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 Here you are again! [KyungSil]

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Lun 26 Mar - 21:09
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Le prince charmant sur son cheval blanc... ou presque!
« Je dois y aller… » Si ses propos ne ressemblaient guère à des excuses, le son de sa voix dévoilait ses réelles intentions. Eun Sil se sentait mal de quitter l’appartement de son petit-ami alors que ce dernier lui avait réclamait plus de temps, la jeune femme s’étant montrée assez distante. Les excuses ne venaient plus aussi naturellement, étant arrivée à court de raisons valables pour expliquer son éloignement. « Je dois travailler. » C’était la vérité et finalement, elle était contente d’avoir passé du temps avec le jeune homme même si ce fut pour un court instant. Elle avait décidé de le rejoindre directement après les cours, ne prenant pas la peine de passer par son appartement, sachant qu’elle était attendue. A chaque fois qu’elle se retrouvait sur le palier de sa porte, elle était mal à l’aise. La boule au ventre, elle continuait pourtant de prétendre aller bien. Elle l’embrassait chastement dans un premier temps avant de reprendre doucement ses aises. C’était toujours comme ça, elle avait besoin de quelques minutes pour se débarrasser de ses troubles, le sourire de son petit-ami se voulant rassurant et apaisant. Cela lui avait fait du bien de passer du temps avec lui et de pouvoir échanger avec le jeune homme, sans que des reproches supplémentaires ne lui soit fait. Pourtant, une fois qu’elle eut quitté l’appartement, elle se sentit vide et le cœur très lourd. Elle avait toujours cette sensation lorsqu’elle s’éloignait, comme si elle avait joué un rôle et qu’elle avait du mal à se retrouver. Cette relation devenait de plus en plus éprouvante malgré l’affection qu’elle éprouvait pour cette personne, il était son meilleur ami après tout et c’était un lien indestructible… Ou tout du moins, elle le pensait.

Arrivée sur son lieu de travail, elle avait le regard dénudé d’émotion et le cerveau comme déconnecté. Elle sursauta lorsqu’un client posa brusquement une canette sous ses yeux absents, certainement irrité par l’employée qui ne daignait pas faire son travail. Elle s’excusait rapidement avant de se charger de ses achats et d’encaisser l’individu de mauvais poil. Elle soupira une fois seule. Elle décida de s’occuper autrement en se baladant dans les rayons pour ranger ces derniers. Le magasin était vide pour le moment et elle chantonna le morceau qui passait actuellement à la radio et qui l’empêchait de s’égarer de la réalité. Pourtant, elle oublia bien vite tout ce qui l’entourait lorsqu’elle se retrouva devant un packaging qui lui avait donné des cauchemars. Des flash-backs d’une précédente soirée sur son lieu de travail lui apparut et ses joues prirent de légères couleurs. Elle se souvenait de cette chute qu’elle avait subi lorsque la pyramide de nouilles instantanées qu’elle avait passé son service à construire lui était brusquement tombée dessus… Et ce par l’unique faute d’un bel inconnu ! Un inconnu qui avait osé joué avec ses émotions et même si la colère montait immédiatement lorsqu’elle se souvenait de cet énergumène, elle se souvenait également de toutes ses attentions… Et surtout, elle se souvenait du rapprochement qu’il avait initié avant de s’éclipser. Ses rougeurs s’intensifièrent à cette image bien ancrée. Elle détestait donner raison mais c’était bien le cas, il bien obsédée ses pensées ce soir-là et elle avait mis du temps à s’endormir... Certainement parce qu’elle avait été déstabilisée mais également parce qu’elle était en colère contre elle-même de n’avoir rien fait pour le repousser. Elle se sentait également mal pour son petit-ami car elle ne pouvait se permettre d’être attirée par n’importe qui.

Elle décida de quitter ce rayon qui lui rappelait des souvenirs qu’elle souhaitait chasser, pour retourner derrière sa caisse. Une nouvelle fois, la cloche se fit entendre et mécaniquement, elle souhaita la bienvenue au client qui était entré à l’intérieur. Ce dernier avait un style assez particulier et il semblait très suspect… il donnait l’impression de regarder tout autour de lui, curieux. Est-ce qu’il cherchait quelqu’un, se demanda Eun Sil avant de reporter son attention vers son téléphone qu’elle ne gardait jamais très loin. Il était bizarre, c’était peu dire, mais au moins il ne s’agissait pas de cette personne qui lui avait retourné le cerveau ce fameux soir. Elle était nerveuse à l’idée de le revoir… Car il était hors de question qu’elle le laisse s’en tirer aussi facilement ! Elle était toutefois hésitante parce qu’il semblait connaitre son patron… « Um ?  » Elle murmura alors qu’elle entendit cet étrange monsieur l’appeler « Mademoiselle » tout en lui faisant signe de s’approcher. Naïve et ne se doutant de rien, elle décida de simplement s’approcher, pensant qu’il avait simplement besoin d’aide. « Je peux vous aider ?  » Proposa-t-elle alors, une fois en face de lui. Un rapide coup d’œil lui permit de remarquer que ses genoux étaient nus ce qui lui semblait étrange puisqu’il faisait encore froid, notamment lorsque la nuit commençait à tomber. D’autant plus étrange… Pour autant, elle tenta de ne pas se montrer troublée, remontant son regard vers le visage de l’individu… Il lui sembla entendre le son de la cloche du magasin mais alors qu’elle s’apprêtait à se tourner pour retourner à son poste, le client ne semblant pas décidé à parler, elle fut retenue par ce dernier qui lui attrapa le poignet. Un léger « aie » lui glissa entre les lèvres avant que sa voix porte plus, sous l’effet de la surprise : « Mais qu’est-ce que vous voulez bon sang ?  » Demanda-t-elle, les sourcils froncés. Elle savait qu’elle ne devait pas lever la voix sur un client mais son attitude était incorrecte et surtout affolante… Elle eut raison de s’inquièter puisque tout à coup, utilisant sa main libre, l’homme décida de déboutonner son long manteau pour dévoiler son corps tout entier… « Qu’est-ce— » Il était complètement nu et malgré son bon vouloir, ce qu’il avait souhaitait dévoiler n’avait pas échappé aux yeux de la jeune femme. Paniquée, elle souhaita poser ses mains sur ses yeux pour se bloquer complètement la vue en plus de les fermer avec violence mais le pervers ne semblait pas de cet avis, ayant toujours son emprise, l’empêchant de fuir. « Regarde !  » Qu’il lui répétait avec une voix atroce qui lui donnait envie de vomir.  

Mais qu’est-ce qui clochait avec ces gens ???


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Mer 28 Mar - 23:16
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Here You Are Again!
featuring. KyungSil

— « Aiiiish... »

Je grimaçais alors que mon pouce passait à revers sur la belle entaille que j'avais sur la lèvre. Je regardais mon doigt, rouge de sang, puis relevais mon regard pour croiser celui du gars qui arrivait encore à tenir debout par je ne sais quel miracle, malgré les deux grammes d'alcool qu'il devait avoir dans chaque œil. Je n'avais pas voulu en arriver jusque là mais il y a des moments dans la vie où seul un homme peut comprendre qu'il va trop loin en recevant un bon crochet du droit.

— « Merci Min Kyung... » Je sentais deux mains s'accrocher à mon avant-bras en guise de remerciement. Il ne fallait pas que je reste une seconde de plus dans cet endroit parce que je sentais que je pourrais tabasser le gars jusqu'à le tuer. Je détestais ça les mecs qui s'en prenaient aux femmes. Ça avait l'air monnaie courante ces derniers temps dans le quartier. Les hommes s'alcoolisaient de plus en plus et les problèmes devenaient récurrents dans la plupart des clubs. Heureusement que j'étais passé par là ce soir et que j'avais entendu les cris. Il ne m'avait pas fallu plus d'une seconde dans mon esprit pour décider d'intervenir. La plupart des clubs à hôtesses n'avaient pas de service de sécurité, quand il y avait un souci, un client un peu trop collant ou qui ne voulait pas payer, les filles agissaient en groupes et arrivaient à régler le problème toutes seules. Mais avec les mecs alcoolisés qui ne se rendaient même pas compte de ce qu'ils faisaient, c'était une autre histoire. Et parfois, comme ce soir, ça allait loin. Mon sang n'avait fait qu'un tour en voyant l'une des hôtesses par terre, en train de se tenir la joue qui semblait bien gonflée. J'avais frappé le gars mais n'avais pas vu le coup venir en retour. Ce qui me valait cette jolie entaille. J'allais douiller pendant quelques jours et ne pas réussir à manger autre chose que des bouillons ou du porridge. Youpi.

Je m'éclipsais vite fait de l'établissement alors que j'entendais les sirènes de police au loin. Je n'avais pas envie qu'on me retrouve là et passer la soirée au poste pour raconter ce qui s'était passé. J'avais donné un coup de main et ça s'arrêtait là. J'étais crevé par ma journée sur le drama, je voulais juste rentrer chez moi et dormir.
J'étais à peine entré dans ma salle de bain que je voyais le sale reflet que me renvoyait le miroir. Et bien sûr, mon armoire à pharmacie était aussi vide que mon frigo. Rien de quoi mettre sur ma plaie pour la calmer un peu. A contre-coeur, je reprenais les clefs de ma chambre pour ressortir. J'allais passer vite fait au convenience store, c'était le seul truc d'encore ouvert vu l'heure avancée, m'acheter n'importe quoi qui pourrait apaiser cette douleur qui me lançait dans la lèvre et rentrer me coucher.

C'était ça le plan. Et comme d'habitude avec moi, rien ne se passait comme prévu. Bien sûr, sur le chemin, j'avais pensé à ma petite brune. Eun Sil. Ça faisait quelques jours que je n'avais pas pointé mon joli minois au convenience store et tous les soirs en rentrant du boulot, je m'étais dit qu'il fallait que j'y passe. Mais soit j'étais trop fatigué pour ça (il fallait que je sois en pleine possession de mes moyens pour être sûr de la taquiner comme il faut) soit quand j'y passais, elle ne travaillait pas. J'étais parti la dernière fois sans consulter son planning. Terrible erreur. Inconsciemment, mes pas se firent plus rapides pour rejoindre la petite supérette et je ne me rendis compte que je souriais uniquement lorsque je sentis la douleur à ma lèvre me rappeler à l'ordre. Je repassais mon doigt sur l'entaille, je saignais à nouveau.
J'avais la main sur la poignée de la porte quand mon regard se figea sur ce qui se passait à l'intérieur du magasin. Eun Sil était là, ce qui aurait dû me mettre en joie, mais elle n'était pas toute seule et ce que je voyais ne me plaisait pas du tout. C'était quoi ce délire !? J'ouvris la porte avec fracas et je n'essayais même pas de parler à ce gars, ce connard complètement à poil sous un imper dégueulasse, bonjour le cliché...!

— « Regarde ! » hurlait-il face à une Eun Sil complètement apeurée. Je l'empoignais par le col de son imper avant de le claquer contre le mur derrière. Mon avant-bras vint bloquer son cou, j'appuyais fortement sur sa pomme d'Adam, l'empêchant de respirer pour la peine. J'en avais rien à faire de lui, tout ce qui m'importait c'était Eun Sil que j'avais laissée quelques mètres derrière moi.

— « Eun Sil, ça va ? » Je jetais des coups d’œil en arrière pour tenter de l'apercevoir. Comme je n'avais aucune réponse de sa part, j'appuyais encore un peu plus fort sur la trachée du gars pour pouvoir me retourner un peu plus.

— « Réponds-moi, ça va ? » Je reportais mon attention sur le pervers face à moi. Il se passait quoi ce soir, c'était la pleine lune ? Pourquoi tous les mecs se comportaient comme ça ? Je sentais le sang bouillir dans mes veines encore plus violemment que tout à l'heure. C'était la deuxième fois que j'intervenais ce soir pour sauver une pauvre demoiselle en détresse, ce quartier partait vraiment en couille. Je ne lui avais pas décoché de droite à celui-là mais ce n'était pas l'envie qui me manquait. Mais je ne savais pas pourquoi, je n'avais pas envie de me montrer violent devant la petite brune. Son silence m'inquiétait et je me demandais si ce connard n'avait pas réussi son coup, à être allé trop loin avec elle. Si c'était le cas, c'était un homme mort.

— « Dis-moi ce qu'il t'a fait... » J'avais une sérieuse envie de l'étriper ce mec rien qu'à penser qu'il ait pu poser ses sales pattes sur elle. « Qu'est-ce que tu veux que je fasse de lui ? Tu veux appeler la police ? Que je lui casse la gueule ? Que je le castre ? » Je le menaçais en relevant mon genou, prêt à lui exploser les parties intimes s'il le fallait.

