tout le temps pour des choses dont il ne pouvait rien. Le résultat de toutes les accusations de sa génitrice, qui le blâmait pour tout et rien. Il pourrait même être capable de s'excuser s'il se mettait à pleuvoir. « Parce que je vous ai vu », et le pire était qu'il répondait comme si tout était logique. « En train de vous battre », murmura-t-il en se souvenant de l'ambiance, une petite moue plaquée au visage. Jae Min ne comprit pas la réponse de l'autre homme, son visage exprimant clairement son incompréhension. Comment ça, il ne savait pas ? « Euh... oui. D'accord. J'arrête », il hocha quelque peu le visage, les lèvres pincées. Il ne put s'empêcher de lui demander, pour l'hôpital. Il était sûr que cela soit la meilleure solution, au vu de ses blessures, les médecins pourront lui prodiguer les soins les plus appropriés. Un hoquet de surprise le quitta, les choses se passant soudainement trop vite. Il se retrouva contre la voiture, sans comprendre comment ni pourquoi il était arrivé là, les mains quelque peu relevées dans un geste défensif, la mine crispée dans la surprise, la confusion et un soupçon de peur, et les yeux quelque peu plissés comme s'il imaginait déjà le pire. Il jeta quelques brefs regards vers l'homme, déglutissant discrètement, peu rassuré. Il était coincé, et tenta presque de se faire plus petit. « Pas d'hôpital », répéta-t-il un peu trop rapidement, « Pardon », et il allait sans doute le dire un peu trop souvent encore.

Sa figure devint un peu plus calme, ses paupières clignant doucement alors qu'il l'observait, les mains s'avançant pour tenter de le retenir dans une frimousse soucieuse. « Je vo.. te ramène », lui confirma-t-il dans une voix basse. « Promis », qu'il ajouta. Il eut un léger sursaut au bruit de la voiture, y jeta un rapide coup d’œil pour reporter son attention sur l'homme qui s'affaissait face à lui. Il essaya de le maintenir debout mais ce fut peine perdue. Il lança un regard quelque peu paniqué autour de lui alors que sa tête se calait contre son ventre. « Monsieur... ? », tenta-t-il. Un léger souffle perdu le quitta et du mieux qu'il le put, il ouvrit la portière de la voiture, essayant de ne pas faire mal à l'homme. Ce fut le début des choses difficiles. Un long combat fut mené : réussir à le mettre dans la voiture. L'hésitation fut longue, et l'action encore plus. Jae Min galéra. Littéralement. Il dut tenter à plusieurs reprises avant d'y arriver. Des excuses ne cessaient de couler sur ses lèvres alors qu'il le malmenait quelque peu – pour ne pas dire beaucoup. Et après une lutte acharnée, des muscles tendus et de futures courbatures, il parvint à le hisser sur la banquette arrière de la voiture. Plié en deux, essoufflé, il récupéra son souffle en s'installant sur le siège conducteur. « Vous habitez où ? », demanda-t-il en le regardant, le nez un peu plissé. Il inspecta le véhicule brièvement mais n'osant pas fouiller partout, il expira fortement en démarrant la voiture. Aux grands maux les grands remèdes : il allait l'emmener chez lui.
Il n'arriva qu'après avoir tourné en rond plusieurs, s'excusant à un peu tout le monde. Il avait son permis... mais pas la voiture. Il n'avait pas spécialement l'habitude, du coup. Mais il parvint à se garer, relâchant la respiration qu'il avait retenu. « Monsieur ? », espérant le faire réagir, il tapota doucement son épaule, « Vous êtes pas mort hein ? », il s'inquiéta soudainement d'avoir pris de temps. Mais il respirait encore et son pouls était présent. C'était bon signe. Il supposait cependant qu'il n'arriverait pas à se lever... et il envisageait d'aller louer une grue ou quelque chose du genre pour le transporter jusqu'à son appartement. C'était impossible pour lui de le soulever...
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La dernière chose agréable, contre son front... ce pull. Chaud et sec... Le froid regagne ses cellules quand il sent son aide de camp se bouger de sa position. Il ouvre à peine les yeux, ses mains frôlent le sol du bout de ses phalanges, et pourtant il ne tombe pas. Il reste là... à aider ce qu'il peut. Pathétique géant aux muscles d'acier brisé, fondu de l'intérieur. Fuite de son âme, il perd ses repères. L’hôpital aurait peut-être été une bonne idée, s'il avait morflé pour des idées louables, mais ils fouineraient. Ils fouineraient trop. Surtout s'il tombe sur so homologue flic, le lieutenant Choi, qui aurait pu être un bon ami s'il n'avait pas été aussi con, violent, sadique, borné et accroché à ses principes. Il s'insultait lui-même sans s'en rendre compte. Il reprochait à un autre, ce qu'il était lui-même. C'était le comble et peut-être la raison de leur lien si fort et si compliqué en même temps. Il se ferait presque du mouron si ce flic ne venait plus le faire chier à croire qu'il était responsable de la mort de sa sœur et son père. Mais tout ça changerait un jour. S'il survit à ce soir. Un soir de trop peut être. Son corps bascule sur le coté, soutenu par ce mec qu'il ne connait pas et qui a la force d'un petite primate. Il ne peut pas le blâmer. On n'est pas tous conçu pour foutre sur la gueule aux autres. Et dans son état, il prenait toute aide sincère. Il était trop pur ce type pour mentir, pour oser le faire, trouillard ou peut-être juste sensé, qui sait. Mais il ne l'avait pas larguer comme une merde sur le trottoir. Il le ramènerait. Oui. Le ramènerait. Le trouble. Le flou. Les sons se font vagues. Il touche le rebord de la carrosserie, puis l'intérieur de la portière et son visage touche le tissu du siège. Le siège? Non la banquette... à l'arrière. Son bras faible et saignant dérape pour finir sur le sol entre les sièges et il se mange le tissu rêche du même fait. Il est en train de ruiner sa propre voiture, mais ne s'en rend même pas compte.

Un souffle coupé de plus, il comate, et se laisse malmener, persuadé que le blondinet ne va jamais y arriver et finalement capituler pour appeler une ambulance. N'importe qui aurait fait ça. N'importe qui... pourtant ses jambes se replient sous la volonté de son tortionnaire qui ne cesse de s'excuser et la portière arrière fini par se fermer. Il l'a senti passer la banquette. Les attaches ceintures aussi dans son dos, à le racler comme une vieille cuillère pleine de tétanos. Peu importait ce qu'il avait sous la tête, il n'était plus bon à rien dans l'immédiat. Ses sœurs et sa mère vont le tuer. Un peu plus ou un peu moins. Le colosse, celui qu'on admire, sur qui on compte H24, était si solide que ça au final? Tiendrait-il autant qu'il le voudrait? Jusqu'à quand et sous quelles conditions et quelles séquelles irréversibles. La roulette russe ne dure jamais. Un jour, la balle te pète à la gueule et tout ce que tu peux voir, c'est ta face sur la table, ta cervelle étalée autour comme macabre peinture d'un coeur trop irritée de s'être imposer l'anorexie sentimentale.

Le moteur démarre. Ce mec a le permis. Ce n'est pas un môme. Il fait si prude pourtant. Si jeune. Si ... il ne sait plus. Yeux fermés. Corps qui ballote lourdement aux virages. Haut du crâne qui appuie contre la portière, carrure trop grande pour ne pas être plié en quatre et sans confort. Son bras finit par pendre sur l'entre siège. Les bandes entourent toujours ses mains qui ont frappées et ont reçu aussi. Il perçoit le mode "mort". ça y est , il en est pas loin? Ce contact doux contre sa gorge et il avale sa salive.

Puis le vide... plus rien. Pas le sommeil. Pas la douleur. Pas le coma. Il ne sait pas. L'oubli. Il s'est laissé allé, perdre, dans le vide. Pas de couleur. Un maigre son comme fond d'une télé qui ne capte plus rien. Le bruissement de ses oreilles, ce son qui vient de soi. Comme si l'oreille interne essayait de discuter. Les mots secrets de son cerveau qui n'en est plus un ce soir. Les vapes. Illusion de flottée, d'être traîné, renverser ou basculer. Des bribes de choses qu'il aurait oublié demain. Et d'un coup, plus rien ne bouge. Plus de vertige. Juste le silence. Et une odeur... étrange. Et douce. Il ouvre un peu les yeux... , juste un peu. Les bras mollement étalés sur une zone molle... un matelas ou quelque chose du genre. Il prit pour que ce ne soit pas un lit, il va tout saloper... il prie pour sa mère ne lui en veuille pas une fois de plus. Il est fatigué de se battre contre elle, même s'il l'aime et qu'il sait qu'elle a raison, autant qu'elle sait qu'il a raison. Il aimerait faire autrement, mais il n'a pas le choix. On ne choisit pas toujours, et quand on le fait , il n'y a pas de bons choix. Juste ceux qui sont faisables. Ses doigts se serrent sur un tissu trop lisse pour que ce soit son pieu, plutôt rêche et rude de paillasse pour ne pas trop traîner au lit le matin. Il fait partie de ces gens capables de dormir n'importe où. La couleur du tissu... c'est pas la sienne. Aucune de ses sœurs n'est là pour pleurer ou l'engueuler.

Il ne ressent pas les mains de sa mère qui le sermonne sans qu'il ne dise quoi que ce soit... Sa gorge est sèche. Il voit une silhouette approcher, une ombre. Flou. Il sent le contact d'une main qui tire sur une partie de ses fringues. Est-ce que cette personne essaie de le dessaper? Il ne peut même pas réagir... Son torse abîmé et bleui de partout, écorché, se gonfle lentement, pour se rétracter tout aussi lentement. Ses yeux s'ouvrent un peu, puis se ferment... il murmure ...
"drogue-moi..." Ah bah oui, en voilà une idée judicieuse... tu veux le tuer ce pauvre gars qui a osé t'aider ou tu veux bien te taire et le laisser faire. Il ne sait même pas qu'il est arrivé chez ce blondinet. Il ne sait même pas qu'il est sur son lit, après avoir été transporté par magie, probablement par un gros Hagrid de passage. "sil te plait.... "

Pour qu'il supplie c'est qu'il doit vraiment avoir mal. Son crâne va exploser, son torse le brule, il a envie de s'arracher la peau par endroit. Fini. Plus d'adrénaline. Il n'a même pas la force de le faire. Il attrape un poignet qui passe, sans pour autant que la force y soit et ses doigts abimés dans ces bandes pleines de sang de son adversaire, glisse sur cette main blanche et douce, pour finir dans le vide. Fatigue. Nerfs à plat... Dieu, sois aveugle sur ce fils qui rampe devant un de tes angelots... n'aie pas honte de lui et ferme les volets au regard des autres... sa fierté. Détruite devant ce soit disant être fragile, qui a pourtant respecté ses volontés... putain c'est qui ce gars... "soulage..m..."



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Il ne comprendrait jamais ce besoin-là, de cogner un autre. Que cela soit un sac de sport, il saisissait que c'était un défouloir. Une manière de se libérer d'un trop plein d'énergie ou d'une haine un peu trop lourde pour quelqu’un. Ça, il le comprenait. Que se défouler faisait parti des choses que les autres faisaient pour extérioriser. Certain.e.s allaient courir. Dans les parcs ou derrière un ballon. Certain.e.s tapaient dans ces sacs suspendus ou s’entraînaient durement à des arts martiaux pour focaliser leurs esprits. D'autres encore faisaient la fête, étaient loin du sport et buvaient, se droguaient, se perdaient dans leur imagination vaste mais saupoudrée d'une légère folie. Chacun avait sa méthode, après tout. Mais ça, ce genre de choses, ces match, il doutait que cela soit pour exprimer une frustration ou un trop plein d'énergie. Cela pouvait être dangereux. Mortel même sans doute. Alors où était le plaisir là dedans ? Où était la joie de voir deux personnes se taper dessus ? Pour le spectacle ? C'était absurde... ces personnes pouvaient très bien regarder un film. Ce n'était pas la même adrénaline, cependant. Et Jae Min était sans doute un peu trop innocent pour ce monde-là. Un monde qu'il connaissait, parce qu'il avait reçu des coups pour une raison abominable et gratuitement. Mais un monde dont il ignorait encore tout et dont il voulait encore tout ignorer demain. Jae Min était sans doute encore trop « gamin » pour s'aventurer par là. Lui, ce qu'il aimait, ce qui le passionnait, ce qui lui permettait de se défouler, d'extérioriser, de se libérer un peu, c'étaient les étoiles. Il ne frappait personne, il n'insultait personne. Il n'assistait pas à des match de ce genre-là. Pour se donner un style. Non. Jae Min, lui, il regardait les étoiles, ces astres merveilleux qui les dominaient tous.

Il ne savait pas pourquoi cet homme se battait. Si c'était pour le plaisir, par envie ou par obligation. Il ne savait pas s'il était forcé à le faire ou bien s'il y allait de lui-même, la tête haute, les poings parés à tout contrer, à tout frapper. Il ne savait pas ce qui l'animait. Il ne le connaissait pas. Ni lui, ni la raison pour laquelle il était là. Etait-ce la première fois ? Sans doute que non. C'en était inquiétant, de se battre autant. Pour quoi, au final ? Finir la bouche ouverte dans un tunnel, le visage rongé par le sang et le corps douloureux ?
Et aussi bête que cela puisse sonner, il voulait l'aider, cet homme. Parce que ce n'était pas le genre de Jae Min de laisser quelqu'un sur le côté de la route. Parce que c'était dans sa nature de d'abord penser aux autres avant de penser à tous les soucis que lui-même pouvait avoir. Il ne savait pas où l'emmener – il aurait pu le conduire à l'hôpital, où il aurait eu les soins nécessaires, mais il avait promis. Pas d'hôpital. Il ne connaissait pas l'endroit où il habitait... alors il l'emmena chez lui. Naturellement, cette idée lui vint.

