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Hwang Meizuo
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Sam 10 Nov - 23:23

Someone took my hand
ft sweet Matty.  :kok:

Meizuo n’avait jamais eu peur la nuit. En fait, il avait même plutôt l’habitude de l’apprécier. Tout était tellement silencieux et paisible. Les gens qui titubaient à ces heures de la nuit ne semblaient pas conscients, et aucun ne calculait cet homme qui pouvait sembler tellement différent. La nuit dissimulait tous ses gestes étranges, l’alcool dissipait toutes ses paroles maladroites. C’était pour ça que Meizuo n’avait jamais eu peur la nuit. C’était pour ça qu’il l’avait toujours trouvé tellement plus douce qu’un jour agressif, l’exposant aux dangers de ses fautes sociales. Alors, parfois, il s’oubliait dans la salle de yoga. Il profitait souvent de quelques heures sans bruit, sentant l’obscurité s’installer dans une pièce entièrement vide. Et lorsque son esprit l’était tout autant, lorsqu’il se sentait apaisé, il partait.
Seulement, cette fois-ci, il avait un peu trop traîné, mais il devait également faire un peu d’administration, demandée par le complexe sportif. Vérification des licences et des certificats, mais également des paiements. Et Meizuo aimait jouer selon les règles, alors il prenait tout ça très à cœur. Peu importe le temps que ça lui prendrait, ce serait fait, et bien. Il avait envoyé un message à sa belle-mère pour la prévenir, qu’elle ne s’inquiète pas de ne pas le voir rentrer. Elle était habituée de le voir arriver en fin de soirée, peu après l’heure du repas. Mais jamais il n’avait dépassé minuit. Mais cette fois-ci, il savait que ce serait le cas.

Il n’eut pas tord, puisqu’il ne ferma la porte du dojo qu’à une heure du matin, un sourire de satisfaction se dessinant sur son visage. Il avait bien fait son travail, et il en était extrêmement fier. En plus, il rentrait dans l’obscurité la plus totale, et la quiétude la plus agréable. Mais comme souvent, la vie est injuste, un peu une chienne au final. Et ce coeur si pur et innocent eut à affronter l’une des plus terrifiantes histoires de son existence. Il sentit quelque chose de froid contre son cou, probablement assez tranchant, tandis qu’on lui levait la tête, en lui tirant les cheveux. Son sang ne fit qu’un tour, et son coeur loupa un battement.

« Prends-lui les clés, c’est un demeuré, il fera rien. »
« Si tu bouges débile, on te tranche la gorge, c’est compris ? »

Un couteau. C’était définitivement une lame qu’il avait contre sa trachée. Il paniquait, il le sentait, c’était terrible. Il ne pouvait pas les laisser s’emparer du trousseau de clés. La règle était qu’il ne devait pas le perdre, il était bien trop précieux. Et son père le lui avait répété maintes fois. Alors il s’y accrocha. Tant pis s’il y perdait la vie, après tout, il devait respecter les règles, non ? Il senti un poing s’écraser dans son ventre, accompagné d’un « fils de pute » bien tranchant. Meizuo se plia en deux, sentant par la même occasion la lame se retirer de sa chaire. Il se pensait, naïvement, sauvé, mais voilà qu’il était roué de coups à en tomber à terre. Son visage était touché à plusieurs reprises, mais même une fois au sol, rien ne cessa pour autant. Il pleurait, silencieusement, refusant de lâcher les clés du local, mais un pied vint s’écraser sur son poing qui s’ouvrit sous la douleur. Il n’arrivait plus à y faire face. Et ses ravisseurs s’emparèrent du trousseau pour aller dévaliser l’intégral de la salle. Tout ça par sa propre faute. Ils s’enfuirent, balançant quelque part les clés si précieuses aux yeux du jeune homme qui continuait de se tordre de douleur, le visage en sang. Les larmes continuaient de couler même s’il tentait de paraître fort et courageux. Demeuré, débile. Ces mots avaient frappé son coeur comme les poings avaient frappé son corps. Il était complètement perdu, déboussolé.
Au bout de quelques dizaines de minutes, il fini par s’asseoir, et passer une main dans ses cheveux, avant de se pincer le bras. Comment faire ? Il fallait absolument retrouver ces clés, mais impossible quand il faisait noir comme ça. En plus le flash de son téléphone avait été abîmé pendant la bagarre, et refusait de s’allumer. Meizuo poussa un cri désespéré, avant de réciter toutes les caractéristiques du panda géant de Chine. Ce n’était pas le moment pour lui de péter les plombs, de perdre les pédales. Il devait rester complètement lucide, afin de demander de l’aide, et de retrouver ce dont il avait besoin. Il avait cette terrible impression de devoir être, à chaque fois, assisté. Il n’avait jamais tendu une main efficace à qui que ce soit. Par contre, il avait toujours su appeler au secours, et on avait toujours accouru à sa rescousse. Pas étonnant que sa mère ai fini par abandonner un tel incapable.