La balle était dans le camp d'Eun Sil. Mais s'il n'en avait tenu qu'à moi, ce mec serait déjà en train de compter ses dents par terre...
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"Bad boys ain't no good but good boys ain't no fun"
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Sam 31 Mar - 12:56
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Le prince charmant sur son cheval blanc... ou presque!
La peur avait commencé à l’envahir alors qu’elle prenait conscience de la situation dans laquelle elle trouvait malgré elle. Elle s’en voulait d’avoir été si naïve en s’approchant si facilement de cet individu, lui laissant alors l’occasion de l’attraper sans qu’elle ne puisse prendre ses distances à temps. Elle se retrouvait à présent coincée puisqu’il lui tenait fermement le poignet tout en s’exhibant sous ses yeux mortifiés. Elle avait beau tenter de se dégager de son emprise, c’était inutile. Elle n’avait pas assez de force… elle ne faisait pas le poids face à lui. Et la peur qui commençait à la ronger ne l’aidait pas à réfléchir à une solution efficace pour se sortir de ce pétrin inattendu. Elle avait beau avoir les yeux fermés, au point que ça devienne douloureux, elle savait très bien ce qu’il était en train de faire et surtout, elle avait conscience de ce qu’il souhaitait. Il voulait qu’elle ouvre les yeux et regarde le numéro qu’il était en train de lui « offrir » alors qu’elle n’avait rien demandé. Il était hors de question qu’elle lui fasse se plaisir, tout comme il était hors de question qu’elle s’effondre devant lui quand bien même les larmes menaçaient de lui échapper. Elle ne savait pas ce qu’il comptait faire ou comment il allait réagir alors qu’elle tentait de se défendre. Etait-il un simple exhibitionniste ou était-il encore plus dangereux que cela ? Dans le doute, elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer le pire et son inquiétude s’intensifia. Son cœur battait à cent à l’heure alors qu’elle commençait à considérablement angoisser. Elle priait intérieurement pour qu’on vienne à son secours, qu’un client entre et fasse peur à ce pervers qui avait osé posé ses doigts répugnants sur elle.

Ses prières furent visiblement entendues car soudainement, elle bascula légèrement en avant alors que son agresseur se retrouver plaquer contre un mur. Sous l’effet de surprise, il avait heureusement lâché son emprise sur le poignet endolori de la jeune femme qui restait sous le choc. Elle leva alors les yeux vers la personne qui avait eu le courage de venir l’idée sans se poser de questions. Elle fut surprise de découvrir un visage qui lui était familier. Il s’agissait en effet de celui qui avait occupé ses pensées plusieurs jours durant. Une nouvelle fois, il faisait une entrée remarquée dans sa vie, entrée qu’elle n’allait pas oublier de sitôt non plus. Toutefois, elle n’eut pas le temps de se remémorer leur première rencontre ni même de réaliser qu’il était réellement présent car elle était trop chamboulée pour réaliser ce qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Tout s’était passé si rapidement, elle n’avait pas eu le temps de souffler qu’elle se retrouvât au sol. Le regard vers les deux hommes, elle réalisait enfin le retournement de situation. Le pervers avait été poussé contre un mur et son sauveur appuyait son bras contre sa gorge, l’empêchant de respirer correctement. Dans d’autres situations, Eun Sil aurait été mal à l’aise en étant témoin de violence mais cette fois-ci, un sentiment de soulagement se mêlait à son inquiétude. Elle était reconnaissance de l’aide qui lui avait été apportée et elle était soulagée de voir cet homme souffrir à son tour. Peut-être qu’elle n’avait pas été touchée d’une façon malsaine, peut-être qu’il n’avait pas été violent si ce n’est en lui attrapant le poignet… mais cela ne changeait rien. Eun Sil s’était senti menacée et il ne s’agissait ni plus ni moins d’une agression. Ce monde partait vraiment dans tous les sens, et cette mauvaise expérience lui faisait réaliser que personne n’était à l’abris, elle y compris. Elle avait beau être sur son lieu de travail où des caméras enregistraient tout ce qu’il se passait à l’intérieur, cela ne signifiait pas pour autant qu’elle fût en sécurité.

Elle entendait la voix du bel inconnu lui demander comment elle allait mais elle n’arrivait pas à lui répondre. Elle avait encore la gorge nouée et toutes ses émotions suite au choc étaient en train de retomber, la rendant émotionnellement fragile. Pour autant, elle tenait à se montrer forte, gardant ses sanglots pour plus tard. Elle sursauta lorsqu’il insista, et elle ressenti la colère du jeune homme dans le ton qu’il employait. D’une certaine façon, elle était touchée même si elle ignorait ce qu’elle devait faire à présent. Cette histoire n’était pas encore terminée et elle savait qu’elle devait réagir. Elle ne pouvait pas rester silencieuse alors qu’il n’y avait pas de temps à perdre puisque l’énergumène était toujours présent, et son sauveur avait visiblement du mal à garder son calme. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’elle réalisait que la situation pouvait encore dégénérer si la violence était utilisée. «  Rien, tout va bien… » Répondit-il d’une voix faible, retrouvant enfin l’usage de la parole. Son regard se posa un instant sur son poignet marqué. C’était douloureux et surtout une preuve que ce n’était pas un mauvais rêve mais bien la réalité. « Je… » Elle commença avant de s’arrêter sur sa lancée. Elle voulait se relever mais elle n’avait plus aucune force dans les jambes.  Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur le pervers qui essayait tant bien que mal de se défaire, à son tour. Elle était heureuse de le voir tourmenté de cette façon, voulant qu’il réalise ce que ça faisait d’être malmené. Elle voulait qu’il paie pour son comportement, surtout qu’elle n’était peut-être pas la seule victime. «  Honnêtement, je meurs d’envie de le voir souffrir… » Répondit-elle dans un premier temps, tentée de lui demander de frapper cet homme… Elle avait même envie de le faire elle-même en se permettant un coup de pied dans les parties intimes, envie que semblait partager son sauveur. Toutefois, elle reprit la parole et ses propos furent plus responsables. Elle ne voulait en aucun cas mettre dans une mauvaise posture la personne qui était venue l’aider dans cette situation délicate : «  Mais tu auras des problèmes si tu le frappes… » Elle était consciente des caméras de sécurité et même si la violence pouvait être justifiée, elle savait que c’était risqué et il était hors de question qu’il connaisse des problèmes avec la justice juste parce qu’il avait été assez humain pour lui venir en aide. « Je ne veux pas qu’il t’arrive des problèmes par ma faute ! La police peut s’en charger alors ne te crée pas de problèmes à cause de moi… »  

Elle chercha son portable dans ses poches avant de se souvenir qu’il se trouvait derrière sa caisse, là où elle l’avait laissé avant de se déplacer vers ce pervers. En se souvenant des évènements qui venaient tout juste d’arriver, elle comprit à quel point elle avait été naïve mais jamais, elle n’aurait pensé que quelqu’un agirait de cette manière ici. Eun Sil avait repris son souffle et un rythme cardiaque moins violent même si elle était encore tracassée puisque le jeune homme dont elle ignorait encore le nom, étant toujours en conflit avec l’obsédé. «  Je — je vais— récupérer mon portable et les appeler… » Elle tenta une nouvelle fois de se lever, prenant appui sur ses bras mais bien vite, elle réveilla la douleur de son poignet. «  Aie » Il n’y était pas aller de main morte en l’attrapant et si elle n’avait rien de cassé, c’était quand même douloureux, d’où la grimace qui résultat de son initiative. Elle eut envie de rire de cette situation alors qu’elle prenait conscience que pour sa deuxième encontre avec cet intriguant client, elle se retrouvait encore une fois au sol et blessée. C’était la deuxième fois… la deuxième fois qu’elle se sentait pitoyable et incapable de réagir comme elle le souhaitait. La dernière fois, elle n’avait pas été capable de dire tout ce qu’elle avait sur le cœur à cause de son travail et cette fois-ci, elle était trop chamboulée pour savoir comment réagir. « Lâche moi… » Difficilement, le débauché fut capable de prononcer quelques mots pratiquement incompréhensibles : « C’est elle qui voulait voir ! » Osa-t-il rajouter, énervant EunSil au passage : « Pourquoi j’aurais demandé à voir une chose pareille ?  » Elle baissa cependant ses yeux brillants vers le sol. Malgré la situation qui n’était pas à son avantage, il semblait s’amuser de la situation, étant finalement toujours découvert. Cet homme avait vraiment un problème dans sa tête, elle ne voyait pas d’autres raisons de se comporter de cette manière.  


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Sam 31 Mar - 18:18
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Here You Are Again!
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Le sang bouillait dans mes veines à tel point que j’avais l’impression que j’allais exploser dans la seconde suivante. Qu’est-ce qui clochait dans ce monde ? Pourquoi les hommes s’en prenaient-ils à des femmes sans défense ? Je n’étais pas un ange, j’étais même plutôt un salaud avec les femmes mais jamais il ne me serait venu à l’idée, et heureusement d’ailleurs, d’user de la violence pour obtenir les faveurs d’une femme.  C’est vrai que j’aimais jouer le temps d’une nuit avec des courbes féminines mais je n’avais jamais obligé personne à vouloir passer du bon temps avec moi.
Cela faisait deux fois ce soir que le comportement des hommes me donnaient envie de sortir de mes gonds. Ça s’était produit lors de ma première intervention et j’avais une furieuse envie que ça se répète, rien n’allait me soulager plus qu’un bon coup de poing dans la gueule de ce mec dépravé. J’étais encore plus énervé que ça concernait Eun Sil. Je serais rentré dans cette supérette pour sauver n’importe laquelle des employées du vieux Mr Kim mais savoir que c’était Eun Sil qui était la proie de ce pervers… J’avais senti quelque chose vriller dans mon cerveau en les voyant, j’étais devenu fou en un quart de seconde. Bien sûr, ce mec n’avait pas le droit de poser sa main sur n’importe quelle fille mais il était encore moins question que ses sales pattes ne la touchent elle. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour cerner Eun Sil, il n’y avait aucune once de méchanceté en elle, elle n’avait rien à faire dans ce coin chaud d’Hongdae, dans cette supérette en plein coeur du quartier de la luxure. C’était comme si on avait mis un chiot au milieu d’une arène de lions, c’était exactement l’image que j’avais en tête. Je me devais de la sortir de ce mauvais pas et je n’avais pas réfléchi longtemps avant de mettre le plus de distance entre ce mec et elle. Je ne savais pas comment j’arrivais à me retenir mais il fallait croire que ma peur qu’il lui ait fait du mal soit plus grande que mon envie de lui coller une trempe mémorable. Je devinais plus que je ne voyais le corps d’Eun Sil assis par terre. Ses jambes avaient dû la lâcher sous le coup de l’émotion et du choc d’avoir été entre les mains de ce type. Je prononçais son prénom avec plus d’insistance dans la voix pour qu’elle reprenne ses esprits. Ce n’était pas le moment de flancher, du moins pas encore. On devait gérer le sort de ce mec avant qu’elle ne se permette de se laisser aller. Je fus rassuré lorsqu’elle me dit qu’elle n’avait rien, c’était déjà ça. Mais un regard en arrière suite à sa réponse me faisait douter, je la voyais se tenir le poignet et grimacer. J’avais failli lâcher cet enfoiré pour aller la rejoindre mais Eun Sil avait à nouveau ouvert la bouche et ses mots m’avaient fait renforcer ma prise contre le cou de l’homme. Elle voulait le voir souffrir et lui rendre la pareille, et moi j’étais prêt à exécuter ses ordres. Un sourire mauvais sur les lèvres, je m’étais retourné vers lui. Je le sentais se mettre à trembler sous mon bras, se demandant à quelle sauce il allait être mangé. Je n’allais avoir aucune once de pitié pour lui, si c’était ce qu’Eun Sil voulait. Je m’apprêtais à le lâcher pour pouvoir récupérer tout l’usage de mon bras et le frappait au coin de la mâchoire, là où ça allait fair très mal mais d’autres mots d’Eun Sil m’arrêtèrent en plein élan. « Mais tu auras des problèmes si tu le frappes… » Elle n’avait pas tort mais c’était le cadet de mes soucis. Et puis rien ne m’empêchait de réitérer ce que j’avais fait un peu plus tôt ce soir : foutre mon poing dans la gueule du mec et partir avant que les sirènes de la police ne se fassent entendre.
Mais la jolie brune insistait. Qu’il m’arrive des problèmes par sa faute ? Pourquoi est-ce qu’elle rejetait la faute sur elle ? S’il y avait quelqu’un de coupable ici, ce n’était certainement pas elle mais bien le mec que je tenais à l’écart. Je levais un regard vers l’une des nombreuses caméras de surveillance du convenance store et soupirais. Contrairement au club à hôtesses, ici l’endroit était surveillé et je savais que les caméras enregistraient. Au moindre faux pas, tout ce que j’allais faire à ce merdeux allait être enregistré pour la postérité et je n’avais vraiment pas besoin de ça. Les flics, moins je les voyais et mieux je me portais, et je n’avais vraiment aucune envie de passer ma nuit en garde à vue à cause d’un pauvre pervers. « Je ne veux pas qu’il t’arrive des problèmes par ma faute ! La police peut s’en charger alors ne te crée pas de problèmes à cause de moi… » C’était rare que quelqu’un accorde de l’importance à ce qui pouvait bien m’arriver et ces deux petites phrases venaient de faire tomber mon niveau de colère d’un cran.