Sauf qu'une fois garé, il ne savait plus comment faire. Il ne pouvait clairement pas le porter. Il tenta, une seule et unique fois, mais parvint à peine à le décaler sur la banquette – et rien que pour ça il lui avait fallu une bonne dizaine de minutes. Il s'en fichait de se faire mal, il craignait juste blesser cet homme un peu plus. Par chance, le concierge passa. Cet homme avec qui Jae Min s'entendait bien, qui lui parlait souvent de sa famille et de sa petite vie tranquille. Il devait avoir dans la cinquantaine, mais il était fort et robuste – il avait aidé Jae Min à monter des meubles. Il lui demanda de l'aide, alors, et ensemble, ils emmenèrent l'homme blessé jusqu'à l'appartement du coiffeur. Il ne cessa de remercier le concierge durant le trajet, et une fois que l'homme fut reparti, il s'activa pour apporter tout le nécessaire dans sa chambre, déposant tout ce dont il avait besoin à côté de l'homme sur son lit. Il se pencha vers lui, et essaya de lui retirer ses habits, espérant pouvoir mieux le soigner ainsi. « Hein ? », qu'il fit en le regardant, les paupières clignant vivement. Comment ça, le droguer ? A quoi ? Pourquoi ? Comment ? Il tourna le visage vers les médicaments éparpillés sur son lit. Il parlait d'aspirine pas vrai ? Dans ce cas-là, oui, il en avait. « Gardez vos forces », dit-il lentement, observant ces doigts qui entouraient son poignet. « Je vais vous... te soigner. Enfin essayer », qu'il chuchota, il n'était pas médecin, seulement étudiant en médecine... « Ca risque de piquer un peu », le prévint-il délicatement, ses doigts venant lui retirer ces bandes rougeâtres qui entouraient ses mains. Avec le plus de douceur possible, il lui nettoya le corps, utilisant un tissu humide pour effacer les traces de sang séchées ou les traces de sang tout court. il désinfecta les plaies les plus importantes ensuite, s'excusant à chaque fois. Il colla délicatement des pansements là où les blessures n'étaient pas trop profondes, avant de lui coller une bande cicatrisante sur l'arcade du mieux qu'il le put, une petite moue perturbée au visage. Il craignait ne pas bien faire, ou encore pire, lui faire mal. Il ne savait pas s'il était encore conscient ou non. Il s'installa à côté de lui sur le lit, prenant l'une de ses mains dans les siennes, passant un gant humide pour lui nettoyer la peau, vérifiant qu'il n'était pas grandement blessé ici aussi. Il fit la même chose avec son autre main.
Et quand il eut fini, il redressa ses pupilles vers son visage, l'observant avec inquiétude, les lèvres finement pincées. Il allait patienter, maintenant.
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Sur le coté, ses organes s'encastrent les uns dans les autres comme des légos bousillés. Le changement se fait tortueux quand il se fait mettre sur le dos. Son corps s'écrase lentement sur le coté et son bras bascule de l'autre coté. Les yeux tantôt entrouverts, tantôt fermés, il capte les brimes de ce l'autre entreprend sur lui. C'est la première fois qu'un homme s'occupe de lui, en dehors des infirmiers des hôpitaux avec un combat légal. La première fois qu'il est illégalement dans cet état. La première fois qu'il flanche si misérablement, pour le triple de fric qu'on lui file habituellement. Il aurait du se douter que c'était un affrontement suicidaire. Il le savait , pourquoi se ment-il. Il le savait. Il y a été , il le savait. Il aurait pu mourir, ça aussi il le sait. Mais il n'est pas encore mort. Il sent encore. Les odeurs. Le toucher de ce mec. Gentil. Lent. Anormalement bienveillant alors qu'il n'est qu'un animal. Qu'est-ce qui cloche dans cette scène? Tout. Absolument tout. Rien n'aurait du être là. Comme ça. Rien. Tout était pire qu'improbable. Improbable, mais là. Alors... Ujsyan arrête d'essayer de trouver une raison du destin à tout ça. Il ne pense plus. Il est épuisé de penser. Surtout si c'est pour n'obtenir aucune réponse. Il lui demande de le droguer. Ne comprend-il pas? S'il lui file un doliprane, il lui fout dans le postérieur. Enfin dans le possible du moment, c'est à dire qu'il ne pourrait rien dire à part se facepalmer l'esprit. Il a bien vu que le blond avait amené un stock. C'était qui ce mec, un survivaliste? Plus penser... c'est dur. Tout est tellement bizarre... a commencer par l'odeur de ce lit. La couette va être tachée... par sa faute. A la même image que le pull dans lequel il est encore. Ujsyan l'entrevoit. Il sent ses mains. Fines. Elles lui vire son débardeur bien abîmé déjà, tirant dessus mais avec une subtilité qu'il ne capte même pas, finissant torse nu, en ayant eu à peine l'impression de bouger. Avoue, tu lui a découpé son tee shirt avec des ciseaux. Garder ses forces? Où ça? Lesquelles? S'il en avait eu ne serait-ce qu'un peu, il serait rentré chez lui direct. Mais ... bizarrement, il n'a pas envie de bouger. Il se sent calé.... bien... dans cet endroit mou qui commence à lui tenir chaud dans le dos du moins. Il fait bon ici. Une envie de dormir, mais il s'y refuse. Il veut surveiller ce blondinet. S'il s'endort, qui sait, il va peut-être lui prélever un rein, et il a besoin des deux pour combattre.  L'idée que certaines personnes soient réellement gentilles jusqu'à la déraison ne l'effleure pas. La parano de la proximité de l'inconscient et possiblement de la mort peut-être? Ne pas penser. Putain, obéis-toi toi-même sinon y'a plus de recours. Irrécupérable, il le sait.

Pour lui, l'est-il aussi? Qu'est-ce qu'il se dit sur lui... il ne se demande même pas. La seule chose qui fonctionne chez lui, ce sont ses sens. Son cerveau capitule peu à peu, laissant place aux hallucinations dues à la douleur trop fort. Pourquoi il ne se plaint pas, ne gémit pas, n'échappe pas même un souffle de trop quand il se fait triturer les plaies. Enfermé dans son délire à mille lieux de là. Pas d'éléphant, aucun cliché débile. Seuls ses sens. Exacerbés, qui s’emmêlent et lui foute le tournis comme jamais. La douleur le drogue, le rend illogique, ses yeux voient ce qu'ils veulent voir. Alors il les ferme et seul les sons et le toucher sont alors les plus fiables. "Si j'dors... tu vas m'charcuter..." et quelques secondes après.. "Qui m'a porté... " Il sent ses mains sur son visage et se tait soudainement, sa respiration se ralentissant, son souffle s'écrasant sur les parcelles de peau du Jaemin qui passe à proximité. Par réflexe, sa main inerte se traîne jusqu'à une masse plus charnue. La cuisse de son infirmier de fortune probablement. Il la retourne paume vers la haut et le bout de ses doigts nus touchent le pantalon, carressant les plis comme une attention inconsciente. Il tourne le visage, docile et se laisse panser l'arcade et nettoyer le reste. Le torse ne lui a rien fait mais le visage... Ses lèvres gercées s'entrouvrent, perlant d'un plasma transparent qui cherche à colmater l'état désastreux des chairs séchées et ouvertes, comme s'il avait fait un raid en Sibérie. Son torse prend un rythme stable et quand une des mains passe à proximité de sa joue, sans le toucher, son œil la capte et il écrase sa mâchoire mal rasée et sa joue crispée de douleur dans la paume de cette dernière, les yeux de nouveau fermé. "valium... " Il a chaud. Peut-être de la fièvre. Probablement d'ailleurs. Son dos est parsemé de fissures de chair à cause de sa chute dans le buisson, tâchant le lit, silencieuses. Sa main libre réussit à atteindre la boucle de la ceinture de son treillis noir déchiré sur les jambes... il tire dessus lentement , déclipsant le cuir. "Dans..l'voiture..." Son pouce vire le bouton, et il pousse le début de son futal laissant apparaître le haut de son boxer... sans force.. alors que la couette se tache de sang sur le coté extérieur de sa cuisse gauche. Le noir masque le sang. Pas l'artère fémorale de touchée , mais il a pris une barre de fer dans la jambe... la plaie est peut-être la plus dégueulasse et peut-être celle qui lui file la fièvre vu le nombre de fois qu'il est tombé dans la boue et les saletés impures du lieu. Et là, il faudra des points... une dizaine. Il a relâché sa tentative, de nouveau dans les vapes à cause de la douleur. Il a cru qu'il suffisait de quelques soins pour le refoutre sur pied? De toute façon, s'il ne le drogue pas, s'il ne lui fait pas cette piqûre de valium dans la jambe... il ne cessera d'avoir des soubresauts nerveux, à cause de la souffrance engendré par l'action médicale, et il serait absolument impossible de le recoudre. Son visage retombe sur le coté du coussin. Il ne sent plus la main...Dommage, sa prise en otage aura été courte. En tout cas, il sent encore le genou près de ses doigts qui eux ne peuvent s'empêcher cette action étrange et presque touchante de caresse compulsive, comme pour se rassurer qu'il n'est pas encore crevé comme un sale clebs.



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Yoon Jae Min
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Sam 13 Oct - 0:15

Les étoiles. Ces astres mourant mais d'une telle beauté que c'en était unique chaque soir. Ces astres, brillant, parsemant une douce lumière dans le ciel une fois la nuit tombée, créaient un tableau original, et singulier. Chaque soir, un nouveau dessin. Chaque soir, une nouvelle histoire. C'était un spectacle fabuleux, relaxant et tellement intéressant. C'était un croquis parfait, poétique, extravagant et pourtant tellement doux et calme. C'était tellement insolite et naturel à la fois. Un film immobile qu'il pouvait fixer pendant des heures sans s'en lasser. Il se laissait parfois même surprendre parce quelques lumières, quelques étoiles, quelques nuages, les appréciant les uns après les autres dans un regard émerveillé, et pétillant. Il trouvait cela dommage néanmoins que les gens ne prennent plus le temps de lever la tête pour les observer, les étoiles. La nature offrait énormément de belles choses au quotidien. Que ce soit des paysages à couper le souffle, ou encore des êtres vivants absolument merveilleux – les animaux. La vie elle-même offrait de belles choses, et plus personne ne prenait le temps d'en prendre soin, et de les apprécier. De les observer, de les contempler, de les détailler. C'était triste. C'était dommage. Tout le monde avait son regard baissé vers le sol, à ruminer, grogner, râler, taper, travailler, étudier... Alors que si chacun prenait le temps de redresser le visage, au moins une fois, ils pourraient être baignés dans ces faisceaux lumineux. Ils pourraient assister à la naissance de ce ciel étoilé, de ce tableau impérial, céleste. C'était dommage, mais c'était ainsi. Les Hommes ne faisaient plus attention, gaspillant ce qu'ils avaient, s'enrichissant de ce qu'ils n'avaient pas ou plus, épuisaient ce qu'il lui restait. Cependant quelques âmes s'aventuraient par ces cieux, passaient par ces chemins, par ces dessins. Les autres erraient et se perdaient – et allaient se battre ou regarder les autres se battre ; un exemple prit absolument au hasard.
Jae Min le regardait tous les soirs, ce tableau. Car il l'apaisait. Et il trouvait en ce dessin un manteau reposant. Il se sentait moins seul. Il se sentait moins triste. Il se sentait moins perdu. Comme si on lui indiquait le nord. Comme si on lui montrait le chemin, la marche à suivre, la voie à emprunter. Comme si on lui murmurait que tout irait bien, alors que rien n'allait, alors que sa mère venait de quitter son appartement en criant, en insultant, en menaçant.
Jae Min le regardait tous les soirs, ce paysage. Et peut-être que s'il le faisait, c'était parce qu'il espérait le rejoindre. Qu'il espérait être là-haut, quitter ce monde-là pour en rejoindre un autre. Peut-être que s'il le faisait, c'était par simple habitude, par un espoir muet, déguisé dans le contemplation des astres. Peut-être que s'il le faisait, c'était juste pour se rassurer qu'il n'était pas seul – alors qu'il l'était, en soit.

C'était sans doute pour cela qu'il ne voulait laisser personne seul. Ou peut-être pas. Jae Min était juste ainsi ; altruiste. Toujours les autres. D'abord les autres. Aider un inconnu sorti d'un combat ? Il le faisait. Même si c'était risqué, même si ce n'était pas « normal ». Jae Min n'était pas dans la norme, d'une certaine manière... « Je ne charcute personne », et on passait sous silence le petit moment de réflexion, le temps qu'il comprenne de quoi le blessé parlait. « J'ai demandé au concierge. Et Il m'a aidé à te ramener jusqu'à mon appartement », il se pinça légèrement les lèvres, « J'aurai pas réussi sinon... », qu'il souffla dans un petit air embarrassé, avant de grimacer un instant à cause de cette force qui lui manquer. Ses iris se calèrent sur la main du blessé qui touchait sa cuisse, ses joues rougies, alors qu'il tentait discrètement de la décaler, un petit raclement de gorge se faisant entendre. Ses pommettes ne lâchèrent aucunement cette couleur cramoisie, ses lèvres se pinçant sous la gêne, tentant de se concentrer sur sa tâche. A savoir le soigner. Autant qu'il le pouvait. Comme il le pouvait. Sa frimousse se pencha soudainement, ses sourcils se haussant légèrement dans une interrogation silencieuse. Et bêtement, Jae Min répondit, « Valium ? », il plissa le nez après quelques secondes, mais n'eut pas le temps de poser plus de questions. Un petit son surpris, et absolument gêné lui écarta les lèvres alors qu'il essayait de comprendre les mouvements de l'autre homme mais surtout de les arrêter, ses doigts retenant doucement les siens dans des gestes aériens, cette peur de lui faire mal toujours présente. Il se pencha faiblement, observant son visage, ses doigts appuyant délicatement sur sa joue. « Pourquoi tu as parlé de valium ? », lui demanda-t-il, « Tu en as besoin ? », il en connaissait les propriétés et aussi pourquoi il était utilisé. Ses phalanges frôlèrent sa joue, s'en éloignant, s'assurant qu'il n'avait manqué aucune plaie. « Je vais... », commença-t-il, décalant la main du blessé doucement pour se lever, « Tu t'es fait mal au dos en tombant ? », il ne savait pas pourquoi il lui parlait cela dit, son vis-à-vis était à peine capable de répondre. Avec lenteur, ses mains se posèrent sur son épaule. Il souffla brièvement, et bruyamment, avant de pousser doucement, tentant de le faire un peu rouler sur le côté histoire qu'il puisse voir son dos. « Okay », lâcha-t-il, déjà épuisé, « Tu peux rester comme ça ? Le temps que je désinfecte ? », il tenta de le maintenir dans cette position, se courbant pour avoir son visage au même niveau que le sien, « Tu m'entends ? », il se pinça les lèvres, se reculant, attrapant le tissu humide précédemment utilisé d'une main, retenant son corps de l'autre dans une moue concentrée. Une fois terminé, il souffla à nouveau, dans une grimace épuisée, changeant de bras pour tenir l'autre homme. Il désinfecta les plaies qu'il voyait, s'excusant à nouveau, tentant d'en panser le plus possible – mais il avait certainement dû en oublier.
Sur son dos, ou celle sur sa jambe, par exemple.
AVENGEDINCHAINS


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Im Uj Syan
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Dim 14 Oct - 22:50
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Dans les vapes. Il s'est laissé avaler une énième fois dans le flou... son cerveau fait les aller retour entre la lucidité à faible échelle et le délire, puis le néant. Son sang ne devait pas tout irriguer normalement, sinon quelle autre explication? Et qu'est-ce qu'on s'en fout des explications d'ailleurs dans cette situation. Les seules choses qu'il ne lâche pas c'est cette idée de valium et ... la texture des plis du coté du genou du blond.. son jean ou autre chose, il s'en foutait mais ça lui donne au moins la certitude qu'il n'est pas seul. De quoi a-t-il si peur? De rien vous dira-t-il. Il dira qu'il préfère juste ne pas être seul. Maintenant qu'il est là... la présence de ce blondinet qui s'est permis de le dessaper en partie et de le toucher, lui parait comme indispensable, passe ultime pour que sa vie continue. Il est celui qui a décidé de le soigner, de le faire saigner ou non, de le faire souffrir ou de le soulager, de le rendre catatonique, euphorique, comateux, ou juste mort. Il a tout dans ses mains ce petit gars et sa blondeur apparaît soudainement comme un mirage pouvant suspendre un court instant son existence dure et insondable. Il le sent. Doux. Lent. Qui marque son corps de liquide désinfectant mais aussi de caresses non voulues, de frôlements, de tortures légères, de bien comme du mal inhérent à ses blessures scellées dans sa peau, plus rêche, plus épaisse, plus poilue que celle-là en face, pareil à du velours pâle. Delirium gratuit, silencieux, où ses pupilles qui franchissent ses paupières indignes de confiance pour une vue sans faille, captent des détails. Pull rougi comme ces mains fines, mains de femme, mains de musicien, mains de chirurgien. Cobaye offert qu'il est. Il pourrait tout tenté sur lui qu'il ne pourrait probablement rien faire, mais il y perdrait au change parce que ses organes, c'est de la carne pourrie toute juste bonne à nourrir les cochons et les chevaux carnivores de l'autre dingue occidental dont on fait la mythologie, aussi bradassé que certains dictateur d'asie.