Ses mains moites, endoloris et un peu gonflées (probablement quelques doigts de fracturés) tapèrent nerveusement sur le téléphone pour trouver un salvateur. Naturellement, il se tourna vers son père qui ne répondit pas, car trop occupé. Il lui avait dit qu’il ne pourrait pas toujours être là pour lui, qu’il devait apprendre à se débrouiller un peu tout seul, même s’il ne l’abandonnerait jamais. Pourtant, Meizuo se sentait plus seul qu’à n’importe quel moment. Il aurait souhaité la présence de son père pour lui venir en aide, mais rien n’y faisait. Malgré les multiples appels, il ne décrochait pas.
Puis, lui vint en tête cet ami si précieux, avec lequel il passait tellement de temps : Matthew. Il saurait sûrement quoi faire. Meizuo, lui, était complètement apeuré, déboussolé. Il se sentait totalement déconnecté. Les premières sonneries se firent entendre, et entendre la voix de son interlocuteur lui tira un soupir de soulagement.

« Matthew, c’est Meizuo... » lui déclara-t-il d’une voix bien fébrile.

Il sanglota quelques instants au bout du téléphone, avant de se reprendre, s’il ne parlait pas, Matthew ne saurait pas ce qu’il se passait, et il ne saurait pas quoi faire.

« Je suis au yoga, mais on m’a tapé pour prendre les clés du dojo. Je n’arrive pas à les retrouver et la torche de mon téléphone ne fonctionne plus… Je ne sais pas quoi faire…. Aide-moi s’il te plaît... »

Malgré lui, il lui avait adressé une complainte. Tellement pure et innocente, mais tellement désespérée et déchirante. Meizuo sentait qu’il avait terriblement envie de dormir, mais il luttait, attendant la réponse de Matthew, alors que le froid enveloppait son corps.


featuring. @Song Matthew


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Song Matthew
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Jeu 22 Nov - 3:19

Someone took my hand
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Il était en train de lire à ce moment là. Le nez dépassant à peine de sa couette alors qu'il maintenait son livre dans les airs. Un roman. Encore un. Plein de belles promesses. Plein de bon sentiments. Et il aimait ce genre de lecture avant de dormir. Hyun Tae dormait près de lui car il n'avait pas eu envie de rester dans son lit tout seul ce soir. Matthew n'était jamais contre un peu de sa chaleur même s'il pesait son petit poids. Il l'écrasait et il commençait à ne plus sentir certaines parties de son corps. Et finalement dans un léger grognement, il tenta de s'écarter. Une tentative qui lui valut de s'écrouler à terre. Son livre sur sa tête, une moue sur les lèvres alors que son meilleur ami n'avait même pas bronché.. toujours endormi. Paisiblement endormi. Matthew se frotta alors l'arrière de la tête, ennuyé puis toujours à genoux au sol, il laissa choir son menton contre le matelas en observant les traits angéliques de son meilleur ami. Et il se demanda à cet instant précis comment avait-il bien pu faire pour être aussi chanceux ? Lui qui ne connaissait que la malchance.. cette vieille amie qui se mêlait trop souvent à la fatalité.

Mais Matthew ne se savait pas égoiste alors qu'il replongeait dans ses idées noires. Il n'était pas le seul à faire face à la violence. Il n'était pas la seule victime sur cette terre et cette soirée allait potentiellement prouver la vérité de ces dires. Il pensait être seul. Et pourtant. L' amer expérience de Hyun Tae ne lui avait pas servie de leçon. C'était du passé après tout. Un passé qu'il gardait enfoui pour son bien comme pour celui de Hyun Tae à qui il n'arrivait même pas à avouer ses propres démons. C'était quelque chose qu'il se refusait à faire dans l'espoir vain de l'épargner, de le protéger. Qu'il ne pense plus jamais au mal qu'on avait pu lui faire. Qu'il ne repense plus jamais à cette femme. Et pressant sa main contre son cœur qui s’alourdissait à la pensée qu'il puisse faire à nouveau souffrir son ami, son portable se mit à vibrer furieusement.