— « Ok… » lui répondis-je. « Si tu veux appeler les flics, ok… Mais fais vite, j’ai pas envie de passer ma soirée en tête à tête avec lui. » Surtout qu’il avait vraiment une sale tête de pervers. J’attendais qu’Eun Sil aille récupérer son portable mais comme lors de notre première rencontre, elle s’était de nouveau affalée sur le sol après avoir tenté de se relever.

— « Ca va ? » Je n’avais pas pu m’empêcher de lui demander parce que je ne voyais pas trop ce qui se passait derrière moi et je n’arrivais pas à voir son visage. L’homme face à moi commençait à se débattre :

— « Lâche-moi… »


Il avait accroché ses deux mains à mon avant-bras, essayant de se défaire de mon emprise mais il était hors de question que je le relâche. « Qui t’a donné l’autorisation de parler à toi ? » murmurais-je d’un air mauvais en rapprochant mon visage du sien.

— « C’est elle qui voulait voir ! » dit-il avec un sourire malsain sur le visage. J’entendais Eun Sil se mettre à hurler quelque chose derrière moi mais je n’avais même pas eu le temps de comprendre ce qu’elle avait dit, j’étais devenu fou en entendant les mots de cet homme. Comment osait-il affirmer une telle chose ! Mes lèvres prirent un rictus mauvais alors que je claquais violemment l’homme une nouvelle fois contre le mur et que j’approchais mon visage du sien :

— « Je vais te tuer. » lui dis-je les yeux dans les yeux. « Si je te vois traîner à nouveau dans le quartier, si je te vois t’approcher à moins de cinquante mètres d’elle, je vais te tuer… Et t’as intérêt à me prendre au sérieux parce que je ne plaisante pas. » Je n’avais même jamais été aussi sérieux de ma vie. « Si jamais j’entends dire que t’as recommencé ton petit numéro dans ce quartier, crois-moi que je vais te traquer et te retrouver…. Et ce qui te sert de virilité entre les jambes, je vais te les broyer et te les servir en soupe. Je me suis bien fait comprendre ? » Je ne lui laissais pas d’autre choix que d’acquiescer à ce que je venais de lui dire. Je le relâchais tout à coup en lui lançant un « Dégage…! » et en le regardant s’enfuir de la supérette, imper rabattu sur son corps de quarantenaire bedonnant.

Je regardais le sol, inspirant et expirant pour reprendre le contrôle de mes émotions. Après quelques secondes, je me retournais vers Eun Sil toujours assise par terre.

— « J’ai une vague impression de déjà vu, pas toi ? » lui dis-je en essayant d’afficher un sourire sur mon visage. Elle semblait complètement bouleversée par ce qui c’était passé. « Pourquoi est-ce que tu te fais toujours mal au poignet dès qu’on se voit ? T’aimes tant que ça que je m’occupe de toi ? » Je me levais pour me diriger dans le même rayon que la dernière fois. Je souriais en voyant la pyramide de nouilles quelques mètres plus loin qui avaient baissé de quelques étages. De retour près d’Eun Sil avec une autre trousse de soin, je m’agenouillais auprès d’elle :

— « Il va falloir que tu arrêtes de te faire mal, y a plus de trousses de soin dans le rayon. Ou alors faudra en commander d’autres. Vu ta consommation, je demanderais au boss de prévoir un sacré stock. » Je prenais à nouveau son poignet entre mes doigts, essayant d’être le plus doux possible. J’appliquais la crème sur son poignet tout en lui jetant des regards. « T’as eu peur, hein ? Je peux comprendre, c’était affreux ce qu’il y avait à voir…! » Je secouais la tête dans tous les sens d’un air dégoûté. « Heureusement qu’on voyait pas grand chose avec son bide qui se baladait par dessus… » Je me mettais à rire, essayant par tous les moyens de dédramatiser la situation. « Mais heureusement pour tes yeux, maintenant ils ont quelque chose de beaucoup plus joli à voir. » J’affichais mon sourire charmeur, malgré la sérieuse entaille qui ne me permettait pas de sourire totalement à pleines dents, attendant que son regard accroche le mien. J’avais envie de la perturber à nouveau… Pour lui faire oublier le plus rapidement possible ce qui venait de se passer.

— « Alors Eun Sil, dis-moi… » Je continuais de faire pénétrer la crème sur la peau de son poignet, je savais que c’était suffisant mais je faisais durer. « Est-ce que tu as pensé à moi ? » Est-ce qu’elle avait passé sa soirée à être obsédée par moi ce soir là ?

— « Moi j’ai beaucoup pensé à toi… » confessais-je dans un murmure. Et ce n’était pas faux. Peut-être même que le plus tourmenté des deux, ça avait été moi…
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Le prince charmant sur son cheval blanc... ou presque!
Assise au milieu d’un rayon, elle souhaitait se réveiller de ce mauvais rêve mais malheureusement, il s’agissait bien de la réalité et ce n’était pas en claquant des doigts qu’elle allait pouvoir y échapper. Elle avait bel et bien été confrontée à un pervers sur son lieu de travail. Pourtant, elle avait déjà croisé nombreux clients qui, l’alcool mauvais, avaient pu se montrer envahissant ou qui en seulement quelques minutes, arrivaient à mettre le bazar dans le petit convenience store où elle travaillait ! Mais jusqu’à ce jour, elle n’avait jamais eu aussi peur. Et ce pervers qui avait osé s’exhiber de la sorte devant elle ne semblait pas avoir la moindre goutte d’alcool dans le sang. Bien au contraire, il semblait tout à fait conscient de ce qu’il faisait et c’était ce qui énervait le plus la jeune femme. Avec son attitude déplaisante et son insistance, il avait réussi à lui faire très peur, ce qui vraisemblablement était ce qui devait l’exciter. Elle ne voyait pas d’autres raisons et cette idée lui donnait des hauts le cœur. Comment pouvait-on agir de la sorte ? Comment avait-il pu se dire que c’était une bonne idée de se montrer ainsi sorte devant une jeune femme qui aurait pu être sa faille, au vu de la différence d’âge ? Eun Sil ne voyait pas d’autre explication qu’une perversité malsaine et surtout dangereuse pour autrui. Elle se demandait ce qu’il se serait passé si ce client n’était pas arrivé pour l’aider… Cette simple pensée lui fit froid dans le dos.  Elle soupira avant de demander à son sauveur de se montrer calme et de ne pas user de violence, quand bien même elle eut envie de le voir payer pour son attitude. Il méritait de se faire réprimander mais si elle acceptait qu’il se fasse frapper sous ses yeux, elle savait que les remords allaient suivre. A la fois parce que le jeune homme risquait d’avoir des soucis mais aussi parce qu’elle savait qu’une scène de violence n’allait pas l’aider à se sentir mieux. Les souvenirs allaient restés, certainement l’effrayer quelques jours, et rajouter de la violence aux images qui allait la suivre n’allaient pas l’aider à oublier.

Appeler la police lui avait semblé être une bonne idée. Ainsi, il n’allait pas avoir de problème et le pervers allait passer quelques heures déplaisantes, tout comme eux car ils risquaient d’être interrogées. Autant dire que la fin de soirée allait être très longue... C’était toutefois l’alternative la plus responsable mais ce plan tomba à l’eau lorsqu’elle se rendit compte que sa blessure au poignet était plus douloureuse qu’elle ne pensait. Elle s’était appuyé ses paumes pour se relever et cela avait suffi à réveiller la douleur. « O—Oui… » Elle était mal à l’aise. Elle se sentait tellement inutile, incapable de se lever pour récupérer un téléphone et ainsi passer un simple appel. Retenant au mieux ses larmes, elle voulut se reprendre en main mais les propos qui furent prononcés par le pervers réveilla sa colère. Elle était toujours secouée mais il était hors de question qu’elle le laisse déblatérer une chose pareille : elle n’avait rien demandé ! C’était bien là où se trouvait le problème, elle était simplement en train de travailler quand il avait osé l’agresser en se montrant nu. Rien que d’y repensé, elle avait une nouvelle fois envie de vomir. Elle fut d’ailleurs incapable de maintenir son regard vers l’individu en question, son corps la dégoutant atrocement. Il était si âgé par rapport à elle, c’était d’autant plus malsain… Elle releva cependant la tête assez vite lorsque son nouveau client préféré reprit la parole, le ton extrêmement sérieux. Eun Sil sentit tout le poids de ses mots alors que pourtant, elle n’était pas la cible de telles paroles. C’était effrayant mais aussi réconfortant… Parce que pendant quelques secondes, elle avait l’impression d’avoir de l’importance alors que pourtant, ils ne se connaissaient pas. Et même s’ils n’avaient pas encore eu l’occasion d’échanger depuis leur précédente rencontre, il était vraiment venu à son aide sans sourciller. Ce fit beaucoup de bien à la jeune femme qui après un tel accident ne se sentait pas très à son aise. Peut-être qu’elle pouvait faire confiance à cette personne qui l’avait tant intrigué, se disait-elle. Elle savait que ce n’était pas bon signe et qu’elle ne devait pas se laisser charmer juste parce qu’il était venu l’aider mais elle ne pouvait pas lutter contre les effets qu’il avait sur elle. De plus, même si les menaces lui avaient glacé le sang, elle était également heureuse de voir l’individu pâlir. Sans surprise, ce fut la queue entre les jambes qu’il quitta le convenience store, laissant ce lieu un instant très calme. La radio était toujours en marche mais Eun Sil ne percevant rien, comprenant que ce mauvais moment venait de prendre fin. Après de telles paroles, il n’allait certainement pas revenir de sitôt et elle espérait que ce soit le cas. Elle allait également en parler avec son patron pour qu’ils puissent prévenir de cette intrusion.

Elle avait l’impression de pouvoir enfin respirer, retrouvant enfin toutes ses capacités à présent qu’il avait quitté les lieux. Cela lui faisait un bien fou et toute la pression retombait alors que le jeune homme s’agenouillait devant elle, avec un grand sourire. Un sourire rassurant… Elle le regarda droit dans les yeux, les yeux toujours brillants après toutes les émotions qu’elle avait ressenti en un laps de temps très court. Il arrivait, en une simple phrase, à lui étirer doucement les lèvres. Elle avait simplement hoché la tête, encore secouée, mais elle se sentait déjà mieux. L’avoir aussi près était rassurant, lui qui l’avait aidé à se sortir de cette situation malheureuse. « Il faut croire… » Murmura-t-elle, alors qu’elle repensait à ce pansement qu’il lui avait mis sur la main lors de leur première rencontre. Ce soir-là, en rentrant chez elle, elle avait eu du mal à ne pas poser ses yeux sur ce dit pansement, repensant encore et encore à cette rencontre… Un nouveau soupir lui échappa alors qu’il quittait un instant le rayon. C’était difficile de se remettre rapidement et d’un geste rapide, elle sécha avec sa manche la larme qui venait de lui échapper. Heureusement, l’inconnu revenait et elle se sentit rassurée de l’avoir dans les parages. Il fallait qu’elle se calme réellement car elle détestait se sentir aussi vulnérable. Pour autant, elle se sentait aussi beaucoup plus en confiance et elle était contente qu’il soit là. Il était rassurant, réconfortant plutôt. Il n’avait pas directement parlé de ce qui venait de se passer, préférant détendre l’atmosphère et c’était une bonne initiative car cela permettait à Eun Sil de se remettre avec quelques plaisanteries. Son sourire s’agrandissait au fur et à mesure de leur échange alors qu’elle sentit son cœur rater un battement lorsqu’il lui prit le poignet. Il était extrêmement doux et cette douceur l’apaisa considérablement. Il avait déjà fait tant pour elle mais il était encore en train de l’aider… Qui était-il ? Elle avait besoin de savoir.   « Affreux ? C’est bien trop gentil. C’était répugnant… » Elle fronçait les sourcils mais un petit sourire suivit alors qu’elle entendit le rire agréable de son vis-à-vis. « J’ai affaire à quelqu’un de modeste visiblement.  » Elle ajouta suite à ses propos. Il n’avait toutefois pas tort, ce qu’elle avait sous les yeux était beaucoup plus agréable à regarder. C’était une évidence qu’elle n’allait pas lui faire le plaisir de partager même s’il devait s’en douter au vu des légères couleurs de ses joues. Le peu de distance entre eux et ses gestes rendaient la situation intimidante, même si ce n’était guère déplaisant. Le visage de son petit-ami apparut à ce même instant, alors qu’elle se sentait prise au piège par ce regard fascinant. Elle baissa immédiatement les yeux, prise de remord vis-à-vis de celui qu’elle fréquentait. «Merci beaucoup… Pour tout. » Murmura-t-elle enfin, les mots légers par rapport à toute sa reconnaissance.  