Dictateur lui, il l'est mais de son corps et de son existence. Intolérant en ses faiblesses, celles là même qui font l'attention de ce blond, alors doit-il vraiment les considérer comme nocives face à lui...? Il ne comprend pas. Pourquoi se donne-t-il tant de mal à faire ça. Il pourrait être un mafieux, un meurtrier, un dealer, un violeur... que le blond n'aurait aucune chance. Il pourrait l'être pour de vrai , c'est juste qu'il s'y refusait, dans l'immédiat mais un jour, il franchirait peut-être ce pas qui sait. Il en pensait tout un tas de saloperies innommables, mais jamais l'acte n'était de mise. Et là, ce mec, aux airs chastes, balade ses doigts sur lui, les parties les plus sensibles de ses douleurs sans même se rendre compte qu'il le stimule, qu'il lui donne plus d'effets d’adrénaline dans son délire que n'importe qui avant lui. Le mélange d’extrêmes lui fait partir dans une évasion de sensations qu'il ne maîtrise pas. Il ne lui charcute peut être pas le corps à proprement parler, mais... il lui charcute les sens, l'âme, en étant en total contradiction avec ses principes, ses acquis, sa vision du monde et des gens.

Son inconscience bat des records. Et la conviction de son geste pour pousser la main aussi. Proche de zéro parce qu'elle ne bouge pas. Il y est, elle y reste, laisse lui son doudou-genou putain, tu le tritures! Bien sur qu'il a besoin de valium, s'il le dit, s'il le supplie. De toute façon, il n'a pas le choix. Ça va mal finir, il va hurler dans l'appart s'il ne le défonce pas à une drogue quelconque ou à un alcool, avant de toucher plus de plaies, surtout celle de la cuisse. Ce serait bien qu'il s'alarme d'ailleurs parce que la couette se tache de plus en plus. Il saigne depuis pas mal de temps maintenant, même si le sang coagule lentement et que ce n'est pas une artère, ça pourrait sérieusement s'aggraver.
Son genou. Rend lui son genou,pourquoi tu pars! Sa main ne touche plus rien et n'a plus comme recours que rester là, étaler sur le tissu sali. Il a même envi de le frapper quand il lui demande s'il s'est fait mal en tombant tout à l'heure dans l'allée. Nooon! Bien sûr que non! Il a explosé un buisson fraîchement taillé de tout son poids , plus celui de son sauveur de fortune! Il a senti les morceaux de bois lui arracher la peau , mais ça va, tout baigne, il est en marshmallow, il a rebondit. Bien sur que oui il s'est tué le dos! A l'aide... il ne va pas survivre. Son cerveau décide de faire comme les politicards. La partie de gauche est pour la douceur, l'altruisme et la tolérance, requémandant son genou comme doudou, la partie droite envoie chier le monde entier, veut tuer le sauver, et tout garder pour sa gueule, son corps de puceau avec, et la rage dedans... mais pour ce soir, la gauche a raison de lui. Mono tache, et mono-mortel surtout il se laisse malmener, non sans échapper des souffles douloureux, diaphragme malmené par des manipulations pas toujours très adroites. Ses sens prennent une nouvelle fois le dessus... vive la rationalité de l'homme qui a mal, c'est toujours ainsi pour tous.

Son corps bascule... ses cotes le tirent, hurlent de le remettre sur le dos, il blêmit, son souffle se raccourcit.... Il se fait plus relâché, presqu'inconscient, les yeux presque fermé, les lèvres qui s'assèchent encore plus de ce souffle qui passe et repasse... du sang coagulé s'en échappe, réponse à ses plaies à l’intérieur de ses joues qui arrêtent peu à peu de saigner. Vous croyez que ça s'arrête comme ça? C'est dans les films ça. La vie elle n'est pas si logique et facile selon les corps. Ses muscles roulent doucement sous les doigts pâles du blond, qui s'affaire tant bien que mal au carnage passé, nettoyant comme il peut, et virant probablement les débris de bois restant. Un frisson soudain. Cette voix, si près de son oreille... une question... il avale sa salive, sa nuque encaissant ce frisson qu'il aurait adoré s'il avait eu pleine possession de ses moyens, un frisson qu'il aurait redemandé. Déglutition douloureuse, et il ferme les yeux en signe d'acquiescement. Il tient. Sa main se serrant sur la couette de l'autre coté, mais son visage s'enfonce lentement dans l'oreiller.. Épuisé. Tout homme à ses limites.... Il ne peut plus. Sa main se desserre et il reste juste en place parce que son corps et plus poussé sur le coté que vers l'arrière mais quand il le remettra sur le dos, il s'écrasera dans la matelas de tout son poids c'est certain.

Plus les minutes passent et plus ses excuses finissent par devenir rassurantes, comme une marque de l'identité de celui qui est là. Contre lui. La laine contre sa peau... Il ne parle plus. S'il a le droit à du valium ce ne sera pas lui qui lui aura répété, il est à sa merci pour de bon. Plus un mot, juste les yeux à peine ouverts de temps en temps et ce pantalon qu'il n'a pas pu virer de lui-même. Sur le coté, comme ça, la plaie sur le coté de la cuisse est bien visible. Le tissu a été coupé clairement dans le coup, et les chairs sont visibles. Il ne peut pas faire mieux. Il va bien s'en rendre compte non? Ses mains se contractent par moment, comme les spasmes qu'on a dans le sommeil, preuve qu'il lutte pour rester réveillé mais que bien au delà, son esprit part loin.

Il finit de nouveau sur le dos et son visage part de l'autre coté, dans l'élan du mouvement général, écrasant une partie légère du corps de son soigneur. Sa main retombe à plat sur le lit et il gémit gravement sous la douleur général mais rien de plus, le silence se refait présent. Il sue comme un dingue. S'il te plait fais vite, qu'il aimerait lui dire. A son stade, il l'aurait même supplier de lui foutre un grand coup de poêle dans la gueule pour l’assommer et qu'il n'en chie plus à ce point. Mais s'il n'a toujours pas perdu connaissance c'est que Dieu le teste, non? Il préfère penser ça? Non que dalle, c'est juste qu'il a encore des couilles, voilà , ça c'est sa logique... mais ... là il ne peut plus. Le blond ne se rend pas compte qu'en réalité, il a été bien plus cruel que lui avec ce vietnamien. En ne lui donnant aucun anesthésiant pendant qu'il fait tout ça, il le torture. Et bien comme il faut. Mais Ujsyan n'est plus en état pour réclamer justice. Il aime avoir mal? Il est servi.



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Lun 15 Oct - 15:12

On pouvait le penser stupide, Jae Min. Il l'était sans un peu. Stupidement naïf, peut-être. Ou naïvement stupide. Le résultat était le même, il baignait un peu trop dans la crédulité et pas assez dans le réel. Il voyait le mal sans le voir. Il frôlait le mal sans le toucher. Un concept, Jae Min. Un être à part, Jae Min. Mais à part sa naïveté à s'en cogner la tête contre le mur, il était un peu trop tourné vers les autres. Il voulait aider. Tout le temps. N'importe qui. Ne pas parler aux inconnus était quelque chose qu'on ne lui avait pas vraiment appris. Il se l'était enseigné à lui-même, pas peur d'ennuyer, d'exaspérer mais surtout à cause de sa timidité. Devenir coiffeur l'avait aidé à la mettre de côté, et il pouvait parler aux autres un peu plus naturellement. Tout n'était pas encore au point, cependant. Il hésitait souvent ou rougissait pour tout et n'importe quoi. On pouvait au moins lui laisser le mérite d'essayer, et d'y croire un peu. On pouvait le penser idiot d'aller vers cet homme sans le connaître et de lui proposer son aide. Il aurait dû continuer sa route, fermer les yeux, ne pas s'arrêter, marcher, rentrer. Un autre aurait fait ça – hors Jae Min n'était pas un autre. Même s'il ne suivait pas des études de médecine, même s'il ne voulait pas devenir infirmier, il se serait arrêté. C'était la moindre des choses, selon lui, que d'aider ceux qui semblaient en avoir besoin. Et cet homme en avait cruellement besoin, au vu de ses blessures. Peut-être bien que Jae Min allait exaspérer l'homme qu'il essayait d'aider. Non. C'était sûr. Il allait l'exaspérer. Mais encore une fois, on ne pouvait pas lui en vouloir d'essayer. Il était comme ça, Jae Min. Altruiste. Idiot, naïf, un peu trop innocent parfois, mais altruiste. Sa principale fonctionnalité était d'aider les autres. Lui venait après. Tant pis s'il allait avoir des soucis. Tant pis s'il allait rentrer trop tard. Tant pis s'il allait avoir mal. Il serait rassuré en se disant, qu'au moins, cet homme serait chez lui, et soigné. Si sa mère le voyait rentré, il en aurait pour le reste de la nuit à l'écouter le rebaisser, l'insulter et répéter les mêmes mots qu'elle disait d'habitude. Mais ce n'était pas grave. Il devait d'abord être sûr que cet homme irait bien, qu'il serait soigné et que ses plaies seraient pansés. Sa propre personne ne venait qu'après. Bien après. Toujours après.
C'était comme ça qu'il pensait, Jae Min.

En cet instant, d'ailleurs, il ne savait pas s'il faisait plus de mal que de bien au combattant – mais il faisait ça pour son bien. Fallait bien voir le positif quelque part. Il nettoyait sa peau, désinfectait ses plaies, les pansait comme il le pouvait et avec ce qu'il avait appris. Il s'excusait dès que l'homme respirait. Il n'avait pas besoin de dire quelque chose pour que Jae Min demande pardon, il le faisait automatiquement à chacun de ses mouvements. Il s'occupa de son dos, qu'il se souvint brièvement meurtri par la chute. Et finalement il était plus meurtri qu'il ne le pensait mais il fit son maximum pour le soulager. Ses lèvres bougèrent dans une nouvelle excuse en attendant l'autre se plaindre de douleur. Il grimaça quelque peu, compatissant sans pour autant ressentir une quelconque gêne à cause du mal qui brûlait sa peau. Les comprimés ne lui feraient rien étant donné qu'il ne pouvait même pas les avaler. Il voulait le rassurer, mais il ne savait pas spécialement quoi dire. Retirant son pull, il se retrouva en t-shirt fin, frissonnant à cause du frais. Il ne s'en soucia pas longtemps, essuyant le front de l'homme à côté de lui dans des gestes aériens. Ses prunelles détaillèrent son corps à la recherche de plaies qu'il aurait manqué, échappant un son horrifié en voyant cette blessure à sa cuisse. Il s'excusa en bougeant rapidement, faisant de son mieux pour lui retirer son pantalon en délicatesse – et il préférait oublier ses joues qui rougissaient grandement. Il s'excusa, encore et encore, de ne pas l'avoir vue plus tôt.
Il avait besoin de points. Il avait besoin de morphine, aussi. Il avait besoin de tout un atelier médical mais il n'en avait pas – et Jae Min imita très bien ce très connu tableau, Le Cri de Munch...
Et puis, une idée ; de toute façon il n'avait pas le choix : c'était cette solution ou rien et il n'avait pas envie d'y aller avec rien.

Dans des mots précipités, il déclara qu'il revenait, après de longues secondes de réflexion, quittant son appartement en vitesse, dévalant les escaliers – manquant de tomber deux fois d'ailleurs – et courut jusqu'à la voiture du blessé. Voiture qu'il fouilla sans trop oser jusqu'à ce qu'il trouve ce dont l'homme lui avait parlé. Il remonta aussi vite qu'il était descendu – en théorie, parce qu'en pratique, il galéra un peu plus, et se dépêcha de retourner dans sa chambre. A bout de souffle, il articula quelques syllabes, lui disant qu'il avait trouvé, qu'il allait lui injecter parce qu'il allait devoir le recoudre. Prononcer ces mots lui fit prendre conscience de la réalité et il eut un moment de pause, d'angoisse, en se disant qu'il allait peut-être raté et qu'il serait préférable d'appeler une ambulance, des professionnels, pour régler ce souci. Mais il avait promis...
Cherchant le nécessaire, il déballa le tout sur son lit, fixant avec crainte les fils et les aiguilles. De peluches, vieux vêtements ou même coussins, il passa à une vraie personne pour s'entraîner. Il en était pas spécialement ravi cela dit. Lui décrivant tout ce qu'il faisait, il lui fit savoir qu'il allait commencer. Et il commença par lui donner le valium, espérant calmer la douleur et le détendre. Il patienta un peu que ça fasse effet puis après s'être excusé, encore, il s'affaira. Il ne compta plus le nombre de fois qu'il s'était excusé, qu'il avait demandé pardon, qu'il avait dit faire attention pour ne pas lui faire mal, pour que ce ne soit pas horrible non plus. Il s'excusa déjà de la future cicatrice. Il n'était pas dans le métier, il l'apprenait seulement.

Et après de longues minutes, un long combat, des excuses par milliers, il souffla bruyamment, s'asseyant à côté du blessé sur son lit, essoufflé comme s'il avait couru pendant des heures. Son nez se plissa en regardant son travail sur sa cuisse, avant de laisser son regard remonter jusqu'à son visage. « Monsieur ? », qu'il dit doucement, reprenant son souffle et ses lèvres bougèrent dans un son d'hésitation. « Ca va ? », tenta-t-il, récupérant son pull tâché pour lui essuyer le front une nouvelle fois. « Je suis désolé »
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Rang Rabbit

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Im Uj Syan
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Lun 15 Oct - 22:08
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La brume. Il n'y en avait pas, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir cette sensation. On ne maîtrise plus rien. Version orgasme mais à l'envers, c'était tout sauf le pied. Impuissance, nausée, la sensation que son sang va plus lentement que son propre souffle, que son cœur bat pour rien, juste parce qu'il le doit, et que tant qu'il ne saute pas un tour, plusieurs même, il est en vie. C'est là qu'on se rend compte que le cœur n'est qu'une machine, une pompe dénuée de pouvoir lié aux émotions, idée reçue, absurde, le romantisme et toutes ses conneries, il s'est toujours interdit d'y croire. Tout n'est qu'alchimie chimique n'est ce pas. Hormonal. Rien de plus non? Aucune idée, ses yeux fixent le vide, à travers ces paupières  épaisses et collantes. Son arcade a été assez bien nettoyée, mais le reste de son visage, derrière ses oreilles et probablement ses cheveux, l'intérieur de sa bouche, autant d'endroit qui doivent puer le sang coagulé, et au touche on en parle pas, pire que du gel séché.