Sautant en l'air, cherchant son portable d'une main tremblante car il avait été surpris, il s'empressa de quitter la pièce. Hyun tae n'avait pas bronché. Une chance. Il dormait à poing fermés. Accélérant la cadence pour se retrouver à l'abri dans la cuisine, il décrocha finalement. Meizuo. Le canadien leva alors par réflexe les yeux vers la pendule qui trônait sur le mur qui lui faisait face. A cette heure ? Quelque chose n'allait pas..

« Je suis au yoga, mais on m’a tapé pour prendre les clés du dojo. Je n’arrive pas à les retrouver et la torche de mon téléphone ne fonctionne plus… Je ne sais pas quoi faire…. Aide-moi s’il te plaît... »

Des sanglots. Une plainte. Matthew eut un pincement au cœur. Son estomac était déjà retourné. Une boule s'y était même formée et ses mains tremblaient. Et il ne lui en fallut pas plus. Il agissait instinctivement. Comme si son corps comprenait. Comme si c'était la meilleure chose à faire. Son cerveau s'éteint éteint, comme la lumière dans ses yeux. " J'arrive .. " avait-il seulement articulé maladroitement en enfonçant son cellulaire au fond de sa poche. Farfouillant alors dans le sac de l'une de ses mères, il en sorti une carte bleue. Il en avait besoin. Il leur expliquerait plus tard. Il fallait qu'il soit rapide et efficace. Il ne devait pas le faire attendre. Marchant alors rapidement, n'ayant même pas pris le temps de prendre une veste.. ni d'enfiler ses chaussures, il se retrouvait en sweet et en tong dans la rue. Tout simplement. Et il n'y avait personne pour trouver quelque chose à y redire. Appelant alors de sa main un taxi, il était en route. Dix minutes. Pas plus. Ce n'était plus très long et après avoir payé, il se mit à marcher vite.. toujours plus vite. Il s'était même mis à courir. Il n'avait pas le temps de traîner. Il ne DEVAIT pas traîner. Et lorsqu'il vit un corps allongé sur le sol.. il pressa le dos de sa main contre ses lèvres tremblantes. Cette vision. Est-ce qu'il allait seulement l'oublié un jour ?

" .. aaah HYUNG! "

Un cri à déchirer le coeur. Personne pour l'entendre pourtant. Se laissant choir près de son ami, de ce Hyung qu'il savait trop gentil.. il le tira vers lui. Doucement. Son visage était contusionné. Son arcade fendue, les lèvres rougies par le sang. Meizuo avait les yeux clos. Matthew était en proie à une vraie crise de larme et pour cause. " Mais qu'est ce qu'ils t"ont fait ? .. hyung!? HYUNG!!? " Le secouant légèrement, le petit était paniqué. Il avait subit cela tellement de fois alors il savait.. et il avait peur. Tellement peur. Bien plus que si c'était de ça vie dont il était question. Il lui était arrivé bien souvent de souhaiter ne plus jamais avoir à ouvrir les yeux. Se laisse doucement sombrer dans l'obscurité. Mais il ne voulait pas ça .. pas Meizuo. Pourquoi fallait-il que les gens proches de lui ai eux aussi à subir sa malchance.. ses démons. ".. aah..ahh réponds moi." ajouta-t-il d'une voix tremblante et éraillée. Essuyant tout à coup le bout de son nez à l'aide de sa manche, il prit une profonde inspiration. Il fallait qu'il se calme. Il fallait qu'il se montre fort. Il secoua alors à nouveau Meizuo. " Hyung ouvre les yeux.. viens.. il faut qu'on s'en aille.. s'il te plait .. s'il te plait .. " articula-t-il en caressant les joues du plus vieux en se moquant bien de tacher ses manches avec ce sang qui commençait à peine à sécher. " .. Hyung .. viens on rentre. "


featuring. @hwang meizuo




Coeur abimé

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Dim 25 Nov - 19:52

Someone took my hand
ft sweet Matty.  :kok:

« J’arrive. »

Il sourit, soulagé, et laissa tomber son bras, portant son regard vers un ciel qui devait probablement être étoilé. Et malgré toutes les tentatives, il fini happé par le sommeil. Un sommeil lourd, et froid. Comme sa solitude.
Au début, il n’y avait que l’obscurité qui régnait. Elle avait un côté étrangement agréable. Comme si toutes les peines s’étaient envolées. Comme si elles avaient toutes fui. Il aurait pu s’abandonner dans ses chimères, ne jamais revenir. Et pourtant, il commença à rêver. Quelque chose qui n’était pas très agréable. Quelque chose de plutôt douloureux. Ce visage défiguré par la colère, cette main redoutée, ces cris hystériques, de cette personne qu’il aimait tant. Ce départ inattendu, et jamais de retour.
Ce n’était pas inhabituel. Ses rêves étaient toujours agités par le souvenir de sa mère. Ses rêves étaient toujours agités par de vieux démons qui ne lâchaient pas ce coeur fatigué. Alors, dans son sommeil, Meizuo pleura. Signe qu’il était encore bien vivant, encore bien souffrant. Juste une larme qui se colora d’un rouge sang symbolique. Les larmes de son coeur se mêlaient à celles de son corps.