Son regard ne quittait plus son poignet, très concentrée sur la main délicate du jeune homme qui lui passait toujours de la crème. Cela avait un effet frais sur sa peau et cela lui faisait déjà beaucoup de bien, surtout qu’il y allait en douceur. Il semblait être intentionné malgré la première impression qu’il lui avait donnée. Elle manqua de s’étouffer lorsque tout à coup il lui posa une question qu’elle ne pensait pas entendre. Elle aurait peut-être dû s’y attendre car elle commençait à saisir cette personnalité joueuse. « Tu ne perds pas de temps dis-moi » Elle avait oublié les bonnes manières, ne lui parlant pas comme s’il s’agissait d’un simple client. Après ce qu’il venait de se passer, elle avait oublié son professionnalisme mais c’était le dernier de ces soucis : « Comment pourrais-je penser à quelqu’un dont j’ignore encore le prénom ?  » Elle demanda avec un petit sourire, espérant enfin apprendre son identité. Elle toussa légèrement, essayant masquer l’effet que sa dernière phrase avait eu sur elle. Il était si proche… c‘était difficile de prétendre être indifférente. Surtout que dans son malheur, il avait eu le beau rôle. «Oh ? » Son regard était à présent fixé sur les lèvres du jeune homme alors qu’elle remarquait une entaille à ce niveau : « Ce pervers a eu le temps de te frapper… ? » Elle se sentait coupable et avec sa main libre, elle arriva tant bien que mal à prendre un peu de crème pour l’administrer au jeune homme. Elle n’avait aucune idée derrière la tête, souhaitant simplement se montrer attentionnée à son tour mais très vite, elle fut embarrassée par sa propre audace. Elle détourna alors les yeux, ces derniers se posant sur une bouteille de soju, ce qui lui donna une idée. « «Dis… tu as prévu quelque chose ? » Elle savait que c’était un jeu dangereux et que si son petit-ami apprenait qu’elle avait bu avec un autre homme, il allait très mal le prendre mais, elle ne voulait pas se retrouver seule. Elle savait que ce qui l’attendait après son travail était sa chambre étudiante vide. Elle ne voulait pas boire seule non plus après ce qu’il venait de se passer et malheureusement, elle avait cette mauvaise habitude de se changer les idées en buvant quelques verres. Cela ne lui coûtait rien de demander : « Je ne serais pas contre un petit verre, si ça te dit… » Son service allait bientôt prendre fin d’après l’heure affichée derrière le jeune homme. «« Après tout ça, je n’ai pas très envie de rentrer immédiatement chez moi.  »


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Here You Are Again!
featuring. KyungSil

Mon petit jeu semblait fonctionner, je voyais les prunelles d’Eun Sil changer, passant du regard larmoyant à un regard amusé. Je prenais le temps d’analyser chacune de ses réactions et puis la couleur incendiaire de ses iris, elle avait ce genre de regard que j’adorais, celui dans lequel on pouvait tout lire. Il était si simple pour moi de déchiffrer tout ce qui lui passait en tête et je me surprenais à réaliser que c’était la toute première fois qu’une telle chose m’arrivait. J’en avais connu des filles, des tas, mais aucune avec qui j’avais pu avoir ce genre de connexion. Cette pensée me laissa rêveur au point que quelques longues secondes avaient dû s’écouler durant lesquelles mon regard s’était noyé dans le sien. J’y serais bien resté encore quelques instants mais j’avais une mission de prince charmant sur son cheval blanc à remplir : je devais vite lui faire oublier tout ça. Cet incident malencontreux qui venait de lui arriver risquait de la perturber durant quelques jours. Mais je voulais à tout prix qu’elle efface cette mauvaise rencontre de sa mémoire et qu’elle ne pense qu’à moi. Je ne savais pas d’où venait mon obsession de vouloir à tout prix rester dans ses pensées, je n’agissais pas comme ça d’habitude avec les filles que j’essayais de draguer, j’étais plus incisif, j’allais droit au but, ce que je voulais c’était m’amuser une nuit et rien de plus. Surtout rien de plus. Mais j’avais changé les règles de mon propre jeu quand j’avais fait d’elle ma nouvelle cible. J’avais réussi à me perdre moi-même, c’était déconcertant. Draguer une fille sur la durée, je n’avais jamais fait. En une ou deux heures de temps, l’affaire était pliée et je profitais de quelques heures de plaisir dans les bras de parfaites inconnues dont, pour certaines, je ne connaissais même pas le prénom. Eun Sil…. son prénom avait tendance à flotter dans mon esprit depuis le premier soir et il revenait par vagues, souvent quand je m’y attendais le moins. Je m’étais souvent demandé ces derniers jours comment elle allait et si sa pyramide avait réussi à tenir plus longtemps que cinq pauvres minutes. Je n’étais pas là pour les chambouler, elle et sa pyramide, alors il y avait des chances que cette dernière ait résisté. J’avais eu envie de passer mais ma vie chaotique m’en avait empêché. Même ce soir, je n’aurais jamais dû être là, je n’aurais jamais dû passer au convenience store mais j’avais eu besoin de soigner cette entaille à la lèvre avant que ça ne s’infecte. Finalement, je ne blâmais pas nos mauvaises rencontres respectives, elles nous avaient permis de se retrouver à nouveau l’un en face de l’autre. Juste à quelques petits centimètres. J’aimais la faire sourire avec mes remarques, heureux que cela fonctionne et qu’elle entre dans mon jeu.

— «  Modestie, c’est mon deuxième prénom » lui dis-je dans un sourire. Je n’avais aucune idée si elle appréciait la vue que je lui offrais mais moi j’aimais beaucoup ce que je voyais. Elle était tellement plus belle lorsqu’elle souriait, même si j’avais bien remarqué le sillon d’une larme qui avait dû couler lorsque j’étais parti quelques secondes plus tôt pour aller chercher la pommade. Elle n’avait pas voulu montrer qu’elle craquait alors qu’elle aurait pu le faire sans problème devant moi, je l’aurais parfaitement compris. Mais ce qui me sautait aux yeux là, en cet instant, c’était la couleur rosée de ses joues et je savais que ça n’avait rien à voir avec les larmes qu’elle avait pu verser. Je l’intimidais ou tout du moins, je lui faisais de l’effet. Il ne faisait pas particulièrement chaud dans la supérette alors ces jolies couleurs devaient bien venir de quelque part et je pensais bien en être le responsable. C’était le moment idéal pour en rajouter une petite couche et lui demander si elle avait pensé à moi. Avec cette question en poche, j’étais certain de lui faire oublier le pervers qui venait de détaler comme un lapin sans demander son reste. Je souriais en l’entendant me dire que je ne perdais pas de temps et puis surtout… elle m’avait tutoyé. A nouveau. J’aimais cette complicité qui s’installait. Cette fois-ci je n’allais pas la reprendre et lui dire de respecter les clients du vieux Mr Kim, parce que ce tutoiement nous faisait nous rapprocher encore plus et c’était bien ce que je recherchais, non ? Je continuais de masser son poignet endolori, me surprenant moi-même à être aussi doux. Ce n’était vraiment pas dans ma nature, la tendresse ne faisait pas partie de mon vocabulaire, c’était même plutôt le contraire. Mais allez savoir pourquoi Eun Sil arrivait à chambouler ma façon d’être…

— « Comment pourrais-je penser à quelqu’un dont j’ignore encore le prénom ?  » Un sourire en coin, je la regardais amusé droit dans les yeux. « Mais si, tu connais déjà mon deuxième prénom, « Modestie » je t’ai dit…! » Je savais que ça devait être frustrant qu’elle ne sache pas encore mon prénom mais j’aimais la créer cette frustration, c’était ça qui allait la rendre accro à moi. Je me promettais dans un coin de ma tête de le lui dire ce soir néanmoins, il fallait juste que je trouve le moment idéal. Peut-être que je referais comme la dernière fois, qu’au moment de partir je me pencherais vers son oreille pour lui murmurer les deux syllabes de mon prénom.
La question de la jolie brune me surprit : « Hein ? » Je ne comprenais pas de quoi elle parlait, il me fallut quelques secondes pour réaliser. Je me touchais le coin meurtri de ma lèvre où le sang avait fini par coaguler. « Ah ça ? Non, c’est… » Elle avait réussi à me couper le sifflet. Je sentais ses doigts passer par dessus ma lèvre dans un geste tendre et je me perdais une nouvelle fois dans ses yeux qui, eux, ne faisaient que regarder ma blessure. Ça picotait mais je gardais un visage stoïque, finissant ma phrase dans un murmure. « Moi aussi j’ai eu une sorte de mauvaise rencontre ce soir, rien de méchant mais j’étais justement venu ici pour trouver de quoi soigner ça… » Je n’avais même pas pensé à ça, dans ma tête je ressortais de la supérette avec un beau paquet de petits pois congelés qui m’aurait permis d’anesthésier la douleur lancinante mais je préférais largement la façon dont les choses se passaient. Je la laissais finir de me soigner, amusé par son comportement embarrassé une fois qu’elle eut terminé. Je remettais le bouchon de la pommade

— « Dis… tu as prévu quelque chose ? » Intrigué par sa question, je levais un sourcil. Je sentais ce qui était sur le point d’arriver et j’attendais sa prochaine phrase avec impatience. Techniquement, je n’avais rien prévu ce soir à part m’effondrer dans mon lit et dormir mais la perspective de pouvoir passer un peu de temps avec la jolie brune venait de chasser au loin mes envies de sommeil.
Un verre ? Oh… J’avalais ma salive, mal à l’aise, affichant également un air embêté sur le visage.

— « Désolé… » commençais-je. « Ça aurait été avec plaisir mais… je ne bois pas. » Cela faisait sept ans que je n’avais pas touché à un verre d’alcool et je ne comptais pas reposer le moindre doigt sur une bouteille. Des souvenirs d’une nuit fortement alcoolisée me revenaient en mémoire et je tentais tout pour les sortir de ma tête en cet instant. Je ne voulais pas penser à ça, pas penser à l’accident, pas penser à lui maintenant. J’essayais de me concentrer sur Eun Sil et son envie d’oublier cette soirée. Moi aussi j’avais besoin d’oublier cette journée pourrie et je n’allais pas rater l’occasion de pouvoir passer du temps avec elle.
Je savais exactement où on allait bien pouvoir aller, l’idée me traversa l’esprit et resta scotchée là. Mes prunelles devaient sûrement scintiller de mille feux et je me pressais de lui dire :

— « Tu finis dans pas longtemps, hein ? » La supérette ne restait jamais ouverte en pleine nuit et si mes souvenirs étaient bons, il était l’heure de commencer à ranger. « Je sais ce qu’on va faire… Tu vas faire tranquillement la fermeture du magasin, vérifier ta caisse, et moi je vais ramener les tables et les chaises qui sont dehors… Et vérifier un petit truc… » Je tâtais la poche de mon jean pour voir si j’avais bien embarqué mon téléphone et super, il était bel et bien là. Je me relevais, tendant la main à Eun Sil pour l’aider à se lever à son tour. « Tu me fais confiance ? » Je savais que je devais lui demander beaucoup avec cette petite question, mais pour le coup, il fallait qu’elle me fasse confiance. « Tu te sens prête à passer quelques heures avec moi ? » Je n’avais pas bougé d’un pouce et elle était là à quelques centimètres de moi, se demandant certainement où je voulais en venir. « T’en fais pas, y a aucun truc pervers là-dessous » dis, je en rigolant. Même si je n’aurais pas dit non pour finir la nuit avec elle sous la chaleur d’une couette. Mais elle tout comme moi on avait besoin de s’aérer l’esprit.
Je passais la porte automatique de la supérette pour ranger les quelques tables qui étaient là et empiler les chaises. Je ramenais le tout dans le magasin pour les stocker dans l’arrière-boutique. C’était l’avantage d’avoir travaillé dans cet endroit, je savais exactement où ranger les choses. Lorsque tout fut rangé, je revenais dans le magasin pour me poster devant la jolie brune. Les yeux rivés sur mon téléphone portable, je mordillais ma lèvre, espérant qu’il reste des places. « Super….! » murmurais-je, il en restait encore et le prochain départ était dans quinze minutes, soit juste le temps pour nous d’y arriver. « C’est bon ? Tu as fini ? On peut fermer ? » Je crois que j’étais aussi impatient qu’un Yoon dans un parc d’attractions. Une fois le store baissé, j’embarquais Eun Sil en lui tenant l’avant-bras. « Il faut qu’on se dépêche sinon on va louper le prochain départ » Et il en était hors de question. Je me doutais qu’elle devait se poser des milliards de questions et se demander si elle ne faisait pas une énorme erreur en me suivant. Je m’arrêtais tout à coup pour la regarder avec le plus grand sérieux possible.