Inerte sur le lit, il ne se rend pas compte que le blond a enfin percuté à la plaie de sa cuisse. Il récupère tout juste une respiration calme, qu'il comate encore, les cotes reprenant doucement leur étirement normal, quand il sent deux mains tirer sur ses pompes, puis son treillis noir. Ujsyan par réflexe essaie de ne pas lui compliquer la tâche mais c'est infime, à tel point que l'autre n'a pas du voir qu'il avait essayé d'aider. Et le voilà qui se retrouve en boxer, à la merci de ce jeune tortionnaire, qui ne se rend pas compte du calvaire doucereusement sadique qu'il lui impose depuis quelques minutes. Si tu n'étais pas convaincu d'être un réel masochiste Ujsyan, voilà chose faite. Il s'est à peine plaint. Même un vieux en train de crever aurait fait dix fois pire. Juste un gémissement dans ce chaos de triturement. Court et oublié. Le tissu à quitter ses jambes, la plaie suintant d'un sang sale, imbibé de saletés qui commencent à lui donner une tête inquiétante. Le paradis pour les bactéries. Le blondinet aurait du le foutre dans la douche ou la baignoire carrément et lui balancer la flotte sur la gueule avec une bonne dose de drogue et ça aurait plus pratique pour lui. Ujsyan s'attendait à tout moment à ce qu'il appelle les ambulances, voir les flics. Il sait qu'il ne tiendra pas, il en est sûr. Il aurait du se dire aussi qu'un jour, arrive le moment où on n'a plus raison du tout et où on rencontre une personne qui va à l'encontre de toute logique et tout abandon.

Il revient. C'est ce qu'il a dit.. voilà c'est le moment. Il finira à l'hosto d'ici une heure, les flics à lui poser des questions probablement et même peut-être que Hyun Ki viendra le faire chier par pur plaisir, et qu'il jouira de l'avoir enfin piégé, attraper et que c'en est fini de lui. Les anges envoient en enfer ceux qui le méritent, il n'aurait pas du douter de son instant et refuser son aide. Dans un effort de survie, il essaie de se redresser sur un coude mais son corps ne réagit pas, il n'arrive même pas à se décoller du matelas , trop mou, trop confortable, à l'odeur apaisante. Il n'a pas envie? Il ne peut pas? Les deux? Il ne sait plus mais son choix se fait trop long et le cadet est déjà revenu. Il va lui dire quoi? Qu'il attend le médecin, alors qu'il a appelé les flics? Il a disparu de l'appart. C'était trop calme. Mort. Il ne veut personne d'autre que ce mec pour les soins, il ne veut personne d'autre. Il l'avait prévenu de n'appeler personne, il va devoir le punir maintenant. Quand il ira mieux, mais il le fera et l'autre s'en mordra les doigts. Il va se faire un plaisir de... Une douleur dans la cuisse et il entrouvre les lèvres, le souffle un peu coupé, juste une seconde en son rauque de surprise et la sensation de ce produit qui l'enivre d'un coup. Puissant, dose forte, trop peut-être... Ses yeux virent au blanc un bref instant, son crâne s'enfonçant dans le coussin, sa nuque s'embrasant sous la sensation. Bien-être malsain, perte de repères, équilibre merdique, vue flou mais tout est plus doux au bout de quelques minutes... courtes minutes. C'est rapide. Il n'a pas dit que ce valium est un cocktail maison fait par sa mère et qu'il se traîne partout. Que des choses légales, des plantes qui mélangées, transportent ailleurs. Belladone de son âme. Sa main qui s'est serré sur le drap, se desserre lentement et ses muscles se relâchent. Il n'a pas prévenu les flics... peut être... il l'a écouté... peut-être. Tout est devenu peut-être avec cette substance. Il est canon... peut-être... trop jeune... peut-être... pur... peut-être... doux... peut-être... douleur absente... peut-être... il est là.. ça c'est pas peut-être... Il a fini de frôler la mort par la douleur. Elle s'est étouffé et il plane, esclave de ses gestes, regard vaseux stagnant dans la direction plus basse de son infirmier de fortune. Ses doigts, fins, filent sur sa peau ouverte, ses chairs meurtries. Ça tire parfois. Ça irradie un peu. Ça coule à l’extérieur de sa cuisse. Pantin humain. Combattant de papier ce soir, après avoir vu sa cote de maille fondre sous les mains de ce mec.

Il se laisse faire. Juste ça. Docile. Outre sa famille, personne n'a jamais pu voir ça... même pas ses potes... ils ne savent même pas qu'il peut choir, il a toujours mis un point d'honneur à toujours montrer l'exemple pour qu'ils soient soudés et un pilier pour chacun. Ujsyan finit par fermer les yeux, respirant lentement, apprécier cette folie douce qu'on lui a injecté, passeport pour un road trip abstrait. Juste le son lui arrive. Il sait ce qu'il fait , il le devine, mais ça le berce. Le comble: se faire recoudre le berce. On fait pas mieux niveau SM... il l'entend s'excuser encore et encore. Encore. En... co...re... berceuse... Cette voix. Ni grave, ni aigue, entre les deux.... et sincère.

Un poids s'enfonce à coté de lui. Il le sent à coté de sa peau d'avant bras, en partie bandée. Il entend ce souffle court. Émotif? Fatigué? Il ne sait pas et ne peut pas trouver la réponse, trop dans les vapes, seuls ses sens répondent et uniquement pour du positif lent et clair. Un geste. Une parole. Une envie. Et là, l'envie, elle est présente... une particulière... Une à tenir secrète, honteuse. Nourriture incomprise dont il avait besoin pour guérir et tenir. Il ne répond pas tout de suite à son monsieur. Mais quand le pull vient lui essuyer la sueur de son front, d'un corps qui se bat contre le mal qu'on lui a infliger, Ujsyan relève le bras, sa main large et abîmé, aux phalanges éclatées se fermant sur le poignet pâle sans serrer. Il fait glisser la laine sur sa gorge et de l'autre main l’ôte de cette main qui l'a soigné. Tous ses gestes, sont lents, imprécis, maladroits, faibles. Il finit par libérer cette main et la reposer sur sa gorge, son pouls pulsant dans les doigts fins, mais lui donnant aussi une sensation agréable, fraîche et douce. Il laisse s'échapper un mot. "reste..." de ses lèvres à peine mobiles, souffle audible. Il ôte sa main de son poignet et remonte ses doigts mâts sur ses jumeaux plus pâles, contraste frappant et laisse sa main un long instant ainsi, se doutant que l'autre la virera, surtout s'il est hétéro , mais il s'en fout. Il n'est qu'à moitié conscient de ce qu'il fait... Un frisson violent lui prend tout le corps et une chair de poule vient lui irradier la totalité de l'épiderme, marquant son torse et le reste de picots charnels. Un courant d'air. A cet instant, le concierge apparaît avec un "Excusez moi, vous avez oublié ça dans le....oh..."

Il se fige devant le spectacle de deux jeunes hommes, dont l'un à moitié nu, du sang sur le lit, du matos de médecine, et du plus jeune qui a la main sur sa gorge. "Hum ... J'vous laisse ça dans l'entrée! Faites attention, votre porte n'était pas fermée..." Oui sauf qu'il faut espérer que ce type n'appelle pas la police lui. Petit blond, il est temps de te transformer en robin et d'aller convaincre ce type de garder le silence.



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Yoon Jae Min
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Lun 15 Oct - 22:56

Le coiffeur serait le parfait candidat pour des missions humanitaires. Il avait l'empathie, la sympathie, le besoin d'aider, l'envie d'aider. Il avait une aura un peu trop pure bien que calme et posée, ce qui était de bonnes choses, finalement. Il n'inspirait pas la crainte, et il remarquait parfois que les enfants se laissaient faire quand il s'arrêtait. Comme ce gamin, un jour, qui était tombé de son vélo, qui avait braillé pendant de longues minutes, gesticulant alors que même sa mère lui disait que ça ne ferait pas mal, que tout irait bien. Quand Jae Min s'était approché, il avait pleuré encore plus fort jusqu'à ce qu'il remarque que, quelque part, Jae Min lui ressemblait sans doute. Jusqu'à ce qu'il remarque cette petite lueur enfantine dans le fond de son regard. Jusqu'à ce qu'il remarque cette innocence accrochée autour du cou et cette bonté – ou alors l'étudiant avait simplement eu de la chance, ce qui était tout aussi envisageable que le reste. Mais Jae min s'entendait bien avec les enfants. En soit, il s'entendait bien avec tout le monde. Et il voulait aider tout ce petit monde. Il voulait essayer, au moins. Il ne voyait pas de barrières, de limites. Cet homme pouvait être un danger. Il pouvait le blesser ou même pire, mais Jae Min ne s'en souciait même pas. Inconscience, stupidité ou juste de la bienveillance... les limites entre chacun étaient trop fines pour bien les définir mais l'étudiant voyageait entre ces trois-là en cet instant. N'importe qui lui dirait d'appeler la police. N'importe qui lui dirait de trahir ses propres mots, d'appeler une ambulance et de se laver les mains. Tout le monde lui aurait même suggéré de ne pas ramener cet homme à la maison. Tout le monde lui aurait dit de le laisser dans ce tunnel, d'attendre, ou tout au pire de le déposer à l'hôpital s'il voulait vraiment aider. Tout le monde trouverait ça stupide, de l'avoir amené chez lui. D'avoir ouvert la porte au loup. D'avoir laissé un inconnu souiller ses draps, son pull, ses mains. De l'avoir souillé de son sang. Tout le monde l'aurait traité d'inconscient. Tout le monde dirait qu'il ne réfléchissait pas avant d'agir, alors que Jae Min pensait qu'il réfléchissait trop avant de faire quelque chose. Tout le monde lui dirait que c'était une mauvaise idée, que cet homme pouvait être dangereux. Il pourrait le tuer. La différence de taille et de force n'étaient même pas à prouver. Tout le monde pouvait le voir, même lui. Pourtant il s'était arrêté, il l'avait aidé malgré la puissance manquante de le soutenir et de le soulever. Il s'entêtait à le soigner du mieux qu'il le pouvait, sans appeler qui que ce soit, parce qu'il avait promis. S'il trahissait sa promesse, à quoi bon l'avoir dite en premier lieu ? Il ne se considérait pas comme une homme de paroles, mais s'il lui avait dit qu'il ne préviendrait personne, pour le bien de cet homme, parce qu'il ne voulait pas d'ambulance ou de médecins, il le ferait. C'était totalement absurde. Personne n'aurait fait ça.

Et c'était avec inquiétude et insouciance qu'il le regardait quand ses doigts s'enroulèrent autour de son poignet. Avait-il mal ? Avait-il besoin de quelque chose ? Ces questions restèrent en suspens dans l'air, frôlant à peine ses lèvres. Il ne bougea pas. Il ne parla pas. Il l'observait, l'air soucieux, attendant qu'il lui dise quoi faire, ou où il avait encore mal. Son visage se pencha quelque peu sur le côté quand ses phalanges se posèrent sur sa gorge, sentant son pouls. Sa figure se pencha de l'autre côté, comme un chiot qui tentait de comprendre les mots de son maître. « Je ne pars pas », dit-il. En même temps, il était chez lui... Il suivit les mouvements de sa main, remarquant que ses doigts paraissaient minuscules face aux siens, et que sa peau était nettement plus pâle. Il bougea quelque peu ses doigts, les agitant faiblement contre la peau de son cou, avant de lui frôler les phalanges dans une action rassurante. Un sourire se dessina sur ses lèvres, fin, doux, soulagé. « Hein ? », qu'il lâcha brusquement, sa tête se tournant tellement vite qu'il en eut brièvement la nausée. Ses paupières clignèrent rapidement alors qu'il regardait le concierge qui se tenait là. Pourquoi le concierge était là ? Il ouvrit la bouche, la fermant en prenant enfin en compte la situation. Ses pommettes s'empourprèrent sauvagement, son regard se baissant, ses muscles se crispant – sa main n'avait toujours pas bougé, néanmoins.

Inspirant longuement, il ne parvint pas à expirer la respiration. Elle restait là, bloquée dans le fond de sa gorge. Le concierge n'avait pas appelé la police en l'aidant, alors il espérait qu'il ne le fasse pas maintenant. Mais il craignait tout de même qu'il le fasse. Mais la police, Jae Min n'en avait pas spécialement peur. En revanche, s'il prévenait sa mère... Son souffle devint saccadé, et sa vue se brouilla. Il se leva d'un coup, s'aventurant vers sa porte d'entrée presque en courant, ouvrant cette dernière dans un geste brusque mais pourtant discret. Il alla retrouver le concierge, qui attendait l'ascenseur, les mains tremblantes, les lèvres secouées.
L'homme d'âge mûr paniqua en le voyant paniqué – quels nœuds – et il le raccompagna chez lui tout en tentant de le rassurer, plaisantant de la situation, riant outrageusement fort pour détendre l'étudiant. Il fut contraint de lui servir un verre d'eau, aussi et força Jae Min à aller se rafraîchir dans la salle de bain pendant que lui fixait le blessé. « Jae Min est bon gosse », qu'il dit, « Vous n'avez pas intérêt à... », commença-t-il, s'arrêtant subitement quand l'étudiant revint. Le concierge devint silencieux, fixant Jae Min pendant qu'il recouvrait d'un drap le corps du blessé, pour finalement retrouver sa place à ses côtés sur le lit, s'asseyant dans un souffle épuisé. « Mon numéro est toujours le même, si jamais il y a un souci... », il ne pouvait s'empêcher de fixer l'homme allongé.
Puis après de longues minutes, il partit finalement, non sans se retourner à plusieurs reprises. Jae Min tourna ses prunelles vers le blessé. « J'avais oublié mon sac », qu'il dit doucement, « Désolé », le coin de ses lèvres se leva légèrement. « Essaie de te reposer un peu », murmura-t-il.
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Mer 17 Oct - 11:36
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Il s'attendait à ce que la main disparaisse sèchement. N'importe quel mec qui se voit prendre sa main comme ça et qui est hétéro clair et net aurait retiré sa main et l'aurait même lavé. Il se faisait une raison. Peut être ou peut-être qu'il n'avait pas le choix. Ce mec aux airs d'inconscient trop pur réussissait à avoir le dessus sans un mot. Quelque chose clochait. C'était illogique. Qu'est-ce qu'il avait en plus? Ou plutôt qu'est-ce qu'il avait en moins? Son "je ne pars pas" raisonnait doucement en boucle dans son oreille la moins perturbé par un problème de pression. Comme coupé à moitié d'un coté et clair de l'autre. Un sifflement léger, la fatigue probablement. Mais il l'avait entendu. Voix rassurante, bizarrement rassurante. Même en étant chez lui, il aurait pu se casser à un autre endroit de l'appart et le laisser là, parce que beaucoup l'aurait fait et parce qu'on préfère laisser un convalescent se remettre quand il le faut, que de rester à coté de lui et de possiblement l'embêter.

Mais pas lui.
Il reste. Pourquoi. Et il sent ses doigts bouger doucement. Pas pour les oter. Que fait-il? Il n'est pas sûr de comprendre, est-ce une réponse à ses gestes? Il ne le rejette pas? C'est de plus en plus bizarre. C'est quoi cet appart, l'accès à une autre dimension, probablement. Sa main douloureux accuse même une attention de sa jumelle plus fine. Il ne s'en plaint pas. Il ne connait pas mais ... il ne crache pas dessus. Tellement doux que c'en est presque imperceptible. Les yeux fermés, il laisse sa main comme telle, sans bouger, il fera ce qu'il veut de lui après tout. C'est ce qu'il fait depuis tout à l'heure. Meme le fait d'être à poil, en partie, sur ce lit qui n'est pas le sien, il a déjà oublié. On oublie toujours quand on est bien à un endroit, le pourquoi, le comment  et la durée, du moment que ça ne s'arrête pas. Aussi infime et insignifiant puisse être ce moment, il ne veut plus le quitter. Le temps arrêté. Et ça ne dure jamais malheureusement.