Mais cette souffrance, ce froid se transformèrent en quelque chose de bien différent. En quelque chose de chaud. Une voix familière, une odeur singulière. Et alors cette mère disparue entra dans la pièce, pour serrer son petit garçon, pleurant sur son visage, toute cette haine, tout ce regret de l’avoir abandonné. Et Meizuo se mit à sourire, apaisé.
Cependant, la voix qui raisonnait n’était pas féminine, non. Cette voix qui raisonnait n’était pas la voix maternelle de son enfance, et la souffrance revint, piquant son coeur, piquant son corps. Ses yeux s’entrouvrirent, mais sa vision était troublée par un voile trouble.

« Matthew. » souffla-t-il, une fois qu’il eut reconnu son ami.

Il était en train de pleurer. Matthew pleurait, paniqué. Est-ce qu’il avait été agressé lui aussi ? Etaient-ils revenus à la charge ? Ce n’était pas possible, Meizuo les avait vus partir, sinon il ne l’aurait pas appelé. Il ne l’aurait jamais mis en danger.

« Je suis désolé... »

Désolé de l’avoir mis en danger, désolé de l’avoir fait pleurer. Désolé aussi de ne pas pouvoir rentrer. Car sans les clés du dojo, il ne pouvait pas juste revenir à la maison. Parce que demain, il ne pourrait pas faire cours, parce que papa le crierait, alors qu’il l’avait déjà crié lors du repas de famille. Il ne voulait décevoir personne, pas encore. Papa partirait peut-être à son tour après ça…

« On ne peut pas rentrer Matthew… J’ai pas les clés. »

Et sans réussir à se contrôler, sans même pouvoir se contrôler, il commença à pleurer. Pas seulement quelques larmes discrètes, non, mais de véritables sanglots, pas même tentés d’être étouffés par la pudeur.
Il avait eu peur, oui. Peur de mourir là, tout seul, peur de mourir assassiné, peur d’être abandonné. Il avait eu mal. Mal quand il s’était fait cogné, mais aussi quand il s’était rappelé pourquoi c’était lui, et non pas un autre. Il était l’ « abruti » du Jamsil. Il avait eu mal de revoir le départ de sa mère, il avait eu mal de se rappeler pourquoi elle était partie. Mais il était reconnaissant. Reconnaissant d’être en vie, reconnaissant d’être aux côtés de Matthew, dans ces bras réconfortants. Reconnaissant de ne pas avoir été abandonné. Reconnaissant de se sentir aimé et important. Assez important pour qu’un ami vienne à son appel de détresse en plein milieu de la nuit. Et il semblait inconsolable, continuant de pleurer peut-être autant que la fois où il s’était réellement rendu compte que sa mère ne reviendrait pas.

« Je t’aime Matthew. Merci d’être venu pour moi. »

Bafouilla-t-il entre deux sanglots. Il n’y avait rien de connoté dans les mots, non. Pour lui la règle était que l’on aimait seulement les gens du sexe opposé. Mais ça restait un amour sincère et pur. Celui que l’on vouait aux gens qui prenaient une place importante dans nos vies.

featuring. @Song Matthew


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Lun 3 Déc - 14:07

Someone took my hand
ft sweet Matty.  :kok:



" .. Hyung .. viens on rentre. "

La manche de son sweet pressée contre le bout de son nez, Matthew reniflait bruyamment en gardant les yeux fixés sur ce visage qui n'avait aucune expression.. ce visage presque sans vie. Son Hyung avec qui il avait partagé quelques moments et cela avait suffit. Comme un déclic. Comme si cela avait toujours été ainsi. Une sorte de connexion instantanée. Et le petit canadien si seul commençait à se faire des amis. ENFIN. Il n'était donc pas étonnant qu'il soit dans cet état. Paniqué, le corps secoué par les pleurs, il caressait de sa main libre la joue tachée de sang de son ami. Doucement, gentiment. Il n'attendait qu'un signe de sa part. Qu'un geste. Matthew savait mieux que personne que lorsqu'on était dans cet état, on n'avait pas la force.. il fallait attendre. Mais quelque chose le poussait à être impatient. Quelque chose le prenait aux tripes alors que les pires scénarios se faisaient déjà dans sa tête. Et secouant son épaule, il citait son nom.. encore et encore.. d'une voix de plus en plus éraillée, tremblante.