— « T’as peur ? »
C’était direct mais je voulais clairement savoir ce qu’elle pensait. C’était normal que l’inconnu fasse peur, elle ne savait pas à quelle sauce j’allais la manger et je comprenais qu’elle ait des craintes, on ne se connaissait presque pas après tout… D’un pas assuré, je m’approchais d’elle pour me pencher vers son oreille. « Min Kyung… » lui murmurais-je tout bas et je reculais légèrement mon visage pour analyser sa réaction. « Tu as moins peur maintenant que tu sais comment je m’appelle ? » Je lui offrais un sourire qui se voulait rassurant. « Respire Eun Sil… Je ne vais te faire aucun mal… » Je n’avais pas prévu de lui dire ce qui allait se passer mais il valait peut-être mieux, histoire de la rassurer un peu plus.

— « On va là-bas. » Je lui montrais au loin du doigt la gare routière. « Toi et moi on a besoin d’oublier cette journée de merde. Je nous ai pris deux places pour le bus qui va tout droit à la mer. » J’affichais un sourire satisfait. J’y étais allé il y a pas longtemps à la mer en compagnie de mes acolytes et j’avais passé un super moment, c’était l’endroit idéal pour tout oublier, oublier Séoul, nos vies, le travail, les ennuis…

« Quoi ? Tu trouves ça complètement dingue ? Moi aussi ! » avouais-je dans un rire. « Allez viens… » Je marchais vers la gare, à reculons, en regardant Eun Sil. Mais surtout je tendais mes deux mains vers elle pour qu’elle vienne les attraper. « T’as envie de vivre ou pas ? » C’était ça la question qu’elle devait se poser et surtout à laquelle répondre. Je lui proposais quelques heures de folie, juste elle et moi, bien loin de nos vies misérables. Juste elle et moi. Et voir où tout cela allait bien pouvoir nous mener. Même moi je n’avais pas encore la réponse à cette question…
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Le prince charmant sur son cheval blanc... ou presque!
Elle savait que c’était la deuxième fois qu’ils se rencontraient et pourtant, elle arrivait à être à l’aise avec lui et à se montrer tel qu’elle était. Les circonstances expliquaient cette impression puisqu’après les évènements, elle n’avait pas envie de réfléchir, le naturel étant ainsi de mise. Qui plus est, en lui apportant son aide, l’image qu’elle avait de lui avait changé et il n’était plus cet étrange énergumène qui avait ruiné sa pyramide de nouilles avant de jouer avec ses émotions. En une seule apparition, il avait été capable de s’installer dans ses pensées et visiblement, il n’était pas prêt à les quitter. Aveuglément, charmée par sa présence et sa capacité à la détendre, elle oublia toute méfiance. Elle se sentait mieux maintenant que le pervers avait quitté les lieux et qu’ils se retrouvaient seuls. Elle pouvait plonger son regard dans le sien et laisser son cœur s’accélérer sans s’en soucier. Un jeu dangereux était en train de prendre place et même si elle en avait pleinement conscience, elle ne faisait rien pour s’en sortir, décidant de jouer cette partie. Pourtant, tout aurait dû lui donner envie de fuir puisqu’elle ne connaissait rien de son adversaire, y compris son prénom. Elle ne savait pas non plus les règles du jeu ni ce qu’elle risquait mais elle décida de pas s’affoler. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était oublier la vision d’horreur qui la hantait encore. Elle essayait tant bien que mal d’éloigner ces mauvaises images mais elle n’y parvenait que lorsqu’elle échangeait avec le jeune homme. Ça lui permettait de respirer sereinement en se sentant en sécurité et de la détendre grâce à ses plaisanteries.

« Très drôle… » Murmura-t-elle avant de faire la moue, très peu satisfaite de cette réponse. Il avait pourtant les mots qu’il fallait pour la faire sourire mais elle ne voulait pas lui faire ce plaisir. Elle allait tout faire pour obtenir ce prénom même si l’ignorer était une façon de se tenir à distance et de ne pas trop s’accrocher. Eun Sil pouvait facilement tombée sous le charme et se faire avoir et malheureusement, elle n’avait jamais été douée pour la réflexion lorsqu’il s’agissait de ses propres sentiments. Si elle essayait de les masquer, elle n’était pas pour autant capable de les enfuir au plus profond d’elle, ils étaient toujours présents et lui donnaient souvent du fil à retordre. D’ailleurs, en se penchant de plus près sur le cas de ce bel inconnu, elle sentait qu’elle avait trop d’aisance et que ce n’était pas bon signe dans son état actuel. Elle sentait qu’elle avait besoin de quelqu’un et bien sûr, elle savait qu’il était la bonne personne car il semblait capable de lui faire oublier ses peurs par sa simple présence. Si elle se retrouvait seule, elle allait se remémorer chaque minute de cette expérience traumatisante. Elle était soulagée de n’avoir rien d’autre qu’un bleu sur le poignet, mais moralement, cela avait eu un impact plus important. Elle ne se sentait pas en sécurité et le monde extérieur était plus effrayant qu’elle ne le pensait. Elle aurait aimé se sentir réconfortée par les bras d’une mère aimante mais elle ne pouvait qu’imaginer une telle étreinte puisqu’elle n’avait jamais eu le droit à un tel geste d’affection de la part de sa génitrice. De toute manière, elle était depuis deux ans aux abonnés absents alors elle se sentait stupide d’éprouver un tel désir. Elle était vraiment masochiste par moment, en s’infligeant toute seule de faux espoirs qui n’avaient pas lieu d’être.

Son trouble fut vite oublié lorsqu’elle se sentit attiré par les deux iris intenses dans lequel elle était venue un court instant se perdre. Il y avait quelque chose dans le regard du jeune homme qui l’intriguait et qui l’attirait malgré son bon vouloir. C’était jouer avec le feu mais c’était justement cette flamme qui l’empêcher de détourner les yeux, l’emprise était trop forte. Un simple silence semblait en dire plus que les mots... Elle fut heureusement forte et détacha son regard pour le porter cette fois-ci vers les lèvres du jeune homme, une blessure ne lui étant pas passé inaperçu. Inquiète, son corps bougea seul alors qu’elle lui mettait un peu de crème sur le coin des lèvres, sans se douter une seule seconde que ce geste pouvait être déplacé. Lorsqu’elle le réalisa, elle baissa les yeux immédiatement. « Tu t’es battu avec quelqu’un ? » Demanda-t-elle, avec curiosité. Elle avait peur de la réponse même si elle se doutait de celle-ci. Il n’avait pas besoin de lui dire explicitement, elle avait bien compris mais elle voulait en savoir plus. D’une certaine façon, cette simple parole lui rappela une autre personne qu’elle avait connu par le passé. Son premier amour n’avait jamais été ‘fréquentable’ aux yeux de la société et pourtant, elle était tombée sous son charme sans pouvoir s’échapper de cette attirance qu’elle avait éprouvé dès le premier regard. Ce fut une relation instable et elle avait eu beaucoup de mal à tirer un trait sur celle-ci. Pour autant, elle avait comme l’impression d’avoir une certaine attirance pour ce côté mauvais garçon qu’elle retrouvait également chez cet inconnu. Il avait fait une entrée fracassante dans sa vie, avait cherché son animosité pour au final, s’incruster régulièrement dans ses pensées.

Elle ne voulait pas penser à des choses peu joyeuses, que ce soit sa vie sentimentale ou cette soirée qui avait si mal commencé. Ce dont elle avait envie, c’était justement d’oublier et l’alcool lui semblait être le meilleur moyen. Prenant son courage à deux mains, n’ayant rien à perdre, elle lui fit ainsi une proposition. Elle fut étonnée de sa réponse et elle ne put dissimuler sa déception lorsqu’il avoua qu’il ne buvait pas. Elle murmura un simple « Tant pis » déçue que ses plans tombent à l’eau. Elle se demandait si c’était le fait de ne pas boire ou tout simplement de ne pas passer plus de temps avec lui… elle espérait que ce soit la première option… « Dans trente minutes ? » Répondit la jeune femme, ne comprenant pas pourquoi il lui posait cette question alors qu’il n’avait pas donné suite à son invitation. Elle fut surprise de ses paroles, ne comprenant pas où il voulait en venir. Il voulait l’aider à fermer le magasin ? Etait-ce parce qu’il avait bien compris que cet accident, bien que révolu, l’avait beaucoup perturbé et qu’il ne voulait pas la laisser seule ? Elle avait comme l’impression qu’il avait une autre idée derrière la tête et c’était intriguant, voire inquiétant puisqu’elle n’avait aucune idée de cette idée en question : « Pourquoi ? » Demanda-t-elle, les sourcils légèrement froncés. Elle ne savait rien de lui, il l’avait aidé mais au final, ils en étaient toujours au même point. Il était un client de son magasin et c’était seulement la deuxième fois qu’ils se voyaient. Il l’avait aidé, et elle était très reconnaissante mais cela ne changeait rien à leur relation. C’était encore un inconnu et elle savait qu’elle ne devait pas accorder aussi facilement sa confiance à autrui. Pourtant, ce qui lui proposait était étrangement tentant. Parce qu’elle ne savait pas à quoi s’attendre et que cet effet de surprise avait un aspect audacieux qu’elle appréciait. Ce n’était pas dans ses habitudes de faire preuve de spontanéité mais elle avait envie de le suivre, ne serait-ce que pour ne pas être seule. Elle hocha donc simplement la tête, encore hésitante et choquée par sa réponse. « J’espère bien… » Elle savait que vis à vis de son copain, c’était une très mauvaise idée mais elle avait envie de le suivre, tout simplement et de profiter de la vie d’une nouvelle façon.

Elle avait accepté la main qu’il lui avait tendu, acceptant ainsi par la même occasion le plan mystérieux qu’il lui proposait. Perturbée par ce qui était en train de lui arriver et surprise de sa propre folie, elle fut dans la lune en vérifiant sa caisse, devant s’y reprendre à deux fois avant de pouvoir la clôturer. Elle perdit aussi quelques minutes à l’observer. Il semblait vraiment connaitre les lieux par cœur et l’hypothèse qu’il soit un ancien employé fut d’autant plus plausible. « Presque !  » Elle termina rapidement ce qu’elle était en train de faire avant de se diriger vers l’arrière-boutique pour se débarrasser de sa veste et récupérer ses affaires dans son cassier. « Tu as travaillé ici ?  » Lui demanda-t-elle alors qu’elle revenait, les clés en mains. Ils pouvaient enfin fermer le magasin. Le jeune homme semblait très impatient et cela ne rassurait pas vraiment Eun Sil qui suivait sans se douter dans quoi elle mettait les pieds. « Le prochain départ ? » De quoi parlait-il ? Etait-il question de se rendre dans un autre quartier ? Pourtant Hongdae semblait être le bon endroit pour se changer les idées… Qu’avait-il prévu ? Elle gardait ses distances, plus très rassurée par cette décision qu’elle avait prise. Elle avait encore le temps de changer d’avis et elle était tentée par cette optique. Elle était plutôt responsable et ça semblait être une mauvaise idée de suivre aveuglément un inconnu, même si ce dernier lui était venu en aide… Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas la pause qu’il avait soudainement marqué et elle manqua de lui rentrer dedans. Ses yeux exprimèrent la surprise à sa question et elle essaya de répondre avec confiance : « Non ? » mais c’était clairement l’inquiétude qu’on entendait à travers le ton de sa voix. « Qu’est-ce que— ? » Elle eut le souffle coupé lorsqu’il s’approcha une nouvelle fois d’elle avant de lui murmurer deux syllabes.  Il avait pris cette mauvaise habitude de lui murmurer à l’oreille et évidemment, un frisson lui parcourut le corps alors qu’elle restait inexpressive un instant, le temps qu’il s‘éloigne. Ce fut seulement lorsqu’il reprit ses distances qu’elle réalisa qu’elle avait enfin connaissance de son prénom « Min Kyung ? » Il en avait fallu du temps, mais elle avait enfin un nom à mettre sur ce visage et certainement deux fois plus de soucis à se faire maintenant qu’elle en avait connaissance. « Et bien, ce n’est pas trop tôt. Tu mets toujours autant de temps avant de te présenter ? » Il n’avait pas tort, elle était rassurée rien qu’en apprenant son prénom. « Je dois dire que je m’attendais à mieux, après tout ce mystère… je suis déçue. » Continua-t-elle, joueuse. Hors de question qu’elle ressemble à une brebis égarée alors que ce moment était sensé lui faire du bien et lui faire oublier cette soirée. « Quoi ? Tu as fait quoi ?  » Les yeux écarquillés, elle réalisait quels étaient les projets du Min Kyung et elle tombait de haut ayant tout imaginé sauf ça : « La mer ? On va voir la mer ? Tu es dingue ! » Il n’avait pas tort… C’était une idée complètement folle mais il avait réussi à lui donné envie en une simple phrase. Oui, elle avait envie de vivre ! Elle était fatiguée de cette société mal faite et tous les incertitudes qui diminuait son espoir en l’avenir. Elle en avait marre de se poser sans cesse des questions et de réfléchir à ses moindres gestes alors qu’au final, ce qu’elle voulait c’était simplement être heureuse en vivant au jour le jour. C’était ce qu’il lui proposait avec un simple billet de bus et cette touche de folie était ce qui lui manquait. Alors oui, c’était dingue mais aussi très loin de sa réalité… Ce qui était exactement ce dont elle avait besoin : « C’est bien parce que tu m’invites et que je ne dis jamais non à des cadeaux !  » Elle avait un grand sourire tandis qu’elle prenait les mains qui lui était tendu, des mains agréables nota-t-elle.