Une voix étrangère, masculine. Putain les flics? Ujsyan a une crispation des joues, ne pouvant pas vraiment réagir en conséquence et se tirer comme il l'aurait simplement fait d'ordinaire, avec un "j'm'en vais" aux potentiels flics qui se seraient pointés. Là , il ne pouvait rien faire. Et pour sa défense, il n'avait pas (encore) fait quoi que ce soit de nuisible au blondinet mais il est vrai que la situation pouvait porter à confusion sur l'état masochiste et sexuel de la chose. C'est sans surprise qu'il sent la main quitter sa gorge et qu'il laisse retomber son bras sur la couette tachée de sang. Sa cuisse, elle, c'est une sensation de structure bétonnée qu'elle lui transmet comme si la douleur muette s'était accumulée dedans, pour tout transformer en quelque chose de dur et d'imbougeable. Merde... ça puait tout ça.

Il se rend bien compte de l'étonnement de l'autre à coté de lui, et quand il quitte en précipitation le lit, Ujsyan se dit que ça y est c'est bon, il va finir à l'hosto puis sous l'interrogatoire de flics et que Hyunki va jubiler. Bâtard.

Des bruits. Usuels. Ceux qu'on fait avec les choses de la vie. Verre. Eau. Il a soif, mais il ne demande rien. Le gout du sang dans sa gorge, sang coagulé, parfum de mort, lui colmate la crainte de quitter cet endroit sur une civière. Puis cette voix grave, mûre. Une présence lourde. Jae Min.. alors c'est ça son nom... un nom comme ses mains. Il divague. N'importe quoi. Des délires comme ça il en a peu. Il reveut cette main. Merde, ça non plus c'est pas bon. Et l'autre qui le menace. Allez , mon gros, vas y , fais toi plaisir... t'façon il ne peut rien faire. Si ça peut en soulager certains. Il a envie de fermer le poing et de lui faire un doigt à ce vioc. Mais par respect pour son tortionnaire, il s'abstient. Depuis quand il fait preuve de respect dans ces conditions. L'ombre disparaît finalement et l'odeur avec. Qu'on lui rende l'autre odeur, celle qui soulage, celle qui lui fait autant mal que du bien.

Jae Min... cette voix... et il s'excuse encore. Ujsyan avale sa salive comme il peut mais ça passe mal. "De l'eau..." qu'il murmure. Son sac? Intérieurement ça le fait sourire, il est aussi doué que sa petite soeur ce mec. Sa demande est réelle, mais il se mentirait s'il n'avouait pas aussi que ça servirait à le rapprocher de nouveau de lui. Il n'avait pas les encens habituels de sa mère pour l'endormir de force durant sa récupération, alors il devrait utiliser autre chose pour dormir, et le doudou humain est une alternative intéressante chez le Ujsyan. Il attend, se demandant si le blond va répondre positif à sa requête. Quand il sent le lit se renfoncer à coté de lui, il sourit très légèrement. Il va l'adopter, il devrait faire gaffe. A quoi il pense là . N'importe quoi. Il oublie vite de penser quand il sent de nouveau sa main... sa gorge crève de toucher cette eau ... sa main crève de toucher autre chose... il se perd. Il le subit et s'en fout. Qu'il lui fasse ce qu'il veut, il sera docile.



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Yoon Jae Min
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Mer 17 Oct - 21:30

Jae Min, il n'était pas comme la majorité des gens. Il n'était pas l'étudiant lambda. Il n'était pas le petit jeune sympa du troisième qui vivait à côté de sa mère. Il n'était pas le coiffeur banal, anodin. Il n'était pas la personne moyenne, la personne normale dans une généralité basique. Il ne suivait pas vraiment les principes de la société. Enfin il les suivait, sans les suivre. Il n'était pas comme tout le monde, Jae Min. On pourrait dire qu'il était unique, mais ce serait mentir aussi. Il n'était pas le seul, comme ça. Il n'était pas le seul, à se démarquer par un trait de caractère ou un autre. Il n'était pas le seul à sortir du lot sans réellement s'en apercevoir, sans réellement le comprendre. Parce que Jae Min, lui, se trouvait normal. Même ennuyeux. Il se trouvait encore plus bas que la moyenne, parce que sa mère lui avait toujours dit qu'il en était là. Il estimait plus les autres qu'il ne s'estimait, et c'était peut-être pour ça qu'il allait autant vers eux pour les aider. Il se disait qu'eux, au moins, vivait pour une raison. Pour un but, ou un rêve. Pour quelqu'un, aussi, peut-être. Il se disait qu'eux tous valaient plus que lui et qu'ils devaient être mis en avant. Lui ? Il était à l'arrière. Dans le fond. Dans l'ombre. Et il était bien là, mine de rien.
Il n'était pas comme tout le monde, Jae Min. Il n'attendait pas qu'on le force à aider pour le faire, pour exemple. Il le faisait sans qu'on lui demande. L'instinct. La normalité, pour lui, c'était ça. Il ne bronchait pas quand on lui demandait de porter main forte. Il ne disait jamais non. Peu importait la difficulté de la chose, il ne reculait pas. Surtout pas s'il pouvait aider. Il avait été un peu surpris quand le blessé lui demanda de le ramener, mais il ne partit pas pour autant. Un autre aurait fait demi-tour. Un autre ne se serait pas arrêté. Jae Min n'était pas un autre. Il était Jae Min. Il était trop altruiste, trop bon, trop idiot peut-être. Un autre l'aurait abandonné à son triste sort, sans doute. Mais pas Jae Min. Il serait resté avec lui dans ce tunnel s'il n'avait pas réussi à atteindre la voiture. Il se serait resté avec lui, même si l'autre homme n'aurait pas voulu. Il n'aurait pas bougé, et il aurait attendu, il l'aurait soigné, il l'aurait réconforté du mieux qu'il l'aurait pu.
Il voulait trop aider, trop soigner, trop panser. Il voulait tant de bonnes choses pour les autres, quitte à détériorer sa propre personne ou ce qui lui appartenait. Son lit, en l'occurrence, était tâché. Plein de sang. Sali. Et pourtant, pas une seule fois, Jae Min y pensa. Pas une seule fois il en vint à regretter d'avoir demandé à ce qu'il soit allongé là. Pas une seule fois il s'était dit qu'il n'aurait pas dû, qu'il aurait pu faire autre chose, autrement. Pas une seule il en vint à rouspéter parce que ses draps n'étaient plus aussi blancs qu'avant. Il ne souffla pas, agacé, non plus de se dire qu'il allait devoir tout changer. Il n'y pensait même pas encore, d'ailleurs. Il pensait juste à cet homme, à ses blessures et à comment le soigner au mieux.

Et en remontant, il n'avait pas pensé à vérifier que la porte était bien fermée. Il était pressé. Autant dire que la surprise mais surtout la panique furent grandes en voyant le concierge. Fort heureusement pour lui, l'homme d'âge mûr l'appréciait. Il l'appréciait assez pour l'écouter et ne pas appeler la police ou au moins une ambulance. Il l'appréciait assez pour ne pas poser trop de questions et juste suivre les envies de Jae Min. Il l'appréciait au point de vouloir le protéger contre un possible mal. Heureusement, il repartit. Et après tout ça, après tous ces efforts, toutes ces émotions, toutes ces questions, Jae Min était cruellement épuisé. Son corps brûlait, ses muscles s'enflammaient, trop solicités d'un coup ils n'étaient pas habitués. Ses paupières semblaient affreusement lourdes, son esprit divaguait presque. Il somnolait. Un peu. Sans vraiment s'en rendre compte, alors qu'il restait assis à côté du blessé. Il somnolait, un peu, ne réagissant pas tout de suite en l'entendant parler avant qu'il ne se lève dans un sursaut, un rapide « J'apporte ça » quittant sa bouche en même temps qu'il allait dans sa cuisine. Il versa de l'eau dans un verre et fixa le liquide un moment, les lèvres pincées – pourquoi n'avait-il pas de pailles ? Il prit le verre et retourna s'asseoir sur le lit aux côtés du blessé. Il plaça son pull, qu'il pourrait jeter à présent, à côté du visage de l'autre homme et leva doucement sa tête pour le faire boire un peu. Il articula une excuse silencieuse dans une petite grimace, espérant ne pas lui faire mal ainsi. Quand le verre fut vide, il éloigna l'objet de sa bouche dans une esquisse satisfaite. Il posa sa main sur sa joue, puis sur son front. « Repose-toi maintenant », dit-il doucement, posant le verre sur la table de chevet, ses paumes se posant sur ses propres cuisses. « Hésite pas à me dire si tu as besoin de quelque chose, je reste là », il sourit, même si l'autre ne pouvait pas le voir. Il bailla cependant, tentant de rendre le son discret même si le souffle qu'il lâcha après fut tout sauf discret. Il se leva à nouveau, et aux pieds du lit, il grimpa lentement, s'asseyant sur la partie inoccupée. Il cala son dos contre le mur, remontant ses jambes contre son torse, son menton sur ses genoux alors qu'il le regardait. « Ca a été une longue journée », commenta-t-il dans un ton bas, et léger, un petit rire muet lui frôlant les lèvres. « Ca ira mieux demain », qu'il susurra un peu plus faiblement encore dans une expiration, les yeux clos.
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Jeu 18 Oct - 0:29
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Sa requête d'assoiffé tomba dans le vide. Un instant. Juste un instant pensa-t-il que que c'était non. Il n'était pas obligé de lui donner ce verre après tout. Il en avait fait plus que n'importe qui si on l'avait trouvé dans cet état, encore plus quand on est quelqu'un comme le blondinet. Était-il si innocent que son apparence, du moins le peu qu'il arrivait à entrevoir...? Ou n'était-ce qu'un subterfuge pour mieux prendre les plus vulnérables dans ses filets...Autant de questions qu'il laissa de coté. Son esprit n'est plus apte. Il se l'interdit. Il ne veut plus. Ni penser. Ni questionner. Ni avoir de réponses. Pour une fois dans cette putain de vie, est-ce qu'on peut lui laisser un peu de répit? Un endroit où il peut juste être "rien"... juste lui... sans qu'on attende quoi que ce soit de lui. Sans qu'il soit obliger de protéger, d'inculquer, de se battre, d'être juger, de faire le bon ami, le bon frère, le bon fils, le bon indic, le bon connard, le bon amant, le bon tapeur de gueule, le bon coach... le bon ujsyan. La brute. L'enfoiré. Le ... formaté. Il a pris des chemins qu'il devait prendre depuis le début pour le bien de son entourage. Pas pour lui. Jamais pour lui. Et ce monde avait pris possession de chaque centimètres de son environnement pour ne pas qu'il y échappe, étouffé, chaque minute de sa vie dirigée et dictée par des principes, des obligations, des programmes, des horaires...

Mais ici. Là. Ce moment. Cet endroit. Ce mec. Il avait déboulé de nulle part. C'était comme un beug dans un jeu vidéo. Le personnage qui dépixélise tout ce qui a été programmé , juste sous ses pieds et qui ne s'en rend même pas compte par habitude, comme on enfile un pull de trop , lui... il déjouait toutes les logiques de l'environnement habituel de Ujsyan. En dehors de la matrice. Son code source. Il avait l'impression pour la première fois de sa vie d'être intouchable. Ici. C'était si improbable. Il délirait. Pourtant... ici. Aucune pression. Aucun jugement. Tout était simple. Clair. Les odeurs. Les choses. La matrice avait tenté de venir le chercher par le biais du concierge et encore une fois, le blond, avait viré tout ça avec simplicité. Il avait donné de son énergie pour un inconnu, une brute, le mec qu'on évite et qui fait pisser dans son froc en temps normal. Il voulait bien crever ici si ça devait être ainsi, il ne voyait pas plus paisible comme endroit.

Le pull contre le coté de son visage. Ujsyan ouvrit un peu les yeux, à peine visible, surtout un peu endormi par le valium, mais ça allait mieux que quelques temps plus tôt où il en en avait chié que le diable. L'eau passa dans sa gorge comme une source de jouvence, hydratant ses lèvres sèches et abîmées, coupées. La fraîcheur du liquide lui procura un bien être court mais bien réel. Il en tomba un peu, s'infiltrant dans le tissu du pull en boule. Il sentait cette main derrière sa tête, essayant de soulager du poids en la tenant du mieux qu'il put avec sa nuque, habituellement solide. Il capta l'excuse à peine audible et c'est là qu'il remarqua quand sa tête retoucha le coussin, ouvrant les yeux à moitié que son cadet était... épuisé. Merde... alors c'était pas un tortionnaire ce petit con... c'était vraiment un mec "bien"... Le genre qui se tue pour les autres et qui oublient d'exister, mais aussi qui oublient d'être plus forts que le monde... il avait osé, sans même comprendre le danger qu'il courrait. Ujsyan finit d'avaler l'eau, fermant par moment les yeux, le reste du corps immobile sous cette couche de tissu nouvelle. La vue parfois floue, parfois un tout petit peu net, il découvrait peu à peu ce physique pâle et ni maigre, ni musclé. Un mec comme on en croise plein, mais pas avec ce... il ne saurait dire... Perturbé? Captivé? Intrigué? Aucune idée. Un peu comme le pigeon qui voit le reflet du ciel dans un gratte ciel de verre et qui se mange la vitre de plein fouet, glissant dessus, gueule aplatie et ailes écartées, en mode : merde, ça fout quoi ça ici. Ujsyan était pareil à ce pigeon en mode: merde mais ce blond fout quoi dans mon monde... Il a du se tromper de station de métro dimensionnel. Quelqu'un peut faire péter ce portail? Il ne veut pas qu'il retourne chez lui. Les autres poneys arc en ciel n'ont qu'à se démerder entre eux, celui là... il ne veut pas qu'il s'évapore.

Sa voix. Encore. Dis le encore. Qu'il pense en fermant les yeux. Empêche les de rentrer, je reste ici. Il aurait lui dire, mais l'autre ne comprendrait pas. Pourtant il.. lui a bien demandé de dire s'il avait besoin de quelque chose non? Est-ce que... non. Non. Il l'entend bailler et ça ne fait que confirmer qu'il est crevé. Il doit être très tard... Demain c'est dimanche. Il n'y a rien le dimanche. Il n'y...a rien. Ri...en. Il sent le matelas se déformer à un autre endroit, plus lourdement. Il rouvre les yeux un peu, respirant lentement. Le temps est au ralenti. Demain...? il ne va pas dormir assis contre le mur comme ça quand même si? Il laisse un inconnu prendre toute la place sur son lit et lui , dort comme ça? Il n'a jamais vu ça, même de la part d'anciennes petites amies, de sœurs, ou de potes. Jamais... Ya que dans les films, où les gens sont capables de dormir comme ça. Il referme les yeux et inspire fortement, grimaçant, serrant les dents pour un effort douloureux, mais il est hors de question qu'il ne le fasse pas, il en a décidé ainsi en l'espace de quelques dix secondes. Son corps bouge, racle le matelas, pour se décaler et se mettre sur le coté, de manière à ne pas trop en chier non plus. Le coté où ses cotes ne font pas la bamboula toutes seules. Sa respiration est lourde et longue, il avale à plusieurs reprises sa salive, pas un son ne sort. Il ne plaindra pas. Merci valium pour la diminution des douleurs. Il tend son bras coté matelas à la perpendiculaire à la limite du deuxième oreiller, épuisé... sa jumelle glisse sur le drap et va trouver sa voisine pâle et plus fine au bout du bras de Jaemin. Il l'attrape maladroitement, refermant les yeux pour ne plus les ouvrir et tire lentement vers lui. Un murmure. ".... viens..."