« Matthew. »

Un premier mot prononcé suivit d'une excuse. Elle n'était pas nécessaire et déjà Matthew secouait sa tête en affichant un air à la fois soulagé et heureux. Il avait enfin ouvert les yeux et son petit cœur s'emballait déjà. Penchant subitement sa tête en arrière, il prit une profonde inspiration, relâchant ce qu'il avait sur le cœur, tentant de calmer un peu ses nerfs. Il remerciait le ciel et essuyant d'un revers de manche ses yeux abîmes par toutes ces larmes, il pinça ses lèvres en caressant d'une main qui se voulait douce et apaisante la chevelure en bataille de son ami.  

« On ne peut pas rentrer Matthew… J’ai pas les clés. »

Un frisson parcourant son échine alors qu'il ne cessait ses caresses, il observait tout autour de lui. Peut être que.. Peut être qu'ils les avaient laissés tomber quelque part ? Ce n'était pas impossible car après tout qu'est ce qu'ils allaient bien pouvoir en faire. Et puis sans crier gare Meizuo éclata soudainement en sanglot. Il semblait lâcher ce qu'il avait sur le coeur. Surprit, Matthew baissa alors instantanément les yeux vers lui en se servant de ses manches pour tenter d'essuyer les larmes de son ami. " .. Hyung.. tu as mal .. ? Hyung .. aah.. ne pleure pas.. on va trouver une solution. " fit alors le jeune canadien qui sentait de nouvelles larmes menacer le bord de ses yeux. Cette vision qu'il avait. C'était insupportable. Comment avaient-ils pu seulement lui faire du mal ? Meizuo était si gentil. Et se penchant alors vers son Hyung, il pressa avec une infinie tendresse son front contre sa tempe, un bras maladroitement enroulé contre son torse. Il le serrait contre lui comme il le pouvait en cherchant à le réconforter. C'était sa priorité à cet instant. Il n'aimait pas le voir comme ça. C'était douloureux.. c'était trop pour lui. Et pleurant en silence, incapable de se montrer assez fort, il essayait de calmer cette crise de larme. " Ne pleure pas .. s'il te plait .. ça va aller.. je te jure que ça va aller Hyung. " Articulant maladroitement ses mots, le cœur serré, il lui était bien difficile d'avoir les idées claires. Que pouvait-il bien faire là tout de suite. Aucun moyen de rentrer dans le dojo. Fallait-il appeler les secours ? Fallait-il qu'il le ramène chez lui ? Mais une chose était sûr, il ne pouvait pas rester comme ça dehors .. à même le sol. Meizuo avait besoin de soin, de chaleur.. de se sentir en sécurité.

" Je te ramène chez toi.. ou chez moi. Hyung dis moi qu'.. " commença-t-il par faire avant de se stopper net. Est-ce qu'il avait bien entendu. « Je t’aime Matthew. Merci d’être venu pour moi. » Clignant plusieurs fois des yeux, il arborait déjà cette expression. Sourcils haussées, grimace déformant ses lèvres. Son cœur un peu plus serré au creux de sa poitrine. Il le frappa alors sans pouvoir s'en empêcher. Une petite tape sur son épaule. Rien de méchant. Idiot. " Mais qu'est ce que j'aurais pu faire d'autre Hyung .. tu crois que je pouvais te laisser dans cet état tout seul ? " murmura-t-il en essuyant de ces paumes ses larmes qui n'arrêtaient pas de couler. Pourquoi se mettait-il dans cet état ? Peut être parce qu'il était heureux d'entendre ça. Il était heureux de s'être fait un nouvel ami. Il était heureux de ne plus être seul. " Hyuung.. " gémit-il finalement en pressant ses mains contre ses yeux. Il était en train de craquer et ce n'était pas la meilleure chose à faire. Il se maudissait d'être aussi faible.. fragile. Idiot. Rien qu'un idiot inutile. Et serrant les poings en ravalant sa peine, il pinça ses lèvres. Passant par la suite ses bras sous les aisselles de Meizuo, cherchant la bonne manœuvre, il l'aidait à se mettre debout pour au moins aller s'installer sur ce banc qui n'attendait qu'eux un peu plus loin. Les dents serrés, il se servait de toute la force qu'il avait pour le soutenir. " Viens.. ce n'est pas loin Hyung.. On serait mieux que par terre.. crois moi." marmonna-t-il alors en observant d'un air inquiet son ami dont les yeux yeux étaient gonflés et rouges.. tout autant que les siens.


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