« Tu es fou… C’est dans tes habitudes des filles à la mer ? » Elle demanda une fois assise dans le bus. Elle n’avait aucune idée du temps que ça allait prendre ni même quand ils allaient rentrés. Elle ne savait même pas ce qu’ils allaient pouvoir y faire mais à vrai dire, elle n’était pas inquiète. Elle commençait même à être impatience par cette aventure inattendue. Il y avait souvent de mauvaises surprises, tel que l’entrée d’un homme nu sur un lieu de travail, mais aussi des bonnes surprises avec des virées nocturnes à la mer. « Je ne suis jamais allée à la mer… » Avoua-t-elle alors que le bus démarrait enfin et qu’elle n’avait plus le temps de changer d’avis. Son téléphone se mit alors à sonner, une photo d’elle et son petit-ami s’affichant sur son écran. Il essayait de la joindre… Elle soupira et même si elle regrettait son geste au moment où elle le réalisait, elle savait que c’était le mieux à faire. Elle décida ainsi d’éteindre son cellulaire, laissant ses ennuis pour le lendemain. Et elle fut soulagée de sa décision lorsque finalement, elle se retrouva les pieds dans le sable, une vue magnifique sous les yeux. Il faisait encore froid en cette période de l’année mais cela ne la dérangeait pas, appréciant sentir le vent léger caresser sa peau et faire danser ses cheveux. « C’est beau ! » Elle se sentait comme une enfant, alors qu’elle s’approchait un peu plus de l’eau, appréciant le bruit des vagues en ce lieu calme. « J’arrive pas à croire que je sois là ! » Elle se sentait folle mais cette folie lui faisait un bien fou. Du bout des doigts, elle vint toucher l’eau qui s’approchait d’eux. C’était très froid mais amusant et elle décidé d’utiliser les quelques gouttes qui se trouvait sur les extrémités de ses doigts pour embêter Min Kyung.


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Dim 15 Avr - 13:42
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Here You Are Again!
featuring. KyungSil

C’était étonnant comment les choses changeaient sans même que je ne m’en rende compte. Quel effet magique avait Eun Sil sur moi ? Lorsqu’on s’était rencontré quelques jours plus tôt, j’avais tout fait pour être ce bad boy que j’étais d’habitude, sûr de moi, confiant, prêt à tout pour la pousser dans ses retranchements. Et là, l’entendre me demander si je m’étais battu ce soir… Normalement, j’aurais dû lui répondre tout de suite, lui dire que j’avais rétamé le mec en face et qu’il était en train de recompter ses dents tellement je l’avais défiguré, bref lui montrer ce côté rebelle qui en ajoute toujours un peu trop pour tenter d’impressionner mais… j’étais resté totalement silencieux. Quelque part, je n’avais pas envie qu’elle croit des choses fausses sur moi, que je pouvais être un mec violent, un gars qui se bat deux fois dans la même soirée. Je n’avais pas envie d’être ce mec agressif face à cette fille si douce. Mon esprit faisait face à un terrible dilemme, devais-je dire la vérité ou lui mentir ? Dans les deux cas, ça me desservait. Je préférais jouer la carte de la sincérité. Alors que ses doigts parcouraient le coin de mes lèvres pour y apposer la pommade, seul un léger son sortit de mes lèvres.

— « Hmm hmm… » J’avais hoché légèrement la tête pour lui indiquer que la réponse à sa question était positive. Je m’étais bien battu ce soir, même si c'était pour la bonne cause. Cela faisait quelques temps que je ne m'étais pas battu pour le plaisir de me battre.... Depuis que j'étais revenu il y a sept ans, en fait. J'avais retrouvé mes meilleurs amis, quitté la présence néfaste de Jun Jin et je m'étais calmé... Jae Hyun et Yoon avaient toujours eu cette bonne influence sur moi et je ne les remercierai jamais assez d'être mes potes, sans eux, qui sait comment j'aurais pu tourner ? 

Malgré toute la douceur d’Eun Sil, je ressentais la douleur de ma lèvre coupée à vif. Je grimaçais et fermais un oeil tandis qu’un son s’échappa de mes lèvres.