Sa main quitte sa cadette, et son bras passe au dessus du flan proche du blond pour lui faire comprendre de se coucher à coté de lui... qu'il refuse de le laisser dormir assis comme ça... Des raisons cachées aussi. Cette odeur... ce toucher... dépixélise moi, je m'en fous, qu'il lui aurait dit. Si c'est pour pioncer comme ça, il veut bien se faire défoncer la gueule tous les soirs... Sa main finit par tomber sur le matelas de l'autre coté du corps du blond. Il ne sait même pas s'il est face à lui ou dos contre son torse, il n'a pas rouvert les yeux. Il sait juste que son nez fissuré a touché ses mèches claires... et que l'odeur de ce type lui irradie chaque cellule du cerveau... L'énergie est retombée, il comate, absent, la respiration de nouveau régulière. Sa peau est froide... mais il se sent en paix.


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Yoon Jae Min
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Jeu 18 Oct - 17:08

Les draps tâchés, son pull bon à jeter... tout ça, ce n'était rien. Que des détails. Du matériel, aisément remplaçable. Pour Jae Min en tout cas, cela ne représentait pas grand chose. Que des objets, des choses qu'il pouvait changer par des nouvelles sans que cela ne soit dérangeait. Ce n'était pas grave. Pas du tout. Le plus important, c'était le blessé. C'était son bien-être, son confort. Le plus important c'était de panser ses blessures, au mieux. C'était de prendre soin de lui, de l'écouter, de lui accorder toute son attention, d'être là pour lui. De pouvoir répondre à ses demandes, de pouvoir l'aider à aller mieux, de pouvoir calmer la douleur d'une manière ou d'une autre. C'était ça, le plus important. Parce qu'on ne pouvait pas remplacer un homme comme on remplaçait une paire de draps ou un vêtement. Il fallait le soigner, pour qu'il puisse vite se remettre sur pieds. Il avait de la famille, des ami(e)s, des gens qui tenaient à lui et des gens à qui il tenait. Bien sûr, on pouvait s'attacher à un objet, mais ce n'était pas une vie. Cela restait un pull, un lit, des draps. Des objets, sans âmes, sans consciences, sans rien. Juste des matériaux mêlés pour former quelque chose. Rien de plus. Un individu, en revanche, c'était tellement plus grand, plus beau, plus important. Une vie était tellement essentielle. Guérir les blessures, soigner, écouter, surveiller... il voulait que cela fasse grandement parti de son quotidien. S'assurer que le ou la patient/e rentre indemne. S'assurer que la personne retrouve les siens dans les plus brefs délais et dans un état de santé amélioré. Jae Min était peut-être un peu trop niais, trop naïf, mais il savait que rien ne se passait toujours comme prévu. Il savait qu'il y avait des hauts, comme des bas dans ce corps de métier-ci. Il savait qu'il perdrait des âmes. Il savait que les maladies pouvaient l'emporter. Il savait tout ça, il en avait conscience. Mais cela ne l'empêchait pas d'espérer, à chaque fois. D'espérer un rétablissement, une guérison. De tenter de voir quelque chose de positif – et là, c'était son côté trop crédule qui parlait, qui lui susurrait que tout pouvait peut-être bien aller. Pour tout le monde.

Il voulait connaître ce sentiment-là, cette sensation de venir en aide à quelqu'un et de pouvoir faire quelque chose pour lui rendre la vie meilleure. Il espérait avoir fait de son mieux, aujourd'hui, pour cet homme. Mais si ce dernier le voulait, il pourrait tenter de faire plus. Il ne savait pas quoi, mais il le ferait. C'était comme si les limites avaient juste sauté. Comme ça les lignes invisibles n'existaient même plus. Il lui avait injecté du valium, alors qu'il aurait pu trouver une solution. Mais le blessé lui avait demandé avant. Et il avait plus ou moins refusé cette requête. Il ne pouvait plus se permettre une erreur pareille.
Mais maintenant, avec tout ça, il était fatigué. Il avait asphyxié ses muscles. Son corps semblait alourdi, surtout ses paupières. Son esprit était silencieux, trop perturbé entre le réveil et le sommeil pour formuler des pensées cohérentes, il divaguait juste en libérant quelques mots clés mais le plus répété était « dormir ». Il était prêt à le faire, contre ce mur, dans cette position. Tant pis pour les crampes, au moins le blessé était confortablement installé. C'était sa priorité, son propre confort passait après. Sa frimousse se plissa dans une mine soucieuse en le voyant bouger, ses paupières clignant rapidement pour tenter de faire fuir le sommeil alors que son corps galérait à bouger pour l'empêcher de le faire. Il délia un peu son corps, penchant faiblement la tête sur le côté, serrant automatiquement sa main dans la sienne, l'observant dans une question silencieuse. Avait-il mal ? Avait-il besoin d'autre chose ? Le lit n'était pas assez confortable ? Il voulait un autre coussin ? Une autre couverture ? Quelque chose à boire ? Rien de tout ça. « Venir ? », qu'il fit légèrement, la tête basculant d'un côté puis de l'autre comme s'il essayait de connecter ses neurones.

Quelque peu surpris, et confus, il rougit légèrement tout en s'allongeant à côté du blessé, ses prunelles posées sur son visage pour l'observer discrètement. Il se pinça les lèvres, le regardant toujours, bougeant doucement pour se mettre dans une meilleure position. « Bonne nuit », qu'il souffla délicatement dans une esquisse.
Il continua de le regarder durant pendant quelques secondes, ou minutes, il ne savait pas trop, s'assurant que tout allait bien avant de s'endormir, totalement épuisé par sa journée.

A son réveil, un frisson remonta dans son dos alors qu'un léger son vibrait dans sa gorge, une fine grimace se formant sur son visage. Les yeux clos, il gesticula faiblement, s'approchant à la source de chaleur la plus proche, soupirant de bien-être après quelques secondes. Il fronça les sourcils néanmoins, se demandant depuis quand son mur lui donnait aussi chaud. Il ouvrit brusquement les paupières dans une respiration mal menée et un peu chaotique, laissant son regard grimper sur le visage du blessé, la bouche quelque peu ouverte dans un air gêné, et surpris. Il resta immobile un instant, avant qu'il ne s'écarte peu à peu, s'asseyant sur le lit pour finalement glisser jusqu'aux pieds et se lever. Le rouge était présent sur ses pommettes et il s'excusa par automatisme. Il ne savait pas si le blessé était déjà réveillé ou s'il dormait encore ou s'il faisait semblant de dormir. Il se plaça de son côté du lit, posant discrètement sa main sur son front, avant de remonter un peu plus le drap sur son corps. Il se frotta les yeux tout en se dirigeant vers son armoire, et attrapa quelques habits pour aller les poser dans la salle de bain. Quand il revint, il lança un dernier regard au blessé, puis sur l'heure, pour finalement hausser légèrement les épaules. Il le laisserait dormir aussi longtemps qu'il le voulait. Aussi longtemps qu'il en avait besoin. En attendant, il alla se doucher, avec l'optique de préparer un bon petit-déjeuner en sortant.
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Souviens-toi de moi
La froideur de cette solitude se propage indéfiniment rappelant la chaleur de ces souvenirs me traversant. Paralysant, me pétrifiant, en apathie, en léthargie... Je ne suis que prisonnier ici
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Ven 19 Oct - 18:47
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Il va se réveiller en pleine nuit. La douleur. Le valium qui commence à s'estomper un peu? Non pas vu la dose. Il a encore la gueule dans les choux. La vue trouble. Une crampe, juste une crampe dans la cuisse blessée, qu'il bouge doucement mais qui hurle en silence qu'elle a une sale gueule et que c'est de sa faute... juste de sa faute. Et quand ses pupilles captent un peu de lumière dans cette pénombre, chat allongé de tout son poids, imposant, les pieds dépassant en partie du lit au fond, des formes se dessinent. Une moitié de visage... sous des mèches clairs, il n'en voit pas les yeux. Son regard amoché se perd sur cette gueule si parfaite et si insouciante. Il ne s'est pas barré. Il aurait pu. Partir une fois que la brute s'était endormie, ne pas le provoquer pendant qu'il s'effondre d'épuisement, puis partir pour rejoindre le canapé comme toute personne sensée l'aurait fait. Ce mec n'avait plus rien de sensé à ses yeux. Il dérogeait à tout comportement normal. Pourquoi dormir sous le bras d'un connard comme lui... il l'avait menacé, aurait pu le tuer. Et il était assoupi là... presque contre lui. Il vira son bras, pour ne pas lui faire mal à outrance... on connait tous cette sensation douloureux qu'un poids ait appuyé sur son corps durant un long moment. Trop longtemps peut être. Et son bras n'était pas léger. Les muscles ne s'étaient pas détendus pour autant. Cripsé, douloureux. Pour autant, cette chaleur sous le duvet ne lui déplaît pas, et il retourne dans son état comateux, profitant de cette nuit improbable en toute chasteté, ce qui venant de lui, était déjà une belle prouesse. Il ne le touche pas, juste sa chaleur suffit et il n'a pas envie de se retrouver avec une plainte au cul? Non en fait ça , il en doute , vu qu'il est resté près de lui, mais... il ne sait pas pourquoi....un peu agaçant mais trop crevé, il se rendort lentement, comme la sensation qu'on a quand on sombre en regard une lampe à lave. Tout ralentit , puis le silence....

Le frais sur son dos... il n'a pas senti bouger, ni le jour se lever. La lumière comme les sons lui sont étrangers... jusqu'à ce qu'un frisson parcourt son dos nu et lacéré. On dirait presque qu'on lui a flagellé la peau. De longues traces rouges, et sèches. Son bras a saigné durant la nuit mais rien de dramatique... Son visage lui renvoie une sensation de béton... Les hématomes sur le visage. Traîtres. Un de ses yeux est enflé et il a bleui de tout le coté droit de la joue, et la mâchoire. Il va se souvenir longtemps de ce coup de genou qu'il a prie dans la gueule par le vietnamien. Il ouvre les yeux en grognant légèrement... Un râle du fond de la gorge qui annonce la difficulté de son réveil à venir. C'est toujours le pire moment. Sors tes couilles et lève toi. Il inspire, bloque, ouvre les yeux et se hisse sur un coude, ses cotes se libérant soudainement du poids. Il expire de douleur, bouche ouverte, mais aucun son n'en sort. Y'a que dans les films où les héros s'en remettent comme ça. Il est seul sur le lit... mais la place est encore tiède. Le blondinet a dormi toute nuit à ses cotés. Il ne l'aurait pas cru. Reprenant lentement son souffle, à plat ventre sur le lit, en appui sur ses coudes, il fixe l'endroit qui porte encore la trace de son coucher. Puis il se concentre, pousse sur ses bras blessés et grimaçant, contractant le muscle de sa cuisse recousue. Putain. Il dégage sa jambe, en l'envoyant sur le bord du lit et reprend de nouveau sa respiration. Il est où le père noël quand on a besoin de lui, ou la fée clochette, carabosse ou n'importe qui qui pourrait lui régler tout ce bordel d'un coup de baguette magique...? Il finit par la force des choses par s'asseoir sur le lit, et un son d'eau vient à son oreille. Il relève son seul œil valide, se frottant le visage avec son bras le moins abîmé, et observe autour de lui. Un nid douillet, clair, ordonné et dans un coin, une bestiole, un genre de lapin. Un hoquet en coin, souri, ça ne l'étonne pas de lui. Le mignon avec le mignon.

Ujsyan se sent au ralenti. Il l'est, il ne peut pas faire autrement, même avec la meilleur volonté du monde. Brisé. Il l'est sans l'être. On peut être brisé et paraître plus solide et fort que n'importe qui. La loi du "juge moi comme je suis, pas comme tu penses que je suis". Il regarde lentement les différentes blessures qu'il a, ne s'attardant pas plus que ça sur l'intérieur du petit appartement pour le moment. Il a tellement pas bu qu'il n'a même pas envie d'aller pisser pour le moment alors que d'habitude, il y va, ça coupe pas, à moins que ce soit parce que la salle de bain est occupé et que... si en fait, il a envie d'aller aux chiottes... il se lève comme il peut et c'est pas glorieux. Il ressemble à un putain d'handicapé à qui on vient de greffer deux prothèses. S'appuyant à plusieurs reprises sur les meubles, il shoot sans le faire exprès dans la cage, et le rongeur est perturbé. Il le regarde, haussant un sourcil. Quoi. Tu veux mon corps peut-être? Bouffe ta carotte et fais pas chier, Panpan. Ah les chiottes. Repéré. Pause dramatique après avoir fermer la porte derrière lui sans un bruit. Pisser est un calvaire, il a pris un sacré coup dedans la veille, ça a du lui bousiller un truc. Il sert les dents, se fout la tete contre le mur et se rend compte qu'il pisse du sang... super... welcome dans mon monde de poney hein... fais chier. Le calvaire terminé, il sait que ça passera... un jour, il va finir par ne plus pouvoir rien faire, ce sera le moment de se faire curé, quoi qu'il serait aussi très mauvais à ça. La main sur le mur, il sue, la fièvre probablement. Le valium ne fait plus vraiment effet. Et maintenant.... il fait quoi? Il s'habille et se casse comme un malpropre? Il l'a fait les autres fois, quand il créchait chez d'autres. Toujours. Après une baston, une baise, une fête. Il est là et puis il n'est plus là. Adossé au mur près de la porte de la salle de bain, il avale sa salive et fixe le mur à face, la tête en arrière. Il pue la sueur, le sang coagulé, tant dans la bouche que tout son corps d'ailleurs, c'en est nauséeux. L'eau qui coule, en arrière plan, lui fait rouvrir un peu les yeux et il tourne la tête. Hésitant. Son corps quémande ce son louable. Et il n'a pas pu voir nettement cette gueule la veille, trop mal en point. Ce serait con de partir sans savoir à qui il a vraiment affaire.

En silence, il se détache du mur. La pudeur? Un détail. Il s'appuie dans l'encadrement de la porte, curieux. Un seul oeil mais qui voit bien. Immobile, il observe un peu, pas mécontent de ce qu'il voit. La nature revient au galop. Et ce petit cul blanc n'est pas pour lui déplaire. Il se flagelle l'esprit. Une des rares fois qu'il se dit qu'il devrait avoir honte. Ce mec aussi mince soit-il par rapport à lui, lui a quand même sauvé la vie et lui il mate son postérieur de puceau. Bravo. De mieux en mieux. Un petit tour d'horizon de la salle de bain, et quelques secondes plus tard, le bruit couvrant son approche bancale, sa main abîmée se pose sur la porte de douche. Toujours dans le dos de ce blondinet qui ne se doute de rien. Espèce de pervers, tu pouvais pas te contenter de te faire un toast dans la cuisine ou d'enfiler tes chaussettes?

La baie vitrée se referme derrière Jae Min. Ujsyan derrière lui comme un démon. La peau plus foncée. Une tete de plus. Les muscles tendus par une douleur permanente, leur imposante une tension que ne contrôle pas son propriétaire. Entre eux, quelques centimètres, jusqu'à ce qu'il les réduise. Lentement. Son bras passe à droite de l'oreille du blond. L'eau chaude passe à travers le pansement de son avant bras, lui procurant un frisson violent jusque dans la nuque. Il pose sa main sur le mur en face de Jaemin, à plat. L'autre bras suit , mais le long de l'autre oreille, sa main allant rejoindre sa sœur esquintée sur le carrelage blanc. L'eau se fraye alors un chemin sur la peau de son torse, lourd, et solide. Un torse qui se rapproche des épaules du blondinet dont il ne voit pas l'expression. Il ne sent qu'une chose... l'eau sur ses blessures. Goutte après goutte, se frayant un chemin dans chaque crevasse ou bosse de sang séchée. Les point de sa cuisse lui font serrer les dents et il baisse la tête en silence, son front touchant légèrement le haut de la tête détrempée de son infirmier de fortune. Putain... de... il encaisse la sensation de torture. Il doit se laver, pour éviter ces fichues infections. Mais sur une plaie recousue, c'est toujours un calvaire. Et même les plus résistants auront mal c'est un fait, à moins de s'injecter de la morphine avant. Son corps ne touche pas son voisin, hormis ce frêle contact sur le haut de son crâne. A tout moment, il s'attend à voir s'échapper le cadet mais il n'a pas pu attendre. Il a besoin de cette eau chaude. Cette scène est étrange. Lui qui est d'ordinaire si tactile se retrouve à s'obliger de ne pas le toucher, ni l'offenser. Plus grave encore... il n'avait clairement pas envie de quitter cet appartement... parce que dehors, la matrice l'attend... ici, la pression est inexistante. A moins qu'il ait rêvé et qu'il s'apprête à se prendre la gifle la plus magistrale de sa vie. Il sent bon. Il ne préoccupe de rien d'autre... cette odeur... la même que dans son sommeil... c'était son gel douche alors? Pendant que l'eau lui brûle le corps, fumant sous la torture douce, il ne bouge pas, prêt à subir n'importe quoi celui qui prie le risque de le recueillir. Ça semble bouger un peu. Il rouvre un peu les yeux, les baissant sur lui. Pas un mouvement de sa part. Il le laisse faire. L'observant juste d'un œil, l'autre étant en partie fermant et assombri par une ecchymose. Il se dit que finalement, le fait qu'il ne soit pas rentrer nu dans la douche lui épargnerait peut-être la gifle.




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Hier à 22:20

C'était comme ça qu'il était, Jae Min. C'était idiot. Et totalement inconscient. A se demander si ce gamin aux pulls trop grands réfléchissait avant d'agir. Il n'était pas impulsif, pourtant on pourrait le croire. On pourrait le croire en l'ayant vu se démener pour cet homme qu'il ne connaissait pas. On pourrait croire qu'il avait agi sur un coup de tête, sur une soudaine prise de conscience, une impulsion, un tout petit rien, pas grand chose. C'était comme ça qu'il était, Jae Min. Le cœur sur la main. Trop, si on écoutait ceux qui savait être raisonnable. Jae Min ne se souciait pas du statut social ou de l'aura. Il ne se souciait pas de savoir si on racontait que cet homme n'était pas fréquentable ou que cette femme était méchante. Il oubliait tout, Jae Min, à partir du moment où il voyait que quelqu'un avait besoin d'aide. Et c'était stupide, réellement, parce qu'il se faisait avoir trop facilement. Il manquait de la monnaie à quelqu'un, et Jae Min passait par là, eh bien, il aidait. Ce n'était rien, pas grand chose, que quelques pièces. Il se faisait avoir. Proie facile, monde cruel. Le calcul était vite fait. Une brebis dans un univers peuplé par des loups. Affamés et aigris. Des loups qui en demandaient toujours plus. Et Jae Min donnait. De son temps, de sa personne, de son argent s'il le fallait. Il n'était pas totalement idiot et ne donnait pas à n'importe qui... mais en même temps, il aidait un peu le premier qui passait s'il semblait avoir un souci. Il se disait que cela devait aller avec le métier, que d'être altruiste. Vouloir soigner les autres, cela passait par là non ? Pouvait-on faire ce métier en étant égoïste ? Pouvait-on l'exercer en ne ressentant pas l'envie d'aider son prochain, de lui apporter des soins ou des mots réconfortants ? Il n'y avait pas que ça, non. Jae Min avait toujours été ainsi. Un peu le petit pantin de service qui aidait parce que c'était dans sa nature naïve de le faire. Une petite poupée que l'on trimbalait à gauche ou à droite selon les envies parce qu'il ne râlait pas et ne posait pas de questions. Si on lui disait qu'on avait besoin de lui, il y allait.

Jae Min, c'était le genre de mec qui serait capable de rester toute une nuit dehors si une personne ivre au coin de la rue lui demandait de lui tenir compagnie. C'était le genre de type à aider le premier qui passait à retrouver son chien, ou son chat. C'était le premier, et peut-être bien le dernier, à accueillir chez lui un homme blessé. Et surtout, c'était le premier à laisser ce dit homme seul dans son appartement pendant que lui se prélassait sous l'eau chaude de la douche. A quel point était-il inconscient ? Ou plutôt, à quel point faisait-il confiance à son prochain ? Se laissant envelopper par la vapeur apaisante, il ne songea pas à tout ça. Il se laissa bercer par le bruit de l'eau, cogitant simplement à son programme de la journée alors qu'il se savonnait soigneusement le corps. Ses prunelles restaient concentrées sur le blanc des carreaux face à lui, son esprit divaguant, pensant, se perdant. Il se frotta doucement le visage, récitant silencieusement tout ce qu'il devait faire chez sa mère. Il espérait qu'elle ne vienne pas le voir ce matin. Elle le tuerait sans doute si elle découvrait qu'il avait hébergé un inconnu – et même s'il hébergeait un ami elle n'y irait pas en douceur non plus. Un faible soupir quitta ses lèvres alors qu'il rinçait son visage. Il fit cligner ses paupières à plusieurs reprises avant que sa frimousse ne vienne basculer sur le côté en voyant un bras sorti de nulle part. Ses iris se déplacèrent vers la seconde main qui s'appuyait sur le mur, ses yeux clignant rapidement. Il déglutit et son corps se crispa en sentant une tête contre la sienne. Ses joues s'enflammèrent alors qu'il prenait pleinement conscience de la situation, son souffle devenant plus perturbé. Il n'osa plus bouger, le rouge de son embarras dévalant le long de son cou, et s'imposant royalement sur sa figure. Il ne sut combien de secondes passèrent jusqu'à ce qu'il ne laisse ce son gêné rouler dans sa gorge. « Je... j'ai.... est-ce... Si... j'aurais pu te laisser la d... douche », il essayait de rester cohérent dans ses mots, mais c'était un peu difficile. « Je... je vais... », il inspira bruyamment, totalement perdu, perturbé, désemparé, embarrassé, gêné, honteux, « Est-ce... est-ce que tu peux... fermer les yeux ? », qu'il demanda dans une petite voix timide, tentant un léger mouvement de tête vers l'arrière pour vérifier qu'il ait bien fermé les yeux – il n'eut le temps de rien voir cela dit. Il lui faisait juste confiance pour savoir qu'il le ferait. La raison pour laquelle dans un faible « Pardon », il se décala, passant sous son bras pour quitter la cabine, s'enveloppant avec précipitation dans la grande serviette qui traînait là. Son corps totalement recouvert, le tissu cachant la partie basse de son visage, il n'osa pas relever son regard. « Tu peux... prendre ton temps. Je vais... », d'un petit mouvement de la main il indiqua la sortie. Et il ne tarda pas à sortir, justement, prenant ses habits avec lui au passage. Il alla s'habiller dans sa chambre, avant de fouiller dans son armoire, tentant de trouver les vêtements les plus grands qu'il avait. Il trouva un t-shirt assez large, et un pantalon qui irait, il l'espérait, au blessé. Il retourna vers la salle de bain, toquant délicatement avant d'entrer, les yeux fermés, le rouge déjà aux joues, pour finalement donner le dos à la cabine, la tête vers le sol, les pommettes en feu. « Je pose quelques habits », peina-t-il à articuler, « Est-ce que... », il hésita tout en posant les vêtements, « Est-ce que tu as besoin d'autre chose ? », parce que Jae Min restait Jae Min et que même s'il était gêné au point d'en avoir les yeux humides cela ne devait pas l'empêcher de l'aider du mieux possible : d'abord les autres, et lui après, toujours le même principe.
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Si proche. Son front contre l'arrière de ce crâne, aux cheveux emprunts d'une odeur douce. Ce mec est un marshmallow. C'est le seul truc auquel peut le relier Ujsyan dans son état matinal. Et cruel qu'est ce monde, il est tellement HS qu'il n'a même pas bandé au réveil. Là. C'est grave. Surtout pour un Ujsyan. Le matin, si tout est normal, même après une grosse nuit de MMA, il a la trique. C'est un fait aussi indéfectible que les insectes ont six pattes. Son sommeil l'a trahi. Le valium aussi. Faudrait qu'il lise un jour la notice des effets secondaires. Est-ce que ça rend impuissant. Non. Rien ne peut rendre le Ujsyan impuissant. Ce matin, il est juste... juste... fatigué... il tient debout, il ne sait même pas comment en vérité et ces mains contre le carrelage sont sur là pour lui éviter de basculer en avant et de non seulement écraser le blondinet mais aussi pour l'empêcher de s'écraser lamentablement la gueule contre la paroi froide. Sa fierté le fait probablement tenir. En même temps vu qu'il vient de pisser du sang, il semblait que ne pas bander soit logique, ça aurait été carrément pire que douloureux. Il est de toute façon incapable dans l'immédiat de déterminé où est-ce qu'il a précisé mal. Son corps entier semble bouffer par les fourmis rouges. Et après on se demandent pourquoi il a du mal avec ces petites saloperies...

Le peu d'attention qu'il arrive à centrer sur son infirmier de fortune, entre ses bras, il le tient.. son unique œil s'ouvre doucement quand il entend la voix discrète de son cadet qui balbutie des bribes de mots. Incompréhensible. Il est gêné. Perdu? C'est mignon. Une part de lui sourit en coin, détachant son front de cette tête blonde humide, et il le regarde doucement se défiler, finissant seul. Face à ce carrelage froid. Sa salive passe difficilement dans sa gorge. Merde. Il aurait préféré qu'il reste mais fallait pas rêver non plus. Une fois, pas deux. Une main se referme en poing écorché sur la paroi blanche qui se tâche de quelques taches rouges. Respiration lente. Muscles qui se contractent pour avancer lentement ce corps encore couvert d'un boxer, à présent détrempé. Cadet qui s'est enfui la main sur les yeux, comme une nana qui rougit de voir un mâle dans sa douche. Pourtant il n'avait rien d'une nana. On pourrait le croire comme ça, mais il avait un corps de mec pas si mal. Pas si musclé mais présent. Sans quoi Ujsyan n'y aurait accordé aucune attention. En fait, il ne sait plus. C'est la personnalité de ce mec qui l'intriguait. En fait même plus que ça. L'obsession éphémère de ne pas comprendre , de ne pas capter ce que ce papillon fout dans cette cage, et pourquoi il a ces couleurs, cette tempérance, ce courage débile, cette logique maîtrisée et cette douceur fracassée de celui qui a déjà vu les choses mais qui ne juge pas, et qui accepte les différence sans se poser de questions. Le dépixeliseur ... il s'en souviendra. Peut-être qu'après cette douche, il le foutra dehors et qu'il devra passer la journée dehors, à pioncer sur sa banquette de bagnole parce qu'il ne peut pas conduire pour aujourd'hui avec cette jambe. Il se déchirerait les points et il aime souffrir mais pas au risque de se foutre en l'air, de perdre son job et au final toute sa vie.

Le regard fixé sur le bas du carrelage, il se demande si cette fois-ci il n'a pas été trop loin. Pour tout. Est-ce qu'il maîtrise encore quelque chose? Est-ce que s'il n'est pas là, le monde tournerait dans l'autre sens? Des non, des oui, des je ne sais pas, aussi hasardeux que ses mains qui peinent à le tenir droit dans cette douche. Glissante, brûlante, écorchante, se faufilant sous ses points, lui arrachant des spasmes nerveux qu'il encaisse comme punition juste et méritée de ses conneries, parce qu'il n'a que vingt-neuf ans. Parce que beaucoup l'oublient. Parce que sa carrure et ses marques corporelles lui en donnent plus et que son caractère interdit aux autres de le voir comme quelqu'un qui a le droit d'exister. Il se fout les barrières lui-même. Et ici , elles semblent avoir filé comme ce mec par dessous son bras. Il se noie la tête sous l'eau, laissant les plaies de son visage et sur son crâne se nettoyer un peu, même si Jaemin a fait le plus gros du travail la veille. De derrière, on dirait qu'il a été détenu en otage par des tarés finis.. son dos, bleuie et entaillé, son coté de visage noirci, sa cuisse recousu... l'eau rosée se fait aspirer dans le siphon, comme pour lui dire d'oublier, que tout ça sera oublié d'ici une semaine... mais a-t-il envie d'oublier cette fois-ci...

Il a fermé les yeux quand il s'est éclipsé, sans réfléchir. Il ne l'aurait pas fait normalement, ou aurait regardé juste après avec le sourire, mais pas là. Prendre son temps. Il ne peut de toute façon pas aller plus vite. L'eau coule. Le son le soulage autant que les gouttes. Après la douleur, cette sensation de délassement de ces muscles qui ont trop encaissé. Sa jambe tremble, puis ne tremble plus. Puis son bras. Il se calme aussi. Les minutes sont passées trop vite, à penser sans se laver. Il devrait lâcher la paroi mais sous peine de s'écrouler au sol sans appui. L'évidence se fera tôt ou tard, c'était une idée peu judicieuse mais l'appel de l'eau était si tentante. D'habitude ça le soulage. Oui mais d'habitude, il a assez de force pour tenir debout durant. Il entend a peine le blondinet revenir dans la salle de bain, que ses jambes plient et qu'il finit à genou dans la douche, soufflant pour gérer son manque de force, une main qui a glissé sur la paroi blanche et l'autre qui a atterri sur le sol de céramique où s'écoule l'eau. Il serre les dents à la plaie de sa cuisse qui s'étire sans se déchirer. De dos au cadet. Il finit par s'asseoir sur le coté, carrément dans la douche et envoie sa tête en arrière, fermant les yeux, se concentrant sur sa respiration, ses bras tendus par dessus ses genoux, jambes remontées pour leur servir de pilier. Ses mains pendent et il dévoile son visage changé. Son torse se gonfle sous la flotte. C'est mieux comme ça, assis.

Il rouvre un œil et regarde le plus jeune. La réponse parait évidente. Autre chose? Comme finir de lui nettoyer les plaies visibles , et à grande eau cette fois-ci. Il devrait revenir dans la douche. C'est sa faute, il est partie tout seul . Parler n'est pas la meilleure des choses pour ne pas briser ce lien bizarre qui dure depuis la veille, alors il reste silencieux et si l'autre ne vient pas, il ne pourra pas lui en vouloir après tout, il a déjà fait beaucoup. Il cherche de l’œil un savon ou quelque chose qui y ressemble en balayant ses cheveux courts d'un geste vers l'arrière pour diluer une partie du sang séché de la veille qui n'est toujours pas partie et sur sa peau, des filets plus sombres se dessinent. Ok, il a une coupure dans le cuir chevelu, il la sent et monte ses doigts pour la toucher, lentement, le visage crispé sous la découverte.