— « Ça piiiiique… »
Un vrai gosse. J’étais toujours une vraie tête brûlée dans le feu de l’action mais dès que j’avais le moindre petit bobo, je regrettais de m’être battu. Je tournais légèrement le regard, perturbé par la proximité d’Eun Sil qui continuait de (mal)traiter ma plaie. « Le premier gars que j’ai frappé… Lui aussi s’en était pris à une femme… » avouais-je en évitant ses prunelles. Je n’avais pas dit ça pour qu’elle me voit comme un super-héros mais tout simplement pour qu’elle ne se fasse pas de fausses idées et croit que je m’étais lancé dans une baston pour une connerie....

~~~~~~~~~~~~~~

J’avais hâte qu’on parte vers la gare routière aussi j’avais mis le turbo pour ranger tout ce qu’il y avait à ranger dans le convenience store. Si j’avais travaillé ici ? « Oui, mais ça fait quelques années déjà… » Le vieux Kim m'avait donné ce petit boulot à mi-temps et ça m’avait bien dépanné pendant que je continuais mes études en parallèle, même si le salaire était une misère. Les bras remplis de chaises, je continuais mon avancée jusqu’à l’arrière boutique pour aller les déposer. J’attendais comme un gosse qu’Eun Sil ait fini de recompter sa caisse, d’ailleurs je me disais que le premier cadeau que je lui ferais ce serait une calculatrice parce qu’elle avait dû s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à la compter correctement.
Le store baissé, j’imposais maintenant le rythme pour nous rendre à la gare de bus, ce serait con qu’on arrive en retard et qu’on voit notre car passer sous notre nez. Mais il fallait tout de même que je rassure la jolie brune qui me suivait. Je sentais bien qu’elle n’était pas vraiment en confiance et qu’elle se demandait où je l’emmenais comme ça. Lui dire enfin mon prénom, je trouvais que c’était le minimum que je pouvais faire pour la tranquilliser un peu. Je souriais alors que je la voyais regarder droit devant elle d’un air absent. Elle était en train d’imprimer les deux petites syllabes que je venais de lui murmurer à l’oreille. Si je mettais toujours autant de temps avant de me présenter ? « Non mais… Avec toi, j’avais envie de me faire désirer. » Un sourire victorieux s’afficha sur mon visage parce que j’étais persuadé d’avoir réussi mon coup et qu’elle avait beaucoup pensé à moi depuis notre première rencontre. J’étais resté l’inconnu sans nom qui avait sûrement obsédé ses pensées ce soir là et les autres soirs qui avaient suivi celui-là. Je pouffais de rire face à sa répartie. « Comment ça « déçue » ? » lui demandais-je avec un air faussement outré. J’aimais cette confiance qu’elle affichait désormais pour me taquiner, c’était là où je voulais qu’elle aille, qu’on sorte de cette relation « employée/client » qui l’empêchait de pouvoir s’exprimer comme elle le voulait. Je découvrais une nouvelle facette d’Eun Sil qui me plaisait et que je comptais bien explorer encore.
J’avais réussi à la surprendre avec cette idée d’escapade à la mer, il suffisait de voir les billes qu’elle avait à la place des yeux quand elle avait compris qu’on allait prendre un bus de nuit pour aller voir l’océan. J’avançais à reculons, attendant qu’elle vienne placer ses mains dans les miennes. Est-ce qu’elle allait accepter cette folie ? Mon sourire s’étira alors que je la voyais s’avancer vers moi, mes mains se refermèrent autour des siennes dans une infinie douceur. Je sentais le gel autour de son poignet que sa peau n’avait pas encore totalement absorbée, je ne voulais lui faire aucun mal. Je me tournais pour être dans le bon sens de la marche, libérant sa main sensible pour garder l’autre entre mes doigts.

— « Il faut qu’on se dépêche, ce serait con de louper le bus ! » C’était un pur prétexte pour garder sa main dans la mienne, parce que je savais qu’on avait encore amplement le temps. Je ne la lâchais qu’une fois qu’elle posa le pied sur la première marche pour monter dans le bus et je la laissais choisir la place qui lui convenait le mieux.
Elle m’avouait que c’était la première fois qu’elle allait à la mer et un sourire étira mes lèvres.

— « Moi, c’est la deuxième fois seulement… La première, c’était le week-end dernier, je suis parti avec mes meilleurs amis ! On a visité la côte est, c’était génial ! » Tellement génial que j’étais tombé amoureux de la mer, du calme qui y régnait, du bon air qu’elle m’avait offert. Jamais je n’aurais cru y retourner aussi vite, même si là on se dirigeait de l’autre côté, vers l’ouest. Le trajet fut plutôt rapide, Séoul n’était pas si loin de la côte après tout. Le bus nous déposa sur un parking face à la mer et on ne mit pas longtemps à se diriger vers la plage. J’enlevais tout de suite mes chaussures et les déposais sur un rocher, pour profiter de la douceur du sable, même s’il était froid. Eun Sil semblait être aussi heureuse que moi d’être là. C’était marrant de voir l’effet que pouvait avoir la mer sur les jeunes adultes qu’on était : on était en cet instant plutôt de grands enfants totalement émerveillés. Téméraire, ma jolie brune s’approcha de l’eau. J’avais testé la semaine dernière et l’eau était glacée, on sortait seulement de l’hiver après tout. Je la regardais, amusé, s’avancer de plus en plus vers le bord. Les mains dans les poches, je n’avais pas réussi à me protéger à temps lorsqu’elle m’envoya de petites gouttes d’eau salées en ma direction.

— «  Ah ouais ? Tu veux te la jouer comme ça ? » lui dis-je en riant. « T'as décidé de déclencher les hostilités ? » Je me débarrassais de mon manteau que je fis tomber sur le sable et remontais les manches de mon pull. Je fixais Eun Sil dans les yeux.

— « Fuis Eun Sil… Parce que je vais te courir après… » Satisfait du double-sens de ma phrase, je lui offris un sourire diabolique. Elle avait osé me mouiller ? Il fallait maintenant qu’elle en assume les conséquences. Un pas au ralenti, puis un deuxième, et au troisième j’enclenchais enfin une course effrénée pour rattraper cette éhontée qui m’avait éclaboussé. Le vent m’amenait l’écho de son rire cristallin dans les oreilles et c’était sûrement la plus belle mélodie que je n’avais jamais entendue. En quelques enjambées, j’avais réussi à la rattraper et je passais l’un de mes bras sous ses genoux alors que l’autre lui tenait la taille. Je la soulevais du sol pour la tenir dans mes bras, serrant mon emprise pour qu’elle ne s’échappe pas. « Ah t’as osé me mouiller… » dis-je en me dirigeant droit vers l’eau salée et diable, que cette eau était vraiment glacée. « Qui est-ce qui va finir à l’eau, hmm ? »  demandais-je en la regardant dans les yeux. Je réalisais alors tout à coup que nos visages étaient bien trop proches, elle avait calé sa tête contre mon épaule et je sentis mon coeur rater un battement tout à coup. Je restais silencieux quelques secondes, j’entendais au loin le bruit des vagues, ce qui était complètement paradoxal alors que j’avais les pieds dans l’océan. Mais j’avais l’impression d’être tout à coup d’être à des kilomètres de ce qui se passait autour de moi, je n’étais uniquement concentré que sur le fardeau que je gardais précieusement entre mes bras. Je passais ma langue sur mes lèvres, reprenant conscience et faisant glisser mes bras pour déposer Eun Sil dans l’eau glacée.
Y avait pas de raison que je sois le seul à me geler les pieds !

— « Sois contente que je t’ai pas balancée toute entière dans la flotte !! » m’écriais-je alors que je commençais à fuir pour échapper à la colère de la jolie brune. Mais après quelques enjambées sur la plage, je me rétamais sur le sable. Dieu venait de me punir d’avoir été aussi méchant avec Eun Sil. J’avais du sable partout sur les vêtements et aussi sur mon visage.
J’éclatais de rire. Combien de temps cela faisait-il que je n’avais pas éclaté de rire comme ça ? J’avais l’impression de vivre à nouveau cette nuit, d’être un Min Kyung qui avait laissé tous ses soucis à Seoul et qui profitait des petits bonheurs qu’offrait la vie. Et pour couronner tout ça, je n’aurais pas pu rêver meilleure compagnie. Je tendis ma main à la nymphe Eun Sil, penchée au dessus de moi.

— « Aide-moi à me relever au lieu de rire comme ça comme une baleine ! » lui dis-je, taquin. Mais au lieu d’utiliser sa main pour me relever, je l’avais ramenée vers moi. Sauf que rien ne se passait comme prévu depuis une minute : j’avais voulu qu’Eun Sil tombe sur moi mais elle tomba nez le premier contre le sable. J’avais écarquillé les yeux, surpris, avant de me mettre à éclater de rire à nouveau.

— « Tu joues à l’autruche ? » J’en avais mal aux côtes tellement je riais. Il ne nous avait fallu même pas cinq minutes pour être tous les deux plein de sable. De vrais gosses… Et je n’avais aucune envie que ce moment se termine.
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"Bad boys ain't no good but good boys ain't no fun"
I whispered to her ear...
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Rang Snake

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Lun 16 Avr - 21:45
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Le prince charmant sur son cheval blanc... ou presque!
Elle ne savait pas trop quoi penser alors qu’il lui avouait s’être battu un peu plus tôt dans la soirée. Au moins, elle comprenait mieux la raison de cette plaie sur le coin de ses lèvres et de la douleur que ça semblait lui causer alors qu’elle lui posait un peu de crème. Elle était rassurée de ne pas être la raison de cette blessure, bien qu’elle n’aurait pas été coupable n’étant en aucune cas responsable de l’attitude du pervers. Elle n’avait rien demandé et se serait bien passé de ce mauvais moment. Min Kyung était quant à lui venu l’aider mais elle s’en voulait de l’avoir mis dans une situation délicate, se pensant fautive au lieu de victime. Heureusement, elle arrivait à oublier ses mauvaises pensées en se concentrant sur le jeune homme qui lui faisait face. Elle fut mal à l’aise lorsqu’elle se rendit compte du rapprochement qu’elle avait elle-même initié et elle tourna à son tour la tête, le regard fuyant. Pour autant, un petit sourire lui souleva le coin des lèvres alors qu’elle apprenait les circonstances de son précédent acte de violence. Il était venu en aide à une autre demoiselle et elle était reconnaissante, découvrant un côté de sa personnalité captivant. «  En fait, tu es le héros des dames ce soir.  » En d’autres circonstances, elle aurait osé le taquiner davantage pour détendre l’atmosphère mais elle n’était pas encore tout à fait remise de ses émotions et elle se trouvait impressionnée par cette ambiance qu’elle ne savait décrire. Le ton de sa voix, son regard distant… il semblait étrangement honnête, avec une sincérité un peu maladroite et de ce fait, réconfortante. C’était comme s’il voulait lui faire comprendre qu’il n’avait pas eu le choix et qu’il avait été violent pour la bonne cause. C’était plutôt efficace car Eun Sil ne le trouvait pas effrayant du tout, bien au contraire... Il avait une aura rassurante autour de lui, certainement à cause de son geste protecteur et de sa façon de prendre soin d’elle, avec une douceur qui ne la laissait guère indifférente.

Elle avait encore du mal à réaliser dans quoi elle s’embarquait alors qu’elle suivait en silence le jeune homme prénommé Min Kyung. Le simple fait de mettre un nom sur son visage et de ne plus être face à un inconnu la rassurait et lui donnait envie de le suivre sans se poser de questions. Elle était également plus détendue et se permit quelques taquineries à son égard, appréciant les réponses qui lui offrait en retour. Il était de plus en plus intéressant et elle appréciait ce jeu qui prenait place lorsqu’elle décidait d’être naturelle. «  Désirer ? Désolée de te décevoir, mais ton numéro n’a pas fonctionné avec moi ! » D’une façon enfantine, elle lui tira la langue avant de continuer à le titiller, amusée : « Ben oui, je m’attendais à un prénom un peu plus sexy moi » Plaisanter de cette manière lui faisait oublier toutes ses incertitudes, notamment celles concernant la direction qu’il prenait. Sauf que son coté responsable décida de revenir au galop et elle paniqua lorsqu’elle apprit les attentions de Min Kyung. L’idée qu’il avait en tête lui semblait complètement folle mais c’était cette folie qui lui donnait envie de le suivre les yeux fermés. Elle hésita pourtant un temps, mais attirée par l’inconnu et par l’envie de vivre, elle osa poser ses mains sur celles qui lui était tendue. En quelques secondes, elle se retrouva tirée vers la direction du bus qui allait les mener à la mer. Pour autant son regard n’était pas en direction du bus mais plutôt sur leurs mains entrelacées et la chaleur qui en émanait. C’était étrange de ce dire qu’un contact comme celui-ci pouvait lui faire ressentir autant… et que c’était plus agréable voire plus naturel que lorsqu’elle tenait la main de son petit-ami. Avec ce dernier, ça semblait plutôt normal dans le sens où elle devait agir ainsi et non parce qu’elle en avait sincèrement envie. Perdue dans ses pensées, elle se rendit tardivement compte qu’ils étaient devant leur mode de transport. Une dernière fois elle hésita avant de se lancer, montant en première, sa main lâchant alors celle du jeune homme. Alors qu’elle cherchait une place pour qu’ils puissent s’assoir côté à côte, la chaleur qui lui avait apporté la peau de Min Kyung lui fit un vide. Masquant ce manque, elle s’installa finalement sur un siège libre, souriant à son sauveur qui prenait place juste à côté. Elle se perdit une nouvelle fois dans ses pensées, ayant cette habitude lorsqu’elle se trouvait troublée. Eteignant son téléphone, elle décida d’oublier sa réalité pour s’échapper en bonne compagnie. «  oh, ça devait être amusant entre amis… » elle répondit en se demandant pourquoi elle n’avait jamais eu cette idée par le passé. «  J’ai encore plus hâte d’y être maintenant ! » Elle observait les différents paysages qui s’offraient à ses yeux émerveillés alors que le bus s’avançait doucement vers leur destination.

Telle une enfant, elle fut d’autant plus subjuguée par la vue qui se trouvait sous yeux alors qu’ils étaient enfin arrivés à la plage. C’était sa première fois et elle avait vraiment l’impression d’être une gamine mais cela lui importait peu. Elle n’avait pas envie d’être quelqu’un qu’elle n’était pas, souhaitant simplement profiter de ce moment inattendu. Appréciant les sons qui la détendait et l’odeur de l’océan qui venait chatouiller ses narines, elle se montra joueuse en éclaboussant légèrement Min Kyung. La réaction du jeune homme ne se fit pas attendre et il se montra lui aussi taquin en décidant d’entrer dans cette espièglerie. Surprise par sa fougue, Eun Sil comprit bien vite qu’elle ferait mieux de fuir si elle ne voulait pas finir à l’eau. Un rire cristallin l’accompagnait alors qu’elle courait tant bien que mal dans le sable, peu habituée. Elle essayait d’échapper à Min Kyung mais le coréen était beaucoup plus rapide qu’elle ne l’était et il la rattrapa sans trop de difficulté, au grand malheur de la demoiselle. Elle tenta de se défendre en bougeant dans tous les sens et en lui demandant de la poser, bien que son rire toujours présent l’empêchât de se défendre correctement. Pourtant, lorsqu’elle comprit qu’elle risquait vraiment de se retrouver dans l’eau, elle resserra son étreinte sur Min Kyung. Ses bras avaient entouré ses épaules tandis qu’elle avait appuyé sa tête contre le jeune homme, à proximité de sa nuque. «  C’était juste quelques gouttes, pas besoin d’en faire un drame ! » Répondit-elle en relevant les yeux vers lui, essayant de le menacer du regard. Ses yeux perdirent cependant très vite cette flamme lorsqu’elle réalisa la situation embarrassante dans laquelle ils s’étaient plongés.  Elle était dans ses bras, à seulement quelques centimètres de son visage et ils ne parvenaient pas à détacher leur regard l’un de l’autre, une nouvelle fois. Eun Sil déglutit difficilement alors qu’elle essayait de reprendre son souffle et de rester raisonnable. Plus elle passait du temps avec lui, plus elle avait l’impression d’être attirée par le jeune homme et d’être capable de tomber dans ses bras s’il faisait un nouveau pas vers elle. C’était toutefois un interdit qu’elle s’était fixé, ne voulant pas trahir son copain. Ses yeux s’agrandirent lorsqu’elle le vit s’humidifier les lèvres, imaginant qu’il avait en tête de l’embrasser. A cette pensée, son corps se raidit alors qu’elle ne savait plus comment réagir pour se tirer de cette situation. A sa grande surprise, elle réalisa qu’elle s’était mépris lorsqu’elle se retrouva les pieds dans l’eau. La surprise fut au rendez-vous et ses joues prirent une intense couleur, morte de honte. Elle était presque déçue et c’était une autre raison de sa colère envers elle-même. «  C’est glacé !!! » S’écria-t-elle après quelques secondes, sentant l’eau lui glacer les pieds. Cette fois-ci, sa colère fut dirigée vers Min Kyung qui avait osé la mettre à l’eau. Même si elle n’avait pas fini complètement à l’eau, fort heureusement pour sa santé pour les jours à venir, elle ne pouvait pas le laisser s’en tirer aussi facilement pour autant. Bien vite, elle décida de le chasser à son tour. Les rôles s’inversaient alors qu’elle tentait de le rattraper pour lui faire payer son attitude. Elle eut finalement le plaisir de le voir s’écrouler au sol, ce dernier ayant trébuché dans sa bêtise. Si elle avait souhaité se venger et se montrait intransigeante pour réaliser sa petite vengeance, elle ne fut pas capable de rester sérieuse en le voyant tomber de cette façon et son rire fut incontrôlable pendant un moment.