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Depuis le temps, Jae Min aurait dû apprendre. Il aurait dû se méfier, depuis le temps. Ca avait commencé par aider les autres à faire leurs devoirs, pour finir par les faire à leur place parfois. Ce n'était rien, pas grand chose, mais pour Jae Min c'était important de le faire et d'aider. Et sa mère qui lui répétait qu'il n'aidait pas assez, qu'il n'avait jamais vraiment aidé, qu'il n'était qu'un bon à rien n'allégeait pas ce problème. Au contraire, ces paroles ne faisaient que l'alourdir un peu plus. Jae Min comprenait qu'il ne faisait jamais assez. Qu'il devait faire plus. Alors il commença à faire plus. Toujours plus. Encore plus. Il aidait tout le monde. Il aidait n'importe qui. Le premier qui passait comme le dernier qui arrivait. Il ne réfléchissait même plus aux dangers. Il ne pensait pas aux risques qu'il courait, il y allait, tête baissée. Encore une fois, inconscience, naïveté ou stupidité, la limite était fine. A force, il pensait plus aux autres qu'à lui-même. Il ne s'estimait pas assez pour se dire que non, il passait avant eux, ils pouvaient bien tous attendre. Et c'était cette manière de penser qui lui donnait envie d'être infirmier. Ca, mais pas que. En effectuant ce métier, il pouvait les écouter, les gens. Certaines personnes ne voulaient que ça. Ils voulaient simplement que quelqu'un les écoute, que quelqu'un les comprenne, que quelqu'un puisse les conseiller. Et Jae Min voulait être ce quelqu'un. Il voulait soigner les plaies mais aussi réconforter l'esprit. C'était ça aussi, le travail de l'infirmier non ? Il aurait pu choisir d'être chirurgien, mais il lui manquait ce contact. Il ne pensait que les médecins de ce genre-là ne pouvaient pas être proches de leurs patients, c'était juste différent. Un infirmier, ou une infirmière, était là tout le temps. Pour s'occuper des petites choses comme la perfusion ou apporter le repas. Ils étaient là pour mieux les installer, les mettre à l'aise, les occuper un peu parfois. Ils étaient là pour prendre soin d'eux mais aussi pour les rassurer, leur expliquer calmement les choses. Jae Min adorait ça, s'occuper des autres – et il n'y aurait qu'un idiot pour ne pas le voir. Il avait le cœur sur la main... sans doute un peu trop. C'était un mal comme c'était un bien. C'était positif comme c'était négatif. Tout dépendait du point de vue. Tout dépendait toujours du point de vue.

Jae Min restait plutôt prude, en plus de sa naïveté bien visible et son altruisme flagrant. De ce fait, il avait tendance à s'accrocher à la pudeur, à ne pas montrer son corps nu devant les autres. Jae Min, à l'époque, c'était toujours le gamin qui arrivait en dernier au début, en cours de sport. Pourquoi ? Parce qu'il attendait que les autres soient sortis pour se changer en vitesse. A l'époque, c'était aussi un peu pour éviter que l'on voit les bleus causés par sa mère sur son corps. Pour éviter qu'on lui pose des questions. Aujourd'hui, c'était juste qu'il n'osait pas dévoiler son corps à n'importe qui, en plus du reste. Il n'avait pas pris le temps de regarder l'état du blessé avant de partir, trop pressé dans sa gêne pour y prêter attention. Et maintenant qu'il n'entendait pas de réponses, bien que ses joues soient toujours rosies, il osa se tourner pour faire face à la cabine, le regard soucieux. Ses doigts jouaient nerveusement avec ses manches alors qu'il s'approchait quelque peu, l'embarras toujours visible sur sa frimousse. Il déglutit faiblement, marmonnant un léger « Tout va bien ? » hésitant à observer avec attention l'homme sous l'eau. Un faible bruit paniqué lui sauta à la gorge et il s'avança vers lui en le voyant assis contre la paroi. Il aurait dû rester, il avait été bête de partir. Il aurait pu se faire mal, se rouvrir une plaie, saigner, glisser... « Désolé », qu'il articula en glissant à sa hauteur. Il eut une petite grimace en sentant ses habits s'humidifier. Tant pis. Il détailla son visage, lui tournant délicatement pour bien le voir. « Pardon », souffla-t-il, « On va... », il redressa le visage, tournant le regard dans la cabine, « Je vais mieux nettoyer tout ça », il inspecta ses bras et surtout la blessure à sa cuisse. Il se redressa lentement et attrapa ce qu'il fallait avant de s'agenouiller près de lui. Le plus doucement possible, il commença à le laver, levant à chaque fois son regard vers son visage pour s'assurer qu'il n'avait pas mal, s'excusant entre temps, rinçant aussi délicatement qu'il le pouvait. Chaque mouvement était lent, et à peine appuyé, aérien, comme s'il avait peur de le casser s'il y allait trop fort. Et pendant tout ce temps, il lui parlait, lui demandant s'il avait bien dormi, s'il voulait encore dormir ou s'il préférait avaler quelque chose. Il expliqua que lui avait bien dormi, et qu'il n'avait pas eu froid.
Il lava la plaie de sa cuisse, dans des petites actions hésitantes d'abord, pour finir pour faire la même chose que sur ses bras, son visage ou son torse : des mouvements lents, fluides, doux. Il termina par lui laver les cheveux, gardant le même rythme. Il souffla légèrement, un sourire venant fondre sur ses lèvres. « Je pense que c'est bon », il l'observa rapidement, « Tu... euh... », il leva son regard, songeur, « Tu veux encore sous la douche ? Ou tu préfères sortir ? », la tête penchée sur le côté alors qu'il le regardait. S'il devait l'aider à sortir... il allait peut-être devoir appeler le concierge non ?
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Assis là, tout lui parait chaud et froid, comme si les deux sensations ne cessaient de se succéder, stimulant ses cellules. A la base, c'est à ça que serre une douche, au delà de se laver, et c'est aussi pour ça qu'on en ressort généralement apaisé ou revigorer et que c'est moins léthargisant qu'un bain. Après avoir pris connaissance de cette plaie légère sur son crâne, il n'y fait plus attention, et cherche de nouveau le savon, sa main abîmée traînant dans les zones au dessus de lui, quand il se stoppe, quand il ne se sent plus seul dans la douche. Sérieux? Il n'a pas entendu le "tout va bien?" avec le bruit de l'eau de la douche dans ses oreilles, le cerveau un peu brouillé par les sons et les douleurs lancinantes. Le brun tourne la tête vers l'ombre qui lui cache la lumière de la salle de bain et tombe sur une paie de jambe habillées. What the... Habillé? Il beug. Il est revenu, habillé, dans la douche? C'est pas sensé être lui le dingue ou la brute de service? Il le pensait sage, raisonnable et logique. Dans son concept, il s'attendait à le revoir se désaper pour plier assidûment son linge sur une chaise ou un fauteuil, puis le rejoindre en salissant le minimum de vêtements. Mais pas du tout. Est-ce qu'il mettait un point d'honneur à bousiller le peu de bon sens qu'il tentait de conserver dans son état? C'était bien la première fois qu'une personne sage lui faisait ce coup là , le laissant sans voix. Déjà qu'il n'en avait pas beaucoup. Il baisse lentement ce bras, qui devait faire le double de son voisin et sent une main contre sa mâchoire. Merde, il fait quoi? Non non... mauvaise idée, pas le visage. Ujsyan reste stoïque, entre l'incompréhension et l'étonnement. Qu'est-ce qu'il fout.... encore une excuse? Un désolé. Pourquoi un désolé, il n'a rien fait. Un "sss..." sort de ses lèvres fendues quand les doigts de Jaemin passe sur sa joue meurtrie et gonflée, son oeil au beurre noir n'étant qu'à quelques centimètres. Mais il rouvre l’œil juste après, et n'enlève pas pour autant la main du blond, reposant son bras précédemment levant sur son autre genou. Docile. Bizarrement, il n'ose rien, ne veut rien oser non plus, et en ça c'est encore plus bizarre.

A quoi cette tête blonde pense-t-elle sans déconner... Rentrer dans une douche brûlante, habillé. Il ne doit pas capter que c'est sexy de voir les vêtements s'écraser le long de son corps, même s'ils sont un peu épais. Encore un pull. Toujours un pull? Il a encore les cheveux humides, et son visage semble inquiet. Pourquoi? Il ne le connait que depuis douze heures à tout péter, moins peut-être. Ujsyan n'arrive pas à détacher son regard de lui. Que ce soit ces fringues qui s'imbibent de flotte, ses mains pâles, ce visage, ou cette voix. Ça devrait être interdit. Est-ce qu'il a la moindre petite idée de ce qu'il fait à ses hormones au moins, lui qui saute sur tout et n'importe quoi d'ordinaire, se retrouve comme un con à devoir lutter contre lui même pour une raison inconnu. Ce panneau "forbidden" invisible qui trône sur ce mec en face de lui. Il le touche, mais lui ne peut pas. Saloperie de tentation... il se bousille les yeux et préfère les détourner, le laissant pourtant faire.

Mieux nettoyer tout ça? Tout ça quoi? Où? Partout partout? Panique involontaire, il ferme les yeux et se concentre pour rester stoïque. Il aimerait lui dire de ne pas toucher sa cuisse comme ça, pas si proche de... non il ne lui dit pas, il va le prendre pour un gros pervers et encore se barrer, et le laisser comme un con ici. L'eau les recouvre et couvre le bruits de leurs mouvements. Il n'ose plus le regarder, du moins le moins possible. Timide? Que dalle, c'est Ujsyan merde! Alors c'est quoi. De la gêne? Non plus. Du self control. Ouais, c'est mieux. Du self control. Le savon glisse sur sa peau mate. Lentement. La mousse envahit les doigts du cadet, et ça par contre il le voit Ujsyan. Il le voit et le suit sans pouvoir s'empêcher. Chaque centimètre, chaque geste des doigts, chaque attention et précaution. Merde, même sa mère ne l'a jamais soigné avec autant d'attention, ni aucune gonzesse d'ailleurs. Le blond s'excuse en permanence, il se passe une main sur le visage pour retenir ses pulsions notre aîné. Il a juste envie de lui attraper le visage et de lui rouler une pelle du feu de dieu mais ferme les yeux et pose sa tète en arrière, et respire. L'autre pourrait croire que c'est la douleur. Non ça il s'en branle, ça pourrait que contribuer à le faire bander en plus s'il avait pu. Il se retient juste de le plaquer sur le sol de cette douche, sans lui laisser le choix. Qu'est-ce qu'il est devenu.... un beau bâtard, obsédé. Il pourrait en avoir honte, mais là, il essaie juste de ne pas perdre le contrôle. Et l'autre qui parlait tout seul, lui irradiant les oreilles de cette fois posée et douce... ça n'arrangeait rien! Pourquoi tu lui dis que t'as bien dormi et que t'étais au chaud??? Doit-il te rappeler que t'étais dans ses bras? Tu veux qu'il craque? Aidez-le. Il voudrait lui dire d'arrêter de parler, qu'il va finir par le faire boiter, mais ça non plus, il ne peut pas, il a envie de savoir la suite. Quoi, depuis quand fait pouvoir bander pour faire boiter quelqu'un? Y'a plein d'autres moyens hein. A quoi il pense!!!! Est-ce qu'il veut avaler quelque chose? Il est sérieux de lui avoir sorti cette phrase? Il est trop ingénu c'est même plus un doute maintenant? Ujsyan en PLS. Une PLS qui ne s'arrange pas du tout quand il prend possession de son visage pour le soigner, et que le sien est en face. Tuez le. Mettez une planche de bois entre eux. QUELQUE CHOSE! Soigne le, le caresse  pas comme ça! Enfin c'en est pas pour quelqu'un de normal mais pour lui si. Sa mère c'est limite si elle y va pas au tampon-jex quand elle le nettoie et qu'il est à moitié mort. Sans compter qu'elle l'engueule pour le principe et le blond lui, c'est limite s'il s'excuse pas de l'avoir laissé combattre. Alors qu'il n'y est pour rien.

Ah non. Ne souris pas. Pourquoi il sourit... pourquoi il... Ujsyan le fixe calmement mais à l’intérieur de sa tête, c'est Trump qui fait la guerre à la Corée du Nord, juste parce qu'il l'a décidé. Beug total. Reboot? Error, le système doit redémarrer suite une problème survenue durant les mises à jour. Avast a détecté une anomalie, merci de redémarrer votre ordinateur. Et son crâne y passe, le ramenant à la réalité quand le shampoing entre en contact avec sa blessure. Oh putain. Merci au moins c'est radical, tout ce qu'il aime d'habitude. Enfin, il plisse un peu les yeux, ça fait pas franchement du bien non plus, surtout que les doigts frottent. Le rinçage est bienvenue du coup. Il se pense sorti d'affaire. Ah Bon? Pourquoi? Il est déjà à bout? Ah bah non, ça marche pas comme ça la vie! Elle t'en... enfin profond jusqu'au bout quoi. Et la voix du blondinet replonge dans son oreille.

Il pense que c'est bon... il a dit qu'il pensait que c'était bon. Non ça l'est pas du tout... et bégaie pas comme ça. Ah. Oui alors non, rester sous la douche, comme ça? Avec lui, limite contre lui? Non, pas une bonne idée. Quelqu'un peut lui dire? Le concierge tiens. Il est où ce con de concierge quand on a besoin de lui. Ujsyan garde en apparence la tête froide, et chasse doucement la mousse restante de ses jambes et de son épaule, et frôle la main du blond qui fait apparemment de même. Il fait genre de ne rien avoir senti, sinon le beug va revenir. Etre en PLS, c'est bien, mais trop, ça va plus. Il ne l'est jamais. L'eau commence à refroidir en plus. Sortir trempé avec lui, ou finir avec une pneumonie? La pneumonie. Non. Mauvaise idée, ok ok... il sort. En serrant les dents, sans un mot, il recule sa main sur le mur, derrière lui et force sur sa jambe valide pour se hisser contre le carrelage, demandant un temps pour se remettre un peu, la main attrapant le poignet de l'autre, lentement. Puis il le lache et s'avance en s'aidant d'appui sur les parois. Prions pour que la paroi de douche tienne, qu'il finisse pas à plat ventre sur le sol. Y'a eu assez du buisson. Les pieds sur la serviette au sol, il pose sa main sur l'épaule du plus jeune, histoire de garder un semblant de stabilité. Il n'arrive pas à sortir les merci... mais bizarrement, l'autre semble les comprendre, ce qui est d'autant plus déstabilisant. Il attrape la serviette qu'il lui tend, se l'entoure autour de la taille et dégage son boxer maladroitement par le bas. Il est propre vu la dose de savon mais il va devoir sécher maintenant. Quoi que se foutre à poil sous son pantalon, c'est pas franchement ce qui le dérange. Son œil valide remonte sur le blond et il le voit toujours aussi cramoisi... un soupir, il est coupable. Il le sait. Une part se maudit, une autre aime. Équilibre mental, coucou c'est moi.
"Tu devrais respirer ... t'es tout rouge..." qu'il dit doucement... sa voix grave se décidant enfin à s'extirper de sa gorge, et bien plus nettement que la veille.



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