«  Tu sais ce qu’elle te dit la baleine ? » Répondit-elle, vexée mais en lui tendant quand même sa main, par pure bonté. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il décide de l’attirer vers lui : « No—  » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase car elle perdit immédiatement l’équilibre et tomba en avant, se plaquant le nez sur le sable. «  Aouutch ! » Elle l’entendait rire alors qu’elle restait choquée, la tête contre le sable et les joues rosée suite à la colère et la gêne. Elle était tombée comme une idiote, sans être capable d’utiliser ses mains pour amortir la chute…. «  Arrête de te moquer ! » Elle se releva doucement, la tête et la frange couverte de sable (sans parler de ses pauvres vêtements qui n’avaient pas été épargnés par cette rencontre impromptue avec le sable collant). Elle avait les yeux fermés, n’osant pas les ouvrir alors qu’elle avait tant de grain sur son pauvre visage : «  Tu m’as amené ici pour me casser le nez, c’est ça ?  » Pour retirer une bonne partie du sable, elle se secoua légèrement la tête, avant de se tripoter le nez : « Ça sera de ta faute si j’ai besoin de me refaire le nez ! » Elle se mit alors à bouder, l’entendant toujours rire de bon cœur. Elle croisa ses bras sous sa poitrine, attendant qu’il se calme : «  Comment je fais maintenant ? Regarde tout ce sable, j’en ai partout !!  » Se plaignait-elle en inspectant sa tenue «  Tu pourrais au moins te faire pardonner en achetant de quoi manger ! C’est le minimum… même si je ne sais pas si on va nous accepter dans cette tenue ! » Elle avait repéré un petit magasin qui semblait ouvert 24h/24. Ils pouvaient peut-être profiter de leur présence ici pour grignoter devant une vue des plus magnifique, surtout qu’ils étaient seuls sur la plage à profiter de la beauté que leur monde avait encore à offrir.  « Je devrais t’enterrer sous le sable et t’abandonner pour te punir » Elle ajouta avec un sourire au bout des lèvres. «  Bon allez viens, j’ai faim... D’ailleurs… tu ne serais pas un peu plus vieux que moi ? Une autre bonne raison de prendre soin de moi en m’achetant à manger ~ » Un petit rire au coin des lèvres, elle se releva, du sable tombant de sa tenue. «  Tu en as encore plus que moi » Observa-t-elle, fière. Elle donna alors un coup de pied sur le sable, jetant ainsi quelques grains supplémentaires sur les vêtements de Min Kyung avant de presser le pas en se dirigeant vers le magasin encore éclairé.


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Dim 22 Avr - 18:14
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Here You Are Again!
featuring. KyungSil

Le week-end dernier, alors qu’on partait camper à la mer, Jae Hyun m’avait dit sans détour que j’étais en train de me rouiller. Dans mon téléphone, il n’avait rien trouvé de croustillant, aucun numéro de fille, aucun message à part ceux que j’échangeais avec lui et Yoonie. Je n’avais rien trouvé à lui dire, à part lui foutre une tape derrière la tête, juste parce qu’encore une fois il s’était montré trop curieux et fouillait dans mes affaires sans mon autorisation. Je n’avais rien laissé paraître mais sa remarque m’avait tout de même embrouillé l’esprit depuis. Je n’avais pas parlé de ma rencontre avec Eun Sil à mes deux meilleurs amis. C’était juste une fille parmi tant d’autres après tout, pas de quoi en fouetter un chat, des filles j’en rencontrais tout le temps et je ne leur en parlais jamais. Ils n’étaient pas intéressés par mes coups d’une nuit et moi je n’étais pas du tout intéressé par l’idée de leur en parler.
Mais je n’aurais pas pu leur raconter grand chose dans tous les cas. Cela faisait quelques semaines que le grand Min Kyung que j’étais s’était assagi. Fatigue ? Ras-le bol ? C’était sûrement un mix des deux. Toujours est-il que ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé le lit de quelqu’un. J’avais l’impression que ma vie tournait en rond, comme le manège sur lequel on avait été Yoonie et moi au parc d’attractions. J’avais du mal à voir comment j’allais pouvoir me sortir de cette spirale infernale, comment j’allais bien pouvoir économiser assez d’argent pour déménager sans avoir à vendre un de mes reins. Ce ras-le-bol que j’avais dans ma vie se ressentait sur mes envies de draguer : elles étaient tout simplement inexistantes.
La petite étincelle avait cependant refait son apparition lorsqu’Eun Sil et sa pyramide de nouilles étaient entrées dans ma vie. Eun Sil était à des années lumières de ces filles que j’avais l’habitude de draguer, d’ailleurs j’avais vite mis de côté l’idée d’en faire un coup d’une nuit. Elle n’était pas le genre à dire oui aussi facilement à ce genre de proposition, tout cela se voyait dans l’innocence qu’elle dégageait. Alors j’avais décidé d’en faire mon petit jeu pour les semaines qui allaient suivre, me disant que je sauterais sur l’occasion dès qu’elle se présenterait. Il fallait juste que je me montre patient.
Je l’avais tenue dans mes bras et j’étais resté comme un con à ne rien faire. C’est là que j’avais réalisé qu’il y avait quelque chose qui clochait chez moi. En temps normal, j’aurais plongé sur les lèvres de ma conquête et on serait passé à la vitesse supérieure dans la minute qui suit. Mais Eun Sil…. Je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas réussi à franchir le pas. Ou peut-être qu’au contraire je ne le comprenais que trop bien. Elle s’était retrouvée à quelques centimètres de mes lèvres, ses yeux de biche plongés dans les miens… Il y avait de quoi en fouetter un chat. Je ne l’avais jamais considérée comme les autres filles et je savais pourquoi. Je n’avais aucune envie qu’elle ne soit qu’un coup d’un soir. J’avais envie de la voir et de la revoir, partager des choses avec elle, l’entendre rire, voir son regard s’illuminer comme une gosse à Noël, je me faisais peur à en vouloir plus, moi qui ne demandais jamais rien….
J’avais la trouille. J’avais l’impression qu’on venait de m’électrocuter et le choc de la réalisation était intense. Comment est-ce que j’allais gérer ça ? Je m’écœurais moi-même alors comment j’allais donner envie à une fille de vouloir rester avec moi ? J’étais loin d’être un gentil garçon, je me fichais de tout et de tout le monde, je n’avais rien d’intéressant à part ce côté mystérieux avec lequel j’aimais jouer pour arriver à mes fins avec les filles. Mais tout ça, ça ne cachait que du vide. J’étais une coquille vide, sans envie, sans sentiment, sans avenir.

Ce soir, je m’en voulais de n’être rien.

Pour la première fois de ma vie, j’avais eu envie d’être quelqu’un d’autre, un garçon bien qui avait étudié à l’école, qui avait un boulot stable, un mec qui aurait pu convenir à Eun Sil. Je n’avais pas le droit de toucher à la perfection qu’elle était parce qu’entre mes doigts, je risquais tout simplement de la briser, comme tout ce que j’avais pu détruire dans ma vie. Ma famille, Jun Jin, mes rêves… La liste était longue et il était hors de question que je l’ajoute elle à la liste…
Mais cette envie était tellement violente que j’avais failli y succomber. Il aurait juste suffi que je me penche légèrement pour venir lui capturer les lèvres, que je vienne y sceller la promesse d’une relation complètement chaotique. Je n’arrivais pas à me gérer tout seul alors une relation à deux ? C’était tout bonnement impensable.
Mais le mal était fait, la pensée s’était insinuée dans mon esprit. C’était insidieux, ça ne voulait plus partir de là. Il fallait que je la lâche avant de commettre l’irréparable et c’était ce que j’avais réussi à faire, dieu seul savait comment.
Je m’étais retourné et enfui. Oui enfui, c’était le mot. J’étais venu ici pour me vider l’esprit et j’en avais plus besoin que ce que j’avais pensé. Il fallait maintenant que j’enlève cette idée complètement folle de Eun Sil et moi de ma tête. Alors je m’étais mis à courir, laissant le vent s’engouffrer dans mes cheveux, dans ma tête. Ça faisait du bien de respirer, il fallait que je ne pense à rien d’autre qu’à l’instant présent.
La chute contre le sable froid fut rude mais j’avais explosé de rire. J’avais entendu le rire cristallin d’Eun Sil derrière moi. La tension d’il y a quelques instants était retombée aussi rapidement que mon corps sur le sable. Je me sentais bien à rire à gorge déployée, à la taquiner comme j’en avais pris l’habitude depuis notre rencontre. Je n’avais pas envie que les choses changent. Pour son bien à elle.
La voir tomber aussi ridiculement me fit éclater de rire à nouveau et mon rire ne s’arrêta même pas alors que je l’entendais se plaindre d’avoir mal à côté de moi.

— « Arrête de te moquer ! » me dit-elle d’un air fâché. J’avais essayé de me taire mais le fou rire repartit de plus belle lorsque je vis son visage et ses cheveux plein de sable. J’avais tellement mal que je me tenais les côtes, me roulant dans le sable tellement je n’en pouvais plus. « Tu m’as amené ici pour me casser le nez, c’est ça ? » J’essayais de reprendre un air sérieux mais je pouffais de rire à nouveau, m’asseyant à mon tour.

— « Pfffft, par…dooon… Hahahahahahah… Nan mais si tu voyais ta tête Eun Sil, on dirait l’abominable bonhomme des sables ! » Je la regardais se secouer comme un chiot qui sort du bain. Apparemment, mes remarques n’avaient pas l’air de lui faire plaisir. Mais cet air faussement fâché était réellement mignon à voir 78 « Attends… » dis-je en approchant ma main de son visage. J’essayais d’enlever les grains de sable qui étaient restés collés là et la tâche allait s’avérer compliquée car Eun Sil en avait vraiment partout. « T’es vraiment pas sortable… » ajoutais-je, moqueur. Je penchais la tête parce qu’on n’y voyait pas grand chose. Seule la lune et les quelques réverbères sur l’esplanade loin derrière nous arrivaient à éclairer la scène. Je prenais mon temps, je devais bien l’avouer, pour lui enlever les grains de sable récalcitrants, j’étais en train de jouer avec le feu et j’en étais conscient. Mais j’avais toujours été du genre à me brûler les ailes et ce soir ne faisait pas exception. Mes résolutions d’il y a quelques minutes semblaient s’être envolées. Maintenant qu’elle était à nouveau à quelques centimètres de moi, je sentais cette violente envie reprendre possession de mon cœur. Et ce dernier ne battait pas la chamade uniquement à cause du fou rire que je venais d’avoir. J’étais arrivé à contrôler le tremblement dans mes doigts avant de passer lentement mon pouce sur ses lèvres alors que mes autres doigts tenaient avec douceur sa joue. La tentation était là, à nouveau. Je ne m’étais jamais senti aussi faible face à quelqu’un, mais paradoxalement, jamais aussi fort également. J’avais réussi à ne pas céder à mes pulsions et à éloigner ma main qui n’avait pourtant demandé qu’à rester sur les lèvres d’Eun Sil. Cette petit voix en moi qui m’avait dit que ce n’était pas encore le bon moment m’avait permis de ne pas céder. Je ne voulais pas gâcher ce moment avec mon impatience. J’avais encore des millions de choses à connaître d’Eun Sil avant de pouvoir venir connaître le goût de ses lèvres. A part le fait qu’elle travaillait au convenience store et qu’elle était une grosse consommatrice de pommade anti-bobos, je ne savais rien d’elle. Pour une fois, j’avais envie de faire les choses dans l’ordre… C’était ce que faisaient les gens normaux, non ? Je me sentais nul tout à coup, moi le mec qui n’avait jamais eu de relation de sa vie…
Je remerciais intérieurement Eun Sil de nous trouver une porte de sortie. Alors qu’elle se levait, je suivais le mouvement. Aller manger était une bonne idée, surtout que je mourrais de faim.

— « Comment ça « me faire pardonner » ? C’est pas de ma faute si tu ne sais pas te réceptionner ! » dis-je en faisant un pas sur le côté pour esquiver un coup d’Eun Sil qui pourrait arriver. « Est-ce que moi je me suis foutu le nez dans le sable ? Non ! » Je lui tirais la langue, joueur. « Mais comme je suis bon prince, je vais encore une fois m’occuper de toi. » dis-je en insistant bien sur le « encore une fois ». « C’est que tu commences à me coûter cher Eun Sil… D’abord les pommades maintenant la bouffe… Je me demande si j’ai eu raison d’investir sur toi, tu vas me ruiner en moins de deux ! » Je me mettais à rire alors que je remettais mes chaussures. « Je devrais t’abandonner sous le sable et t’abandonner pour te punir » répliqua ma jolie brune et mon sourire sur mes lèvres s’étira un peu plus. « Tu devrais attendre que j’ai payé le repas au moins avant de me dire ça, non ? C’est pas très intelligent ça, Eun Sil… Je ne suis plus sûr de vouloir te payer à manger…  Et puis… » J’avançais de quelques pas avant de me retourner vers elle. « Tu ne pourrais jamais m’abandonner ici, tu tiens déjà trop à moi. » Confiant, je lui lançais un clin d’oeil avant de me retourner à nouveau et continuer ma marche sur le sable. C’était une confiance de façade parce que je ne savais pas du tout où je me situais sur l’échelle du « Je tiens à lui » d’Eun Sil. Je savais que mon comportement la troublait mais savoir si c’était dans le bon sens ou le mauvais…. J’avais des raisons de croire que c’était dans le bon sens, évidemment, je me disais que sinon elle ne serait jamais venue jusqu’ici avec moi à me suivre les yeux pratiquement fermés.

— « Tu me cherches , hein ? »
demandais-je en attendant qu’elle me rejoigne et vienne se placer à côté de moi pour continuer la route vers le magasin. « Ça ne devrait pas être le contraire plutôt ? C’est pas aux plus jeunes de prendre soin des anciens ? » Même si je n’étais pas si vieux que ça.
Je penchais ma tête vers ma tenue. C’est vrai que j’avais du sable partout. Je passais mes mains sur l’arrière de mon jean pour enlever tout ça mais Eun Sil semblait vouloir encore jouer parce qu’elle m’envoya du sable avec un coup de pied digne d’un pro du football. Elle venait de m’en mettre à nouveau partout. « Hééééééé ! » Je la regardais s’enfuir vers l’esplanade et je la rattrapais en quelques enjambées. « C’est moi qui devrais t’enterrer dans le sable… Tu ne mérites pas que je sois aussi gentil avec toi. Moi j’ai enlevé tout le sable qui te restait et toi tu m’en rajoutes… » Mes lèvres se refermèrent en une moue boudeuse alors que je continuais de frapper sur mon jean et de me secouer les cheveux.

« Moi qui voulais passer du temps avec toi en dehors d’un convenience store, j’ai l’impression que ce lieu nous est prédestiné… » dis-je en levant les yeux sur l’enseigne tape-à-l’oeil devant nous. On entra dans le petit magasin et je saluai le gérant d’un signe de tête. Par pur automatisme, je me dirigeais vers le rayon des nouilles instantanées et je souriais en voyant là une pyramide similaire à celle qu’avait faite Eun Sil dans notre magasin d’Hongdae. « Vous vous êtes donné le mot ou quoi ? » fis-je, rieur. Je prenais un pot de nouilles non épicées et attendais qu’Eun Sil fasse son choix avant de me rendre au fond du magasin où on allait pouvoir faire chauffer tout ça. « Comment va ton petit nez ? T’as besoin que je t’achète encore de la pommade ? » lui demandais-je, taquin alors qu’on passait dans le rayon où se trouvaient les trousses de soin.

Je commençais à faire chauffer l’eau dans la bouilloire, il n’y avait plus qu’à attendre désormais. Je regardais Eun Sil qui avait encore plein de sable près de son oreille et cette simple vision me fit rire. Je me sentais bien en sa compagnie. Je savais que c’était risqué là où j’allais mettre les pieds mais j’avais terriblement envie de le prendre ce risque. Pour la première fois depuis ma rencontre avec mes deux meilleurs amis, j’avais envie d’en apprendre plus sur quelqu’un.

« Cette nuit… » commençais-je pour attirer à nouveau l’attention d’Eun Sil vers moi. « Tu pourras me poser toutes les questions que tu veux. Et même que j’y répondrai… » Bien plus rapidement que lorsqu’elle m’avait demandé mon prénom. « Et toi ? Est-ce que tu me laisseras apprendre à te connaître ? » Ma main venait se perdre à nouveau sur son visage pour enlever le sable qui était resté là et mettre l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

Ça avait été plus fort que moi.

J’étais complètement foutu.

gabi le loup



"Bad boys ain't no good but good boys ain't no fun"
I whispered to her ear...